La Haute Cour a accueilli des recours contre trois décisions de la Commission électorale centrale. Le chef du parti « Otsma Yehudit » Michael Ben-Ari est exclu des élections. Au contraire, le candidat du parti arabe Hadash, Ofer Kasif, restera sur la liste. Il sera capable de courir pour la Knesset avec le bloc arabe Balad-RAAM qui viendra soutenir le parti Bleu et Blanc de Gantz et Lapid.
Dans les trois cas, la Haute Cour a acceptĂ© les avis du conseiller juridique du gouvernement et du parquet, qui ont Ă©tĂ© ignorĂ©s par la majoritĂ© des membres de la CEC. Pour la dĂ©cision de rĂ©voquer Michael Ben-Ari de l’Ă©lection, huit des neuf juges du panel Ă©largi de la Cour suprĂŞme ont votĂ©.
Jusqu’en 2002, la loi israĂ©lienne n’autorisait que les listes de partis, mais pas les candidats individuels, Ă participer aux Ă©lections. Depuis que la loi a Ă©tĂ© modifiĂ©e, elle n’a pas encore Ă©tĂ© appliquĂ©e dans la pratique: Michael Ben-Ari est devenu le premier candidat retirĂ© de la course Ă©lectorale par dĂ©cision de justice. Les raisons de son renvoi Ă©taient de nombreuses dĂ©clarations incitant Ă la haine et Ă la violence nationales selon leurs propos. L’avocat Itamar Ben-Guir, le second candidat du parti Otsma Yehudit, s’est exprimĂ© avec plus de prudence et est restĂ© sur la liste Ă©lectorale du bloc de la droite unie.
MĂŞme avant le verdict, « Otsma Yehudit » a commencĂ© Ă exiger des compensations des dirigeants du bloc « Nouvelle Droite » en cas de possible destitution de Ben-Ari. Le parti d’extrĂŞme droite demande que son deuxième candidat, Itamar Ben-Gvir, soit dĂ©placĂ© de la huitième Ă la cinquième place sur la liste Ă©lectorale, « mĂŞme si cela nĂ©cessite d’Ă©liminer les candidats se classant aux sixième et septième places ».
Après le retrait du verdict de Ben-Ari, son avocat a exprimé l’espoir que la 21ème Knesset restreindrait les pouvoirs de la Cour suprême.





