Deux sergents ne seront pas punis pour leur culpabilitĂ© dans le suicide d’un membre de la brigade Givati

Une majoritĂ© Ă©crasante de suicides dans l’armĂ©e sont des hommes et la plupart d’entre eux ne laissent pas de lettre expliquant leurs actions. En raison de la grande sensibilitĂ©, des mesures sont prises pour prĂ©server la vie privĂ©e des soldats et de leurs familles.
Un cas notable qui a fait la une des journaux ces dernières annĂ©es est celui du cap. Niv Lubaton, un soldat de la brigade d’infanterie Givati, qui a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort devant sa base dans le sud d’IsraĂ«l au dĂ©but de 2019.
Lubaton s’est suicidĂ© après que des officiers de la police militaire ont tentĂ© de le recruter pour fournir des informations sur le trafic de drogue sur la base militaire de Bislah, dans le sud d’IsraĂ«l. Lubaton a d’abord acceptĂ© mais a ensuite reniĂ© et a indiquĂ© qu’il avait l’intention de se faire du mal. Plus tard, il a disparu de sa base et a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort peu de temps après.
Ă€ la lumière de l’enquĂŞte sur la mort de Lubaton, le chef d’Ă©tat-major des FDI, Aviv Kochavi, a ordonnĂ© le retrait du commandant du poste de Be’er Sheva de l’unitĂ© d’enquĂŞte de la police militaire de l’unitĂ©. Il a ensuite Ă©tĂ© rĂ©intĂ©grĂ© après avoir fait appel de sa rĂ©vocation devant la Cour suprĂŞme. Quatre autres soldats ont reçu des rĂ©primandes officielles.

Quatre ans se sont écoulés depuis le suicide du caporal Niv Lubaton de Givati, mardi un tribunal militaire a condamné deux sergents qui avaient recruté le combattant au renseignement interne. 

Les renseignements militaires qui ont tentĂ© de recruter Niv Lubaton en 2019, l’a rendu dĂ©pressif et il s’est suicidĂ©. On suppose qu’il Ă©tait menacĂ© s’il n’acceptait pas de dĂ©noncer ses camarades, avec des problèmes et des « rĂ©vĂ©lations ». 

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Lubaton a acceptĂ© de signaler des problèmes dans l’unitĂ© , mais une heure plus tard, il a rappelĂ© les coordinateurs et a dit qu’il se jetterait sous le bus.

Les coordinateurs ont correspondu entre eux, mais ont violĂ© l’ordre de signaler immĂ©diatement les pensĂ©es suicidaires du soldat. Deux sergents ont cachĂ© aux commandants l’Ă©tat d’esprit difficile de Niv Lubaton. 

L’enquĂŞte s’est dĂ©roulĂ©e assez lentement, une commission spĂ©ciale a Ă©tĂ© convoquĂ©e, qui a recommandĂ© que les officiers de l’unitĂ© et les commandants subalternes soient tenus responsables. 

Le tribunal a acceptĂ© un accord de plaidoyer signĂ© avec deux coordonnateurs du renseignement. MalgrĂ© l’opposition de la famille Lubaton, et mĂŞme après avoir rĂ©vĂ©lĂ© une correspondance suspecte entre les coordinateurs, qui Ă©trangement n’a pas Ă©tĂ© retenue dans l’acte d’accusation, tous deux ont Ă©tĂ© inculpĂ©s d’accusations attĂ©nuantes de non-respect des ordres et de comportement inappropriĂ©. Les sergents n’effectueront que trois mois de service communautaire et seront rĂ©trogradĂ©s au rang de soldat.