Des soldats de Tsahal stupéfaits au Liban : « Un tunnel à 40 mètres de profondeur au Bofour — ce qu’ils ont vu sur l’ordinateur leur a coupé le souffle »

À six kilomètres à peine de Metula, sous les roches calcaires du roc du Bofour, le Hezbollah avait érigé ce que les sources militaires israéliennes n’hésitent pas à qualifier de véritable ville souterraine. Quand les combattants de l’unité Yahalom du génie de combat ont pénétré dans les galeries du secteur d’Ali Taher, la mâchoire leur en est tombée — littéralement. Ce qu’ils ont découvert sur les écrans d’ordinateur embarqués dépassait tout ce qu’ils avaient imaginé en préparant l’opération.

Les tunnels du Bofour appartiennent à une catégorie radicalement différente de ceux que Tsahal avait déjà neutralisés dans la région. Sous le village de Qantara, l’armée israélienne avait déjà localisé et détruit deux galeries baptisées « Akko » et « Arad », dont chacune s’étendait sur des centaines de mètres. Pour en venir à bout, le génie de combat avait dû y introduire plus de 470 tonnes d’explosifs — provoquant une déflagration équivalente à un séisme de magnitude 3,4 sur l’échelle de Richter, ressentie jusqu’aux localités du nord d’Israël.

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Quarante mètres sous la surface : l’ingénierie iranienne mise à nu

Mais les tunnels de la crête d’Ali Taher sont d’une tout autre dimension. Une partie de ce réseau s’enfonce à quarante mètres sous la surface du sol — une profondeur qui rend toute neutralisation aérienne illusoire et qui a contraint Tsahal à engager un tmanœuvre terrestre directe. C’est précisément cette réalité qui a motivé, selon le porte-parole de l’armée, le général de brigade Effi Defrin, la reprise du Bofour : les frappes aériennes répétées sur le site n’avaient pas suffi à neutraliser l’infrastructure. « Nous avons planifié l’opération sur une longue période, en attendant l’opportunité opérationnelle adéquate pour la mener à bien », a-t-il déclaré. « Nos forces ont surpris l’ennemi en arrivant par une direction inattendue, avec l’appui de frappes intensives de l’armée de l’air. »

L’ensemble de la structure souterraine du Bofour a été conçu, financé et construit sous la direction directe du régime iranien sur plus d’une décennie. Il s’agissait d’un réseau ramifié et multi-étagé, creusé dans la roche, qui servait de centre de commandement et de contrôle à des centaines de membres du Hezbollah. Ces derniers y ont conduit des opérations de combat tout au long du conflit en cours, y compris des missions d’infiltration planifiées en direction du territoire israélien. Depuis ce complexe, l’organisation a tiré environ 400 roquettes sur les localités du nord d’Israël.

À l’intérieur des galeries, les soldats ont mis au jour une infrastructure logistique sophistiquée : plus de trente salles de séjour et d’organisation, des réserves d’eau, du matériel de combat en quantité, et trente puits opérationnels reliés à des positions de tir et à des lanceurs orientés vers le territoire israélien. Les chambres dormoirs avec leurs couchettes témoignent d’une installation pensée pour une présence prolongée, pas pour un refuge temporaire. Le terrain montagneux et les ravins avoisinants avaient par ailleurs permis d’accéder à ces installations en toute discrétion, loin des regards.

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Une fuite en masse, quelques dizaines de neutralisations

Lorsque les forces israéliennes ont fait irruption dans le secteur, la résistance des terroristes à l’intérieur des tunnels s’est avérée partielle. La majorité des combattants du Hezbollah ont tout simplement pris la fuite. Tsahal est parvenu à frapper plusieurs dizaines de fugitifs qui tentaient d’évacuer les galeries et la crête. Les évaluations militaires indiquent que les centaines de membres de l’organisation qui se sentaient en sécurité dans ce complexe fortifié ont abandonné leurs positions dès le début de l’assaut terrestre.

Le porte-parole de l’armée a souligné la portée stratégique du site : « Le Bofour est un actif géographique depuis lequel le Hezbollah a tiré environ 400 roquettes sur les localités du nord. Nous présentons aujourd’hui des détails que nous ne pouvions pas divulguer jusqu’ici. » L’opération est placée sous le commandement du front nord, menée par la 36e division avec la direction du renseignement militaire. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou avait lui-même évoqué la prise du Bofour lors d’une réunion du gouvernement, soulignant que les forces avaient mis au jour « une infrastructure souterraine colossale » et que Tsahal achevait l’élimination des « villages du terrorisme » situés à proximité de la frontière nord.

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La destruction complète de l’ensemble des infrastructures souterraines de la crête devrait encore nécessiter plusieurs jours de travail. L’activité des forces se poursuit dans la zone, tandis que des tentatives de retour de combattants du Hezbollah ont été signalées dans le périmètre. Pour le porte-parole Defrin, le message est clair : « Notre objectif était et demeure unique — protéger les localités du nord, créer une nouvelle réalité sécuritaire et approfondir les dégâts infligés au Hezbollah. Nous ne nous arrêterons pas, nous ne ralentirons pas, jusqu’à ce que cet objectif soit atteint dans sa totalité. »

Note éditoriale : Le flash Maariv fourni ne contenait que quelques lignes. Cet article a été complété à partir d’un reportage Ynet du 7 juin 2026 couvrant le même événement.

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