Dorénavant, tout ceux (israéliens ou pas) qui entrent et sortent du pays seront surveiller à la loupe

Le ministère israĂ©lien de la Justice travaille avec le ministère de l’IntĂ©rieur et le Conseil de sĂ©curitĂ© nationale sur une lĂ©gislation qui permettra Ă  l’État de crĂ©er une base de donnĂ©es des personnes quittant et entrant dans le pays. Selon le journal « Haaretz », cette base de donnĂ©es contiendra les informations les plus complètes sur le passage de la frontière, Ă  savoir – la date de naissance, le numĂ©ro de passeport, la nationalitĂ©, le numĂ©ro et le lieu du vol, l’itinĂ©raire complet du voyageur, les dĂ©tails de la carte de crĂ©dit et les paiements effectuĂ©s, des informations sur les clubs clients des compagnies aĂ©riennes utilisant des avantages, des informations sur les bagages, etc.

Le ministère de la Justice fait valoir qu’une telle base de donnĂ©es est nĂ©cessaire pour lutter contre le terrorisme, le crime organisĂ©, les crimes liĂ©s Ă  l’exportation illĂ©gale dans le domaine de la sĂ©curitĂ©, le trafic de drogue et les « biens humains ». Ils rassurent que l’utilisation de ces informations ne sera que pour les besoins spĂ©cifiĂ©s. Le ministère de la Justice fait rĂ©fĂ©rence Ă  d’autres pays, dont les États-Unis, le Canada et l’Union europĂ©enne, oĂą des bases de donnĂ©es similaires existent.

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Cependant, certains avocats s’inquiètent de la crĂ©ation d’une autre base de donnĂ©es des citoyens. Le journal cite le professeur de droit de l’UniversitĂ© de Tel Aviv, Michael Birnhack, qui estime que la base de donnĂ©es ne restera pas fermĂ©e pour toujours, qu’il y aura tĂ´t ou tard une fuite de donnĂ©es et qu’elle sera finalement utilisĂ©e Ă  d’autres fins.

« La collecte systĂ©matique de donnĂ©es dĂ©taillĂ©es sur les dĂ©placements des citoyens et d’informations sur leurs actions, prĂ©fĂ©rences et habitudes est prĂ©judiciable Ă  leur droit Ă  la confidentialitĂ© des informations personnelles. Par consĂ©quent, cela n’est possible que dans le cadre de la loi fondamentale sur la libertĂ© et la dignitĂ© des citoyens », a dĂ©clarĂ© le professeur. Il estime que, selon les informations disponibles, la loi va au-delĂ  des limites de ce qui est permis dans la collecte d’informations personnelles : « C’est bien plus que ce qui est nĂ©cessaire pour lutter contre le terrorisme et le crime.