Nelly Ali est spĂ©cialisĂ© en gĂ©ographie humaine et fait son doctorat au Birkbeck College Ă l’UniversitĂ© de Londres. Elle travaille avec les enfants et mères qui se trouvent dans les rues du Caire. Voici ici une partie de son article traduit de l’anglais qui raconte la manière dĂ©goĂ»tante avec laquelle l’Egypte traite les enfants des rues.
« Les enfants des rues? Ils ne sont pas citoyens – ils n’ont mĂŞme pas de noms. Quand ils arrivent, ils sont violĂ©s, blessĂ©s ou morts devant les portes des habitations, personne ne sera accusĂ© de crime parce que leur citoyennetĂ© n’existe pas. Le harcèlement, les agressions sexuelles et les viols collectifs sont aussi le vĂ©cu des ces enfants des rues. Et malheureusement, c’est la rĂ©alitĂ© quotidienne de ces enfants, et j’ai appris Ă les connaĂ®tre….Alors j’ai pensĂ© que peut-ĂŞtre en Ă©crivant cela, je pourrais Ă©clairer d’autres personnes sur un phĂ©nomène qui est horrible, mais trop peu condamnĂ©. »
Cette personne ajoute qu’il y a beaucoup d’horreur et que la  » lame » est souvent utilisĂ©e contre ses enfants. Le mois dernier, cette mĂŞme personne a emmenĂ© un fille de la rue pour aller voir un chirurgien plastique bĂ©nĂ©vole qui lui a permis sans chirurgie rĂ©paratrice d’allĂ©ger les cicatrices qu’elle a subi au cours de ces attaques dans la rue.
« La cicatrisation fait partie de la culture du viol de la rue. ĂŠtre marquĂ© pour un garçon ou une fille qui a Ă©tĂ© violĂ©e dans la rue se repère souvent par une courbe sous l’Ĺ“il de la victime, qui signifie qu’elles ne sont plus vierges. Il y a d’autres agressions sexuelles qui entraĂ®nent sur ces enfants des marques plus petites partout sur le corps. Une jeune fille, dont aucun d’entre nous n’oubliera jamais, a eu « de la chance ». Elle a Ă©chappĂ© Ă la cicatrice sur le visage, mais a du tout de mĂŞme faire 16 points de suture sur le bas de son dos, oĂą elle a Ă©tĂ© poignardĂ©e alors qu’elle s’Ă©chappait Ă ses violeurs.
Qu’y a t-il comme culture plus dĂ©goĂ»tante que de maltraiter des enfants de cette façon.




