La ministre des Affaires Ă©trangères du Guatemala Sandra Jovel a dit que les États-Unis n’ont pas fait pression sur le gouvernement sur la question du transfert de l’ambassade Ă JĂ©rusalem.
« Il n’y avait pas de pression. Aucune initiative en ce sens n’a Ă©tĂ© prise par les États-Unis. C’est la dĂ©cision de notre gouvernement, telle est la politique Ă©trangère du Guatemala « , a dĂ©clarĂ© la ministre lors d’une confĂ©rence de presse Ă Guatemala City. Elle a rĂ©pĂ©tĂ© d’un ton irritĂ© que «il n’y avait pas de pression, et son pays et IsraĂ«l sont des amis et des alliĂ©s historiques».
Il convient de rappeler ici que le Guatemala figurait parmi 7 des 13 pays d’AmĂ©rique latine qui ont soutenu la rĂ©solution 181 sur la partition de la Palestine, approuvĂ©e par l’ONU le 29 novembre 1947.
Dimanche dernier, le prĂ©sident guatĂ©maltèque Jimmy Morales a annoncĂ© le transfert de l’ambassade de son pays dans la capitale israĂ©lienne. Cela s’est passĂ© deux jours après l’adoption par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies d’une rĂ©solution condamnant la dĂ©claration de Donald Trump sur la reconnaissance de JĂ©rusalem comme capitale d’IsraĂ«l et le futur transfert de l’ambassade.
Depuis que Trump a menacé de sanctions pour ceux qui condamneraient sa déclaration, les médias du monde entier ont immédiatement été remplis de spéculations que le Guatemala « sert les Etats-Unis ».
Sandra Howell a soulignĂ© que l’ambassade du Guatemala « revient », et n’est pas « transfĂ©rĂ©e » Ă JĂ©rusalem, oĂą elle Ă©tait avant 1978.
« Nous Ă©tudions cette question depuis cinq mois dĂ©jĂ , et tous les Ă©vĂ©nements, y compris le vote Ă l’ONU, Ă©taient tellement alignĂ©s que nous avons dĂ©cidĂ©: c’est le moment. »




