Tsahal vient tout juste d’ouvrir une enquĂŞte sur la tragĂ©die du 7 octobre ; les circonstances de la mort de centaines d’IsraĂ©liens ce jour-lĂ ne sont pas encore entièrement connues, mais on sait que certains sont morts ce jour terrible non pas aux mains des terroristes du Hamas. , mais d’un « tir ami » . Les journalistes de Haaretz ont dĂ©couvert qu’Ofek Aton, 24 ans, originaire de Holon, faisait partie des victimes tragiques du chaos du 7 octobre.
La nĂ©crologie publiĂ©e sur le site Internet de la mairie de Holon dit qu’Ofek (ses amis l’appelaient, comme sa mère dans son enfance – Kiko) servait dans des unitĂ©s de gĂ©nie de combat, aimait la musique, travaillait comme DJ au festival Nova. Il est mort, en protĂ©geant le corps de sa fille bien-aimĂ©e et l’a sauvĂ©e au prix de sa propre vie.Â
Les correspondants de Haaretz, Yehoshua Breiner et Guy Peleg, rapportent qu’Ofek et sa petite amie Tamar ont rĂ©ussi Ă Ă©chapper aux terroristes, ils ont couru vers un abri dans le kibboutz Alumim, et de lĂ vers la maison d’un couple de personnes âgĂ©es qui se cachaient dans un abri blindĂ©. Ayant trouvĂ© refuge dans la maison, les jeunes ont appelĂ© la police, ont signalĂ© ce qui se passait et ont commencĂ© Ă attendre de l’aide. Mais les personnes âgĂ©es assises dans le « mamad » ont entendu comment des « non invitĂ©s » sont entrĂ©s dans la maison, ont eu peur et ont appelĂ© la sĂ©curitĂ© du groupe d’autodĂ©fense pour obtenir de l’aide.
Ofek a Ă©tĂ© abattu par un agent de sĂ©curitĂ© : Ă©tant entrĂ© dans la maison pour sauver les personnes âgĂ©es qui se cachaient, il a vu devant lui un inconnu en vĂŞtements lĂ©gers et a tirĂ© pour le tuer, le prenant pour un terroriste.Â
Selon Tamar, elle et Ofek n’avaient pas l’intention de chercher refuge Ă Alumim. Ayant quittĂ© la rĂ©gion de Reim, ils ont roulĂ© plus au nord, mais ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s par un vĂ©hicule de sĂ©curitĂ© du kibboutz. Son personnel a dit aux jeunes d’aller Ă Alumim – comme l’a dĂ©clarĂ© la mère d’Ofek aux journalistes, « ils l’ont envoyĂ© Ă la mort ».
Au kibboutz Alumim, environ 40 personnes sont mortes le 7 octobre, et aucune d’entre elles n’était rĂ©sidente du kibboutz. 23 travailleurs Ă©trangers ont Ă©tĂ© tuĂ©s, les autres victimes Ă©taient des agents de sĂ©curitĂ© et des invitĂ©s du festival Nova qui se trouvaient dans le kibboutz ce terrible matin.Â
Le massacre du kibboutz Alumim a Ă©tĂ© documentĂ© par des camĂ©ras de sĂ©curitĂ©. Des dizaines de terroristes ont fait irruption par la porte arrière vers 7 heures du matin, se sont d’abord prĂ©cipitĂ©s vers la ferme, ont lancĂ© des grenades sur les travailleurs Ă©trangers, ont abattu quelques minutes plus tard plusieurs jeunes du festival Nova un Ă un dans les rues, puis, Ă 7 h 14, a lancĂ© des grenades sur un abri public en bĂ©ton. Ă€ ce moment-lĂ , Ofek et Tamar se trouvaient dans cet abri, ils ont Ă©tĂ© facilement blessĂ©s par des fragments de grenade et ils pensaient qu’ils avaient encore survĂ©cu. Après cela, les terroristes ont quittĂ© le kibboutz et les jeunes ont couru se cacher dans une maison voisine – ils ne savaient pas que les terroristes Ă©taient dĂ©jĂ partis.
Le rapport de Haaretz dresse un tableau d’une confusion totale, d’un manque de coordination entre la police et les services de sĂ©curitĂ© du kibboutz – personne ne savait oĂą ils se trouvaient , le commandant du groupe d’intervention rapide Alumim ne savait mĂŞme pas qu’il y avait un fĂŞte Ă Reim et les gens fuyaient de lĂ . Il a tirĂ© sur Tamar et l’a blessĂ©e au ventre alors que la jeune fille quittait la maison. Ce n’est qu’après que Tamar a commencĂ© Ă appeler Ă l’aide en hĂ©breu et que les gardes ont rĂ©alisĂ© qu’ils avaient tirĂ© sur des civils.





