
Une dĂ©claration historique a appelĂ© la fin d’une dĂ©cennie d’ambiguĂŻtĂ© : IsraĂ«l annonce qu’il est responsable de l’attaque de l’installation de Dir a-Zour. Maintenant, nous pouvons rĂ©vĂ©ler la dĂ©couverte dramatique, les opĂ©rations de renseignement qui les ont prĂ©cĂ©dĂ©es, et les affrontements avant l’apparition des avions de combat.
Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, le Premier ministre Ehud Olmert s’est rendu dans une base de l’armĂ©e de l’air Ă la base de Kirya Ă Tel-Aviv. A cĂ´tĂ© de lui, le ministre de la DĂ©fense, Ehud Barak, relativement nouveau, la ministre des Affaires Ă©trangères Tzipi Livni et des reprĂ©sentants des diffĂ©rents services de sĂ©curitĂ©.
Peu de temps avant minuit, des avions ont dĂ©collĂ© de la base de Ramon dans le sud : quatre F-15 et quatre F-16, et l’objectif Ă©tait un bâtiment carrĂ© isolĂ© dans le dĂ©sert au nord-est de la Syrie. Les avions ont volĂ© vers le nord le long de la mer MĂ©diterranĂ©e, puis se sont dirigĂ©s vers l’est vers la frontière entre la Syrie et la Turquie.
Entre 00h40 Ă 00h53, les pilotes avec le nom de code « Arizona », sont retournĂ©s de cette mission après avoir envoyĂ© pas moins de 24 tonnes de munitions sur le rĂ©acteur nuclĂ©aire « al-Hibari » de Bachar el-Assad et la CorĂ©e du Nord dans la rĂ©gion de Deir al-Zor, tout en se cachant des yeux du monde. Le rĂ©acteur a Ă©tĂ© complètement dĂ©truit. Tous les pilotes sont rentrĂ©s en sĂ©curitĂ©. Le programme nuclĂ©aire syrien a Ă©tĂ© dĂ©truit. Le Moyen-Orient, peut-ĂŞtre le monde entier, ont Ă©mis un soupir de soulagement rĂ©troactif aujourd’hui.
Une dĂ©cennie s’est Ă©coulĂ©e depuis lors, au cours de laquelle IsraĂ«l a obstinĂ©ment refusĂ© de prendre la responsabilitĂ© officielle de l’opĂ©ration jusqu’Ă la dĂ©cision de stopper la censure cette semaine pour permettre la publication.
Peu de temps après l’attaque, avant la nouvelle annĂ©e, a eu lieu au cocktail au ministère de la DĂ©fense, chargĂ© avec des sourires et des conseils, en prĂ©sence de Barak et du chef d’Ă©tat-major Gabi Ashkenazi.
Cependant, la presse internationale, ainsi que les responsables politiques américains, qui ne sont apparemment pas soumis à la censure israélienne, ne se sont pas alignés sur la retenue de Jérusalem.
Dès avril 2008, les responsables amĂ©ricains du renseignement ont informĂ© le Congrès de leur rĂ´le dans l’attaque israĂ©lienne sur le rĂ©acteur, et plusieurs Ă©lĂ©ments de l’administration de George W. Bush, y compris le prĂ©sident lui-mĂŞme, ont mentionnĂ© l’affaire d’une manière ou d’une autre.
Les mĂ©dias israĂ©liens ont dĂ» passer par les « sources Ă©trangères » qui comprenait des recherches et des entrevues dĂ©taillĂ©es – entre autres, le magazine « The New Yorker », « Newsweek », « The Daily Telegraph », « Der Spiegel allemand et britannique « . Ces rapports ont rĂ©ussi Ă dessiner une image claire des dĂ©cisions qui ont prĂ©cĂ©dĂ© l’attaque et l’opĂ©ration elle-mĂŞme pendant qu’IsraĂ«l avait un besoin d’Ă©viter une annonce publique qu’il avait dĂ©truit le rĂ©acteur de Badr al-Zour.
Dix ans après le scĂ©nario, cette opĂ©ration peut sembler lointaine, mais aujourd’hui, l’establishment politique et de la sĂ©curitĂ© ont une prĂ©occupation rĂ©elle que la mĂŞme action conduirait Ă une rĂ©ponse syrienne et Ă des conflits et une guerre rĂ©gionale. IsraĂ«l voulait minimiser la motivation d’une rĂ©plique, mĂŞme si l’intensitĂ© de l’attaque Ă©tait faible, sachant que Assad serait susceptible d’agir Ă l’Ă©poque.
Le prĂ©sident syrien Ă©tait dans un dilemme car ne pas rendre compte de la construction du rĂ©acteur Ă©tait une violation de son engagement envers l’Agence internationale de l’Ă©nergie atomique. L’Ă©valuation israĂ©lienne Ă©tait d’Ă©viter une autre complication internationale, sans parler de l’humiliation de l’attaque israĂ©lienne sur les ambitions nuclĂ©aires syriennes, il Ă©tait donc mieux d’enterrer la question.
Si IsraĂ«l ne se vante pas de l’attaque publiquement, Assad restera dans la « zone de dĂ©ni » et ainsi une rĂ©ponse sera Ă©vitĂ©e. Par consĂ©quent, tous les diffĂ©rents organes de sĂ©curitĂ©, soutenus par Olmert et Livni, ont favorisĂ© une opĂ©ration de «signature faible».
Un peu plus de dix ans se sont Ă©coulĂ©s depuis, et la rĂ©ponse syrienne n’est jamais venue. En cas de rĂ©plique, IsraĂ«l aurait de nouveau agi en Syrie.
La destruction du rĂ©acteur par IsraĂ«l s’est avĂ©rĂ©e avoir un effet dramatique sur le futur visage de la rĂ©gion. Les troubles que traversent la Syrie depuis sept ans soulèvent des inquiĂ©tudes sur ce qui se serait passĂ© si Assad avait achevĂ© son plan nuclĂ©aire sous le nez de la communautĂ© internationale et avait maintenant une capacitĂ© nuclĂ©aire.
Non moins grave, le rĂ©acteur pourrait tomber entre les mains d’un des Ă©lĂ©ments islamistes radicaux combattant le rĂ©gime. Le gĂ©nĂ©ral de division (res.) Amos Yadlin, qui Ă©tait chef des renseignements militaires pendant l’opĂ©ration, a dĂ©clarĂ© rĂ©cemment que l’opĂ©ration avait empĂŞchĂ© «un Moyen-Orient oĂą personne ne voudrait vivre aujourd’hui».
La destruction du rĂ©acteur d’Al-Kibar a Ă©tĂ© le rĂ©sultat d’une sĂ©rie de manoeuvres de renseignement, diplomatiques, politiques et militaires qui ont durĂ© de longs mois tendus en 2006-2007. Ils ont eu lieu dans le dĂ©sert syrien, et dans les bureaux du Mossad en IsraĂ«l, Ă la Maison Blanche, Ă la rĂ©sidence du Premier ministre Ă JĂ©rusalem et au siège de l’armĂ©e de l’air et selon des publications Ă©trangères dans les hĂ´tels des capitales europĂ©ennes. Maintenant, il est permis de publier cette information.






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[…] Major Emmanuel Levy ZL Ă©tait le pilote dans l’un des huit avions de chasse qui a participĂ© Ă la destruction du rĂ©acteur nuclĂ©aire en Syrie en 2007. Trois ans après son retour de cette mission dangereuse, il est dĂ©cĂ©dĂ© en Novembre 2010 dans un […]