Un groupe de scientifiques de l’UniversitĂ© de Tel Aviv a dĂ©couvert un nouveau marqueur d’agressivitĂ© des tumeurs malignes, permettant non seulement un diagnostic plus rapide et plus prĂ©cis, mais Ă©galement le choix d’un traitement optimal pour chaque patient.
La dĂ©couverte faite dans le laboratoire du professeur Yossi Shila, a Ă©tĂ© rapportĂ©e dans le journal Cell. Les scientifiques ont dĂ©couvert la protĂ©ine UBQLN4, dont le contenu dans une tumeur maligne augmente fortement au stade du dĂ©veloppement de la maladie lorsque la tumeur acquiert la capacitĂ© de croissance agressive avec l’apparition de mĂ©tastases.
La concentration d’UBQLN4 dans les tissus tumoraux peut constituer un indicateur clinique important pour la sĂ©lection d’un traitement appropriĂ© : les chercheurs ont dĂ©couvert que les tumeurs riches en cette protĂ©ine rĂ©agissaient moins bien Ă la radio et Ă de nombreux types de chimiothĂ©rapie, mais rĂ©pondaient bien Ă d’autres types de traitement mĂ©dicamenteux.
Expliquant l’essence de la découverte au grand public par le biais du service de presse de l’Université de Tel Aviv, le professeur Sheela a déclaré que son laboratoire effectuait depuis plus de vingt ans des études sur la défense du « soldat » génome, un système complexe qui protège les cellules des dommages génétiques sous l’influence de diverses influences environnementales.
La protĂ©ine UBQLN4 est l’une des centaines de «rĂ©servistes» de cette armĂ©e, dont le «commandant en chef» est la protĂ©ine ATM. Cependant, comme les scientifiques l’ont dĂ©couvert, l’augmentation de la production d’UBQLN4 accĂ©lère le dĂ©veloppement des tumeurs malignes et les rend rĂ©sistantes Ă de nombreux types de traitements anticancĂ©reux. Cependant, les tumeurs avec une teneur plus Ă©levĂ©e en UBQLN4 sont plus susceptibles Ă d’autres types de traitement.
Grâce à l’émergence de méthodes de détection des tumeurs malignes aux premiers stades de leur développement, les oncologues ont récemment découvert qu’une grande partie des tumeurs se développaient si lentement qu’elles ne constituaient pas une menace pour la vie du patient et n’avaient donc pas besoin de traitement.
Les experts ont commencĂ© Ă parler de sur-diagnostic du cancer et ont rĂ©alisĂ© qu’une partie importante des «guĂ©ris avec succès» dus au diagnostic prĂ©coce des patients, n’avaient pas du tout besoin de traitement et passaient inutilement par des procĂ©dures difficiles. Dans cette situation, l’émergence d’un nouveau marqueur qui indique de manière fiable le danger d’une tumeur peut constituer une avancĂ©e importante en oncologie.






