Amir Ettinger rĂ©vèle aujourd’hui (vendredi) en IsraĂ«l que dans le contexte des nĂ©gociations pour la libĂ©ration des otages, le commissaire du service pĂ©nitentiaire, le rabbin Gonder Kobi Yacovi, a envoyĂ© la semaine dernière un document secret au dĂ©putĂ©, le chef de cabinet , chef du Shin Bet et ministre de la DĂ©fense, dans lequel il a mis en garde contre la libĂ©ration des prisonniers du Hamas qui pourraient intĂ©grer la direction militaire et politique de l’organisation terroriste.
Yacovi rĂ©vèle dans la lettre que l’armĂ©e israĂ©lienne dispose d’informations sur les prisonniers du Hamas dans les prisons israĂ©liennes qui se partagent dĂ©jĂ entre eux les postes de direction de l’organisation dans la bande de Gaza pour « le lendemain ».
Dans le document, Yacovi Ă©crit : « L’ensemble de la direction du Hamas au cours de la dernière dĂ©cennie Ă©tait constituĂ© de prisonniers libĂ©rĂ©s – une partie de l’accord Shalit et une partie des autres accords dans le passĂ© avec IsraĂ«l. Ă€ la lumière des dommages mortels causĂ©s Ă la chaĂ®ne de commandement politique et militaire de l’organisation, il faut supposer que le vide créé sera comblĂ© par les prisonniers actuellement incarcĂ©rĂ©s. »
« D’après ce que nous comprenons, il y a des prisonniers de haut rang qui se sont dĂ©jĂ partagĂ©s les postes de direction et de commandement le lendemain. Dans ce processus rĂ©side un risque sĂ©curitaire important qui pourrait diriger et lancer des attaques terroristes meurtrières et injecter du sang neuf dans les dirigeants politiques et militaires du Hamas. Ces choses doivent ĂŞtre prises en compte ainsi que les discussions sur les captifs et les progrès manquants.
Dans sa lettre, Gonder Yacovi Ă©voque Ă©galement le sort de l’incarcĂ©ration dans les locaux et le fait qu’il n’y a plus de places dans la prison, une question qui, outre le fait qu’elle devrait ĂŞtre Ă©voquĂ©e dans le cadre des discussions sur l’accord, il a dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă©crit dans le passĂ© que cela pourrait provoquer un incident de sĂ©curitĂ© Ă l’intĂ©rieur des prisons.
L’administration pĂ©nitentiaire a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse au document obtenu par Israel Hayom : « Nous ne prenons pas en compte ce qui a Ă©tĂ© dit lors de discussions privĂ©es et de correspondances confidentielles, et nous nous excusons pour les fuites rĂ©pĂ©tĂ©es ». En règle gĂ©nĂ©rale, le service pĂ©nitentiaire, en tant qu’organisation de sĂ©curitĂ©, opère et met en Ĺ“uvre les dĂ©cisions du gouvernement dans le cadre de l’effort de guerre national. »
Le commissaire des prisons, le chef Gonder Kobi Ya’coubi, s’est exprimĂ© Ă plusieurs reprises lors de discussions ouvertes dans lesquelles il souhaitait le retour des personnes enlevĂ©es, mais la communautĂ© a soulignĂ© que dans le cadre d’un accord, il est prĂ©vu que le vide de direction créé au Hamas sera rempli par des prisonniers de sĂ©curitĂ© qui seront libĂ©rĂ©s, et il est donc important que les informations de renseignement entre les mains des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes soient prises en compte comme une source de connaissances et de valeur opĂ©rationnelle et stratĂ©gique en temps rĂ©el, qui peut ĂŞtre Ă©galement utilisĂ© comme prĂ©paration en IsraĂ«l pour « le lendemain ».
Le dĂ©putĂ© Simcha Rothman a rĂ©pondu Ă la nouvelle et a dĂ©clarĂ© : « Les affranchis de l’accord Shalit Ă©taient la voie de commandement, de planification et d’exĂ©cution du 7 octobre et d’innombrables autres attaques terroristes. La nĂ©gociation mĂŞme avec le Hamas met en danger les personnes enlevĂ©es restĂ©es en captivitĂ©, retarde le jour de leur libĂ©ration et met en danger la sĂ©curitĂ© de l’État d’IsraĂ«l. Il est interdit de produire le prochain 7/10″.





