Un citoyen iranien reconnu coupable d’espionnage pour les services de renseignement amĂ©ricains et israĂ©liens a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© ce matin (lundi), selon un rapport de l’agence de presse iranienne. Il s’agit de Mahmoud Mousavi-Majed, qui a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir transmis des informations sur Qassem Suleimani, commandant de la Force Qods qui a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©. Il s’agit du deuxième rapport en une semaine sur l’exĂ©cution d’un espion en Iran.
Mousavi-Majed a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par les forces de l’ordre iraniennes en 2018. Dans la procĂ©dure engagĂ©e contre lui, le tribunal iranien l’a condamnĂ© Ă mort, mĂŞme si aucune preuve ne le liant aux accusations ne lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e. Il a Ă©tĂ© reconnu coupable d’espionnage contre le gĂ©nĂ©ral Qassem Suleimani, mais les autoritĂ©s judiciaires iraniennes ont fait valoir que l’affaire n’Ă©tait pas directement liĂ©e Ă l’assassinat du commandant de la force Quds en janvier dernier.
« L’homme est en Syrie depuis quelques annĂ©es et y a dĂ©mĂ©nagĂ© avec sa famille », a expliquĂ© un porte-parole de la magistrature des gardiens de la rĂ©volution après avoir signalĂ© la condamnation le mois dernier. « Il a eu un accès privilĂ©giĂ© aux informations du renseignement iranien dans ses activitĂ©s en Syrie ces dernières annĂ©es. Il a collectĂ© toutes les informations, y compris le lieu oĂą se trouve Qassem Suleimani, et les a transmises Ă la CIA et au Mossad pour de l’argent. »
Il s’agit du deuxième rapport sur l’exĂ©cution d’un espion en Iran en une semaine seulement. Il y a six jours, il a Ă©tĂ© rapportĂ© en Iran qu’un agent de la CIA avait Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© pour avoir vendu des informations Ă l’agence de renseignement amĂ©ricaine. Le nom de l’espion est Raza Asgari, qui a Ă©tĂ© reconnu coupable de vente d’informations sur les programmes de missiles iraniens.
L’annĂ©e dernière, l’Iran a annoncĂ© qu’il avait rĂ©ussi Ă arrĂŞter 17 espions, qui, selon lui, travaillaient pour la CIA. Un porte-parole de la justice iranienne a annoncĂ© que la Cour suprĂŞme du pays avait confirmĂ© la condamnation Ă mort de trois hommes reconnus coupables d’actes de violence lors de manifestations anti-gouvernementales en novembre dernier.
Pendant ce temps, les manifestations se poursuivent en Iran contre les condamnations Ă mort de civils. Beaucoup ont exprimĂ© leur indignation sur les mĂ©dias sociaux face Ă de telles mesures du gouvernement, et les militants des droits humains ont fait valoir qu’une condamnation Ă mort pour les manifestants servait de mesure d’intimidation pour d’autres manifestants Ă l’avenir.





