Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le lancement d’une opération économique d’une ampleur inédite contre la République islamique d’Iran, qu’il a décrite comme « une guerre économique et un isolement à une échelle jamais vue ».
Dans un message particulièrement offensif et tranchant, Trump a précisé que les États-Unis imposeraient de lourdes sanctions et un blocus économique complet à Téhéran, assorti d’un avertissement sans équivoque à tout pays ou entité étrangère qui tenterait de fournir au régime iranien une bouée de sauvetage financière ou commerciale.
« Le jour J économique »
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« Personne n’a offert à la République islamique d’Iran une plus grande opportunité de conclure un accord que moi. Malheureusement pour eux, ils ont échoué et n’en ont pas profité », a déclaré Trump. « Par conséquent, j’annonce aujourd’hui l’opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays. Ce sera le Jour J économique, et nous avons besoin de tous nos alliés pour se tenir aux côtés des États-Unis afin d’isoler et de vaincre la menace iranienne. »
Le président américain a détaillé ce qu’il a présenté comme l’état de l’armée et du régime iraniens : « Leur marine a été anéantie, leur armée de l’air a été détruite, leurs usines militaires sont devenues des ruines, leur monnaie ne vaut plus rien et leur pays ne tient plus qu’à un fil. Ces fous sont à bout de souffle, et ces mesures historiques vont les réduire au silence, eux et leur capacité à projeter la terreur à travers le monde. »
Trump a par ailleurs adressé un avertissement sévère à tout acteur international entretenant des liens avec le régime de Téhéran : « J’annonce aujourd’hui que tout pays qui permettrait à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales de fournir une quelconque forme d’aide à l’Iran s’exposera lui-même à d’immenses conséquences économiques. Contrebande de pétrole, lignes de swap, transferts d’espèces, bureaux de change, immatriculations de navires et sociétés-écrans — tout cela doit cesser maintenant. L’Iran n’obtiendra jamais l’arme nucléaire. »
Une escalade dans une pression économique déjà intense
Cette annonce, publiée sur son réseau Truth Social, marque une nouvelle étape dans la campagne de pression économique menée par l’administration américaine contre Téhéran depuis avril dernier sous le nom d’« Opération Fureur économique », déjà destinée à isoler l’Iran et à couper ses sources de revenus. Washington avait déjà imposé de vastes sanctions visant le secteur pétrolier, maritime et financier iranien, dans le but de tarir les revenus tirés par Téhéran de ses exportations d’énergie.
Interrogé sur la nature exacte des nouvelles sanctions envisagées, Trump s’est montré évasif, se contentant d’indiquer que les États-Unis disposaient de « mesures très draconiennes » et qu’il faudrait « voir ce qui se passe ». Il a par ailleurs affirmé que le détroit d’Ormuz restait ouvert à la navigation, assurant qu’un nombre important de navires continuaient d’y transiter, tout en reconnaissant que ce trafic pourrait ralentir à un moment donné.
Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce par les Émirats arabes unis de la suspension de leurs échanges commerciaux et financiers avec l’Iran, après avoir accusé Téhéran d’avoir tiré des missiles balistiques en direction du pays du Golfe. Elle survient également alors que le mémorandum d’entente ayant encadré les négociations entre Washington et Téhéran ces derniers mois n’est techniquement plus en vigueur, Trump ayant affirmé la veille qu’aucune discussion n’était en cours ni prévue avec la République islamique d’Iran.
Selon plusieurs analystes cités par la presse internationale, les prochaines sanctions américaines pourraient notamment viser des institutions financières chinoises impliquées dans l’achat de pétrole iranien, ainsi que des acteurs en Irak et en Turquie soupçonnés de servir de relais à Téhéran pour contourner les sanctions existantes.
Cette nouvelle offensive économique s’inscrit dans la continuité du climat de tension déjà décrit par plusieurs sources proches du régime iranien, qui évoquaient récemment la possibilité pour Téhéran de frapper des cibles américaines jusqu’en Europe si Washington venait à intensifier encore la confrontation. Elle fait également suite aux premières réactions occidentales à ces mêmes révélations, entre le démenti chypriote et la mise au point de l’OTAN sur sa capacité de dissuasion face à toute menace iranienne.






