En Turquie, le monde rĂ©agit fermement Ă la condamnation de l’opĂ©ration menĂ©e contre l’enclave kurde au nord de la Syrie. Le prĂ©sident Erdogan a menacĂ© que si l’UE continuait Ă l’accuser d’occupation, il inonderait l’Europe de rĂ©fugiĂ©s syriens.
L’opĂ©ration « Printemps de paix » dans le nord de la Syrie vise les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière turque. Hier, Erdogan, qui considĂ©rait les Kurdes comme une menace Ă la sĂ©curitĂ©, a dĂ©clarĂ©: « Notre mission est d’empĂŞcher la crĂ©ation d’un couloir terroriste jusqu’Ă notre frontière sud et de rĂ©tablir la paix dans la rĂ©gion. Nous maintiendrons l’intĂ©gritĂ© territoriale de la Syrie et libĂ©rerons les communautĂ©s locales des terroristes. »
Par ailleurs, le nord de la Syrie a mis en garde contre un éventuel désastre humanitaire et a appelé à une mobilisation générale le long de la frontière pour maintenir la paix. Des responsables du gouvernement civil kurde ont déclaré: « Nous exhortons tout le monde à se déplacer vers les zones proches de la frontière avec la Turquie et à mener des opérations de résistance au cours de cette période historique  »
L’offensive turque intervient deux jours après le retrait amĂ©ricain de la rĂ©gion , lorsque la Maison Blanche a annoncĂ© que ses forces militaires ne s’immisceraient pas dans les opĂ©rations militaires turques menĂ©es dans la rĂ©gion contre les milices kurdes. PressĂ©e par la France, l’Allemagne et d’autres pays europĂ©ens, de nombreux combattants de l’Etat islamique sont venus les rĂ©cupĂ©rer mais ils ne l’ont pas voulu et ont refusĂ©. La Turquie sera dĂ©sormais responsable de tous les combattants qui ont Ă©tĂ© faits prisonniers au cours des deux dernières annĂ©es. Aux contribuables amĂ©ricains.  »
Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a condamnĂ© l’attaque en Syrie, dĂ©clarant: « J’ai clairement expliquĂ© Ă la Turquie que c’Ă©tait une mauvaise idĂ©e, mais les États-Unis n’auraient jamais dĂ» ĂŞtre nommĂ©s. Nous voulons mettre fin Ă notre implication dans les guerres sans fin au Moyen-Orient ». Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’il rencontrerait Erdogan Ă la Maison Blanche le 13 novembre.
Cette dĂ©cision intervient Ă la suite du conflit amĂ©ricano-turc sur les opĂ©rations militaires dans la rĂ©gion, faisant craindre une escalade suite Ă l’intention de la Turquie d’attaquer le nord de la Syrie. Les Kurdes, perçus par le gouvernement comme une menace Ă la sĂ©curitĂ©. Cependant, au cours de la semaine Ă©coulĂ©e, la Turquie a menacĂ© d’invasion du nord-est de la Syrie et a reprochĂ© Ă Washington de rejeter les efforts visant Ă Ă©tablir une zone commune.





