Des « passeports verts » sur les vaccinations sont dĂ©livrĂ©s aux IsraĂ©liens pendant six mois, mais les experts estiment qu’ils n’auront pas Ă rĂ©pĂ©ter les vaccinations cette annĂ©e. Cette opinion est partagĂ©e par l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de l’hĂ´pital de JĂ©rusalem «Shaare Zedek» Yonatan Alevi.
« Personne ne connaĂ®t la rĂ©ponse Ă la question de savoir combien de temps le vaccin restera efficace, mais des preuves indirectes nous donnent le droit d’ĂŞtre optimiste et de croire que le vaccin ne prendra pas fin en juillet », a dĂ©clarĂ© le professeur Alevi au journal Jerusalem Rost.
Il a dĂ©clarĂ© que chez ceux qui se sont rĂ©tablis du COVID-19, le nombre d’anticorps dans le sang diminue pendant plusieurs mois, mais il y a très peu de cas de rĂ©infection – seulement quelques centaines sur 800000 qui ont survĂ©cu Ă la maladie. Il pense que cela peut ĂŞtre extrapolĂ© au vaccin.
Ă€ son avis, il ne s’agit pas seulement d’anticorps. « Il y a aussi la mĂ©moire cellulaire, comment les lymphocytes et d’autres facteurs rĂ©agissent, alors je vais tenter ma chance et dire qu’il n’y a pas besoin de nouvelles vaccinations avant 2022. »
La situation peut changer radicalement en cas de nouvelle souche agressive qui commence Ă infecter les vaccinĂ©s, mais le professeur Alevi considère cette option comme douteuse. En effet, de nombreux virologues de premier plan dans le monde affirment que l’Ă©volution du virus suite Ă des mutations entraĂ®nera plutĂ´t une diminution de l’agressivitĂ© du virus et sa transformation en un type de «grippe saisonnière».
Yonatan Alevi a Ă©galement soulignĂ© que la technologie de l’ARNm, sur laquelle le vaccin Pfizer est basĂ©, est simplement mieux adaptĂ©e aux nouveaux dangers – elle peut ĂŞtre rapidement modifiĂ©e pour lutter contre de nouvelles mutations. Rappelons que les auteurs de la plainte au Tribunal de La Haye, parmi lesquels il n’y a pas un seul spĂ©cialiste en biologie et en mĂ©decine, qui considèrent que l’utilisation de la nouvelle technologie d’ARNm est dangereuse et qu’ils qualifient la vaccination de « test de personnes » en violation de le Code de Nuremberg.
Un autre spĂ©cialiste, le professeur Cyril Cohen, chef du laboratoire d’immunothĂ©rapie de l’UniversitĂ© Bar Ilan, estime que l’on peut parler de 8 mois de protection contre le vaccin, et Ă©ventuellement de 12 mois. Il cite l’exemple des vaccins antigrippaux, qui reposent sur une technologie diffĂ©rente, et assurent une protection pendant une pĂ©riode de 6 Ă 12 mois.
Le Premier ministre Netanyahu a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© que l’État se prĂ©parait Ă acheter des millions de nouvelles doses de vaccin pour renouveler ses passeports verts au-delĂ de juillet.





