Des groupes arabes amĂ©ricains offrent des bureaux Ă  l’OLP si les bâtiments officiels restent fermĂ©s

Des groupes arabo-amĂ©ricains ont proposĂ© d’accueillir l’Organisation de libĂ©ration de la Palestine dans leurs bureaux si l’administration Trump venait Ă  fermer la reprĂ©sentation de l’OLP Ă  Washington.

« Si votre personnel est exclu et forcĂ© de dĂ©mĂ©nager, vous pouvez utiliser des tables et des bureaux et Internet dans notre bureau », a dĂ©clarĂ© mercredi James Zogby, prĂ©sident de l’Institut Arabe-AmĂ©ricaine, lors d’une confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique avec des journalistes.

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Samer Khalaf, le prĂ©sident du ComitĂ© anti-discrimination amĂ©ricain et arabe, a Ă©galement Ă©tendu l’offre.

L’administration Trump dit qu’elle est en train de fermer le bureau de l’OLP, au moins temporairement, parce que l’organisation a violĂ© une loi amĂ©ricaine qui dĂ©clenche une fermeture si l’OLP poursuit des actions contre les IsraĂ©liens devant la Cour pĂ©nale internationale.

La confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique a eu lieu alors que neuf groupes arabes amĂ©ricains ont exhortĂ© le secrĂ©taire d’Etat Rex Tillerson Ă  arrĂŞter la fermeture du bureau.

«La fermeture de la mission de l’OLP compromettrait la crĂ©dibilitĂ© des États-Unis en tant que courtier de la paix honnĂŞte, tout comme le prĂ©sident Donald Trump prĂ©voit de faire avancer « l’accord ultime » pour rĂ©soudre le conflit israĂ©lo-palestinien ; un accord difficile Ă  rĂ©aliser, mĂŞme dans les meilleures circonstances « , indique la lettre.

Deux groupes pro-israĂ©liens libĂ©raux, J Street et Americans for Peace Now, ont Ă©galement demandĂ© Ă  l’administration Trump de ne pas fermer le bureau. « Cette dĂ©marche stupide sape le reprĂ©sentant en chef palestinien Husam Zomlot, qui a Ă©tĂ© un dĂ©fenseur infatigable d’une solution Ă  deux Etats et un soutien public aux efforts de l’administration Ă  ce jour vers des nĂ©gociations viables », a dĂ©clarĂ© J Street.

APN a notĂ© que les mains de l’administration Trump Ă©taient liĂ©es par la loi, adoptĂ©e par le Congrès en 2015.

« Nous sommes conscients du dilemme juridique auquel l’administration est confrontĂ©e en raison d’un ensemble dĂ©raisonnable de conditions que le Congrès a posĂ©es pour permettre Ă  la mission palestinienne de fonctionner », a dĂ©clarĂ© le PDG Debra DeLee. « Nous croyons que l’administration et le Congrès peuvent trouver un moyen de contourner ces conditions pour faire avancer la cause de la paix israĂ©lo-palestinienne. »

Autrement, les groupes pro-israĂ©liens n’ont pas pesĂ© sur la dĂ©cision. Le gouvernement israĂ©lien a dit qu’il « apprĂ©cie » ce que les AmĂ©ricains ont dĂ©cidĂ© de faire.

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