Lorsque le lieutenant-colonel Emanuel Moreno a Ă©tĂ© tuĂ©, Yochai avait 10 ans. L’une des premières chansons qu’il a Ă©crites Ă©tait Ă la mĂ©moire de son oncle, un soldat franco-israĂ©lien tombĂ© au Liban dont le visage est cachĂ© jusqu’Ă aujourd’hui pour des raisons de sĂ©curitĂ©. Après l’avoir enregistrĂ©e et publiĂ©e, il dĂ©crit le processus et l’influence du hĂ©ros de son enfance dĂ©chu.
Le lieutenant-colonel Emanuel Moreno a servi dans la patrouille de l’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral et a Ă©tĂ© tuĂ© Ă la fin de la Seconde Guerre du Liban Ă Baalbek. Il avait 35 ans lorsqu’il est dĂ©cĂ©dĂ©.
 » «Tout est exact», disait toujours Emanuel. Quand il a Ă©tĂ© tuĂ©, j’avais 10 ans. Ce n’Ă©tait pas facile Ă un tel âge de retrouver la personne avec qui j’ai grandi. Bien que je le connaisse au niveau de la famille, j’ai eu du mal Ă relier la quantitĂ© d’histoires et de descriptions avec la personne que je connaissais. »
 » Avec les annĂ©es et l’âge adulte, le personnage d’Emanuel est devenu un vernis intĂ©rieur et une comprĂ©hension profonde dans chaque action, un vĂ©ritable jalon. L’audace et l’humilitĂ©, la foi forte qui l’a emmenĂ© dans des endroits que personne ne pouvait mĂŞme imaginer, la prĂ©cision d’une action simple. »
« Un regard qui transforme une crise en signe avant-coureur », a dĂ©clarĂ© Emanuel lors de la cĂ©rĂ©monie de rĂ©ception du grade de lieutenant-colonel, et quand quelque chose s’est mal passĂ© exactement comme prĂ©vu, « tout est exact » Ă©tait dĂ©jĂ dans sa bouche.
 » Il Ă©tait dans des endroits que nous ne pouvions pas imaginer dans la vie et a fait des opĂ©rations qui Ă ce jour contribuent et prĂ©servent l’État d’IsraĂ«l. La foi solide qu’il avait, le travail acharnĂ© de la vertu ont fait de lui une figure que nous serions pour chacun de nous. »
 » Ă€ l’âge de 14 ans, lorsque j’ai commencĂ© Ă explorer le monde de l’Ă©criture et la composition, j’avais un dĂ©sir ardent d’exprimer les sentiments suite Ă cette grande perte, qui a jouĂ© dans ma vie et chez ma famille endeuillĂ©e, et dans l’ombre d’un grand homme comme Emanuel. «Â
Un poème a été écrit, avec un dessin de ce visage inconnu avec les mots et la mélodie.
 » Il y a environ un mois, je suis allĂ© en studio et j’ai dĂ©cidĂ© qu’il Ă©tait temps de sortir cette chanson et nous avons commencĂ© Ă enregistrer. Pour le clip, nous avons filmĂ© un portrait d’Emanuel composĂ© de phrases qui le dĂ©finissent de la manière la plus personnelle créée par sa nièce Adi Moreno. Et mĂŞme son père, la fille aĂ®nĂ©e d’Emanuel, est venue signer la chanson avec des voix qui enveloppent et touchent directement le cĹ“ur. »
 » Au cours des deux dernières annĂ©es, j’ai poussĂ© ma musique un peu plus loin, j’ai prĂ©parĂ© le terrain pour sortir avec des choses plus prĂ©cises, Ă la manière d’Emanuel. Je me suis spĂ©cialisĂ© dans l’Ă©criture et la composition de chansons, dans le processus de production et d’enregistrement de mes matĂ©riaux en studio, d’abord avec un groupe puis avec un producteur. »
 » Un an et demi avant le dĂ©but du corona, j’ai dĂ©cidĂ© de jouer partout oĂą je pouvais dans les cours de bars, des salons, etc… Avec le corona, cette plate-forme a explosĂ© et le rĂŞve a commencĂ© Ă se rĂ©aliser Ă©tape par Ă©tape. »
 » Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je vis Ă JĂ©rusalem, excitĂ© de commencer avec cette chanson, qui est l’une des premières que j’ai Ă©crites et la dernière que j’ai enregistrĂ©e, Ă partir d’une collection de singles assis en studio et prĂŞts pour leur heure. »






