Le Conseil de sécurité, composé de 15 membres, devait tenir son vote annuel pour prolonger le mandat sous lequel opèrent les forces de maintien de la paix – connues sous le nom de Force intérimaire des Nations Unies au Liban .
Ă€ la dernière minute, la rĂ©union, prĂ©vue mercredi, a Ă©tĂ© reportĂ©e Ă jeudi. Il n’est pas clair si un consensus pourra ĂŞtre atteint parmi ses membres cette semaine, mĂŞme si le mandat de la FINUL expire jeudi Ă minuit.
L’ambassadeur auprès de l’ONU, Gilad Erdan, s’est dĂ©clarĂ© mercredi prĂ©occupĂ© par le fait que l’adoption de la proposition française « pourrait gravement nuire Ă la capacitĂ© de la FINUL Ă remplir son mandat ».
« J’espère que le membre du Conseil de sĂ©curitĂ© ne cĂ©dera pas Ă la pression d’une organisation terroriste dĂ©signĂ©e comme le Hezbollah, qui veut poursuivre son renforcement militaire illĂ©gal [Ă la frontière nord d’IsraĂ«l], ce qui met en danger la stabilitĂ© de l’ensemble du pays. rĂ©gion, et pourrait faire des ravages au Liban Ă l’avenir », a-t-il dĂ©claré au Jerusalem Post .
Les États-Unis, qui assurent ce mois-ci la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, ont soutenu la position israélienne.
Le dernier projet de proposition de la France, qui a Ă©tĂ© consultĂ© par le Post , exige que la FINUL coordonne ses mouvements avec le gouvernement libanais. IsraĂ«l, qui n’est pas membre du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, a travaillĂ© activement Ă New York pour garantir qu’au moins neuf des 15 membres rejetteront ce projet en faveur du texte de l’annĂ©e dernière, qui autorisait la force de 10 500 membres de la FINUL Ă opĂ©rer de manière indĂ©pendante.
IsraĂ«l exprime depuis longtemps son inquiĂ©tude quant au fait que la FINUL ne dispose pas du pouvoir nĂ©cessaire pour surveiller l’accumulation d’armes du Hezbollah Ă sa frontière. IsraĂ«l est particulièrement prĂ©occupĂ© cette annĂ©e en raison des frictions croissantes entre Tsahal et le Hezbollah au Nord. Certains IsraĂ©liens, dont Erdan, dans une interview Ă la radio militaire, ont dĂ©clarĂ© que les frictions Ă la frontière nord rappellent la situation qui y prĂ©valait avant le dĂ©clenchement de la Seconde Guerre du Liban en 2006.
Le ministre de la DĂ©fense Yoav Gallant Ă©tait mardi au siège de l’ONU Ă New York pour souligner avec des responsables sur place le danger croissant d’une flambĂ©e de violence entre IsraĂ«l et le Hezbollah.
Erdan a dĂ©clarĂ© au Post : « Il est important de se rappeler que rĂ©cemment – ​​avec l’encouragement de l’Iran – le Hezbollah a accru ses violations et son audace. Soit ils ont mal Ă©valuĂ© la situation en IsraĂ«l, soit ils veulent dĂ©tourner l’attention de la course au nuclĂ©aire iranien.»
Le Hezbollah et son secrétaire général, Hasan Nasrallah, « croient qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent », a-t-il déclaré.
« Ils se rapprochent de notre ligne rouge, et c’est pourquoi il Ă©tait si important de mener cette bataille diplomatique », a dĂ©clarĂ© Erdan, ajoutant que le Conseil de sĂ©curitĂ© « ne peut pas ĂŞtre autorisĂ© Ă dĂ©grader encore davantage les capacitĂ©s de la FINUL ».





