Les habitants d’HĂ©bron prennent le contrĂ´le de Beit HaMachpela en rĂ©ponse au massacre de trois juifs d’une mĂŞme famille

Des dizaines de rĂ©sidents d’HĂ©bron ont repris le bâtiment d’Hebron connu sous le nom de Beit HaMachpela mardi après-midi dans ce qu’ils ont appelĂ© une rĂ©ponse au massacre de trois membres de la famille Salomon ce vendredi dernier. Quelque 15 familles seraient entrĂ©es dans le bâtiment de trois Ă©tages près de la grotte des patriarches, qu’ils ont achetĂ© auprès de propriĂ©taires privĂ©s vivant dans l’AutoritĂ© palestinienne.

En 2015, l’Administration civile des FDI les a expulsĂ© du bâtiment, affirmant qu’ils n’avaient pas «l’achat Ă©prouvĂ© du bien, ni la possession de celui-ci», en actualisant les documents soumis pour justifier la propriĂ©tĂ©.

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Le membre de la Knesset, Tzipi Hotovely, a visitĂ© l’Ă©difice en 2012, disant Ă  un journaliste dans une interview qu’il n’avait aucun sens pour le gouvernement d’expulser les rĂ©sidents; Le bâtiment a Ă©tĂ© achetĂ© «de manière très lĂ©gale», at-elle dĂ©clarĂ©. « Le roi David a commencĂ© son royaume ici », at-elle rappelĂ©.

Le ministre des Affaires de JĂ©rusalem et le ministre de la Protection de l’environnement Ze’ev Elkin ont saluĂ© les actions des rĂ©sidents lors d’une rĂ©union de la faction de la Knesset du Likoud. Elkin a appelĂ© le Premier ministre et le ministre de la DĂ©fense Ă  permettre aux familles de rester dans le bâtiment en tant que « rĂ©ponse nationaliste appropriĂ©e ».

Les rĂ©sidents d’HĂ©bron ont occupĂ© le bâtiment avant dans le passĂ©, mais ont Ă©tĂ© expulsĂ©s deux fois, en 2009 et 2015.

Il est considĂ©rĂ© comme une infraction capitale dans l’AutoritĂ© palestinienne de vendre des biens – en particulier des terres – Ă  un juif. Quiconque le fait reçoit automatiquement la peine de mort. En consĂ©quence, lorsqu’une telle transaction se rĂ©vèle, souvent, le vendeur refuse d’avoir fait la vente ou prĂ©tend que la signature est fausse, invalidant ainsi le document.

Les acheteurs juifs ont peu de dĂ©fense contre ces tactiques, en particulier dans un environnement dans lequel les deux gouvernements jonglent avec d’autres prioritĂ©s qui empĂŞchent de permettre la vente. Mais Ă  ce stade, les deux gouvernements ne communiquent plus.

Au cours du week-end, le leader de l’AutoritĂ© palestinienne, Mahmoud Abbas, a profitĂ© de l’occasion Ă  la lumière des tensions croissantes et de la violence arabe pour «dĂ©clarer la suspension de tous les contacts avec le cĂ´tĂ© israĂ©lien Ă  tous les niveaux jusqu’Ă  ce qu’elle annule ses mesures dans la mosquĂ©e Al Aqsa et conserve le statu quo .  »

Cette décision libère Abbas de la nécessité de reprendre les négociations sur le statut final avec Israël sous le parrainage des États-Unis et du reste du Quatuor du Moyen-Orient, sans conditions préalables.

La principale faction du Fatah de l’AutoritĂ© palestinienne, dirigĂ©e par Abbas, a Ă©tĂ© un facteur majeur de l’incitation Ă  la violence et aux «jours de rage» puisque trois terroristes arabes israĂ©liens ont assassinĂ© deux policiers israĂ©liens sur le mont du Temple il y a près de deux semaines.

En rĂ©ponse, IsraĂ«l a installĂ© des dĂ©tecteurs de mĂ©taux pour empĂŞcher quiconque la contrebande d’armes dans le complexe, tout comme l’ont fait les terroristes avec l’aide d’un complice. Le Fatah, le Grand Mufti de JĂ©rusalem Mohammed Ahmed Hussein, le PrĂ©sident turc Recep Tayyip Erdogan et le Parlement jordanien, entre autres, ont Ă©tĂ© Ă  l’avant-garde des agitateurs arabes en demandant aux musulmans d’IsraĂ«l et de l’AutoritĂ© palestinienne de «sauver la mosquĂ©e Al Aqsa et JĂ©rusalem de l’occupation».

Les journĂ©es de colère, les Ă©meutes violentes, les attaques directes contre les Juifs et les IsraĂ©liens des deux cĂ´tĂ©s de la soi-disant Ligne verte et d’autres actions incendiaires font partie de ce qui semble avoir Ă©tĂ© une vague de terreur orchestrĂ©e qui a Ă©tĂ© suspendue jusqu’Ă  ce que les extrĂ©mistes musulmans puissent trouver une excuse pour le lancer. Les problèmes liĂ©s Ă  Al Aqsa ont toujours fourni le carburant pour de telles flammes.

« Beit HaMachpela a Ă©tĂ© achetĂ© il y a plusieurs annĂ©es, mais le gouvernement israĂ©lien empĂŞche violemment les familles de se loger dans la propriĂ©tĂ© qu’ils ont achetĂ©es sans justification juridique ou morale », ont dĂ©clarĂ© des reprĂ©sentants des 15 familles qui ont repris Beit HaMachpela dans un communiquĂ©.

« À ce moment oĂą le sang juif est dĂ©versĂ©, nous demandons au gouvernement de monter fièrement le drapeau de cette ville dans le pays d’IsraĂ«l. Face au meurtre de juifs et de balbutiements nationaux, nous exigeons que le gouvernement d’IsraĂ«l permette aux familles de s’installer Ă  Beit HaMachpela immĂ©diatement « , ont-ils ajoutĂ©.