Israël construit la passerelle du commerce avec le monde arabe !

 

Selon Reuters, trois ans après que la Syrie ait plongĂ© dans la violence, le nombre de camions traversant la frontière entre IsraĂ«l et la Jordanie a fait un bond de 300 % depuis 2011. Ce sont 10 589 camions par an, selon l’Administration aĂ©roportuaire d’IsraĂ«l. En particulier, les exportations de la Turquie, comme la nourriture, l’acier, les machines, et ce qui est liĂ© Ă  la mĂ©decine ont commencĂ© Ă  circuler Ă  travers IsraĂ«l au passage du pont Sheikh Hussein vers la Jordanie et quelques voisins arabes.
La direction gĂ©nĂ©rale de la Marine marchande turc, et le ministère des transports de ce pays ont dĂ©clarĂ© que les conteneurs en transit expĂ©diĂ©s par IsraĂ«l via le passage vers d’autres pays ont atteint 77 337 tonnes en 2013, alors qu’il Ă©tait de 17 882 tonnes en 2010.

Ce commerce, encore petit, se dĂ©veloppe assez pour encourager les espoirs israĂ©liens de longue date. L’Etat juif veut devenir une porte d’entrĂ©e commerciale en direction du monde arabe. IsraĂ«l prĂ©voit d’investir au moins 6 milliards de shekels (1,7 milliards de dollars) dans les infrastructures au cours des six prochaines annĂ©es pour amĂ©liorer la route commerciale. Dans le passĂ©, certains hommes d’affaires et diplomates israĂ©liens ont dĂ©plorĂ© la politique Ă©conomique de leur pays, d’autres ont gardĂ© des relations commerciales avec leurs voisins arabes. Maintenant, ils voient une chance de renforcer les relations Ă©conomiques et politiques.

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« IsraĂ«l est de retour et son rĂ´le est historique, en tant que pays de transit, comme un pont entre les continents», a dĂ©clarĂ© Yael Ravia-Zadok, chef du Bureau des affaires Ă©conomiques du Moyen-Orient au sein du ministère des Affaires Ă©trangères d’IsraĂ«l. Elle dirige un groupe de responsables gouvernementaux et de sĂ©curitĂ© israĂ©liens et son objectif est de comprendre la meilleure façon d’encourager le commerce.

La logique est simple: Les marchandises en provenance d’Europe et d’ailleurs sont destinĂ©es Ă  l’ensemble du Moyen-Orient et sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©chargĂ©s en Egypte avant de prendre la route pendant plusieurs heures vers le port de la mer Rouge, oĂą ils sont chargĂ©s sur de nouveaux navires et expĂ©diĂ©s vers leur destination finale. Les routes de HaĂŻfa en IsraĂ«l vers la Jordanie, l’Irak et mĂŞme l’Arabie Saoudite sont utilisĂ©s par les empires ottomans et britanniques jusqu’Ă  ‘IsraĂ«l  et sont potentiellement beaucoup plus rapides et moins chers. Les coĂ»ts pourraient ĂŞtre rĂ©duits de moitiĂ©.

 L’Irak est au bord de la guerre civile. Les chiffres du commerce jordanien montrent une forte augmentation des transbordements par IsraĂ«l en 2012, mais sont en baisse pour 2013. Les autoritĂ©s jordaniennes affirment qu’IsraĂ«l a exagĂ©rĂ© son rĂ´le dans le commerce et souligne que la grande majoritĂ© des produits sont redirigĂ©s via l’Egypte. Mais le gain d’IsraĂ«l, si petite soit-il peut-ĂŞtre, est beaucoup plus surprenant parce que les pays comme l’Arabie saoudite et l’Irak mĂ©prisent les relations officielles avec IsraĂ«l.

David Behrisch, associĂ© Ă  Tiran port, une agence israĂ©lienne d’expĂ©dition, dit que l’entreprise a dĂ©butĂ© en 2011 lorsque les organisateurs du Rallye de Jordanie ont constatĂ© qu’ils ne pouvaient pas faire passer des voitures de course vers l’Italie par la Syrie.

Comme le nombre de vĂ©hicules automobiles qui traversent la Turquie en Syrie a chutĂ© – de près de 50 %, de 106 750 en 2010 Ă  55 701 en 2013, selon l’Association des transporteurs internationaux de la Turquie – la plupart des Ă©changes ont Ă©tĂ© dĂ©tournĂ©s vers l’Egypte. Mais grâce Ă  une nouvelle route de la Turquie par la mer Ă  HaĂŻfa, certains envois ont Ă©galement commencĂ© en traversant IsraĂ«l.

Israël a donné son approbation avec un budget de 60 millions de shekels (17 millions $) pour construire un pont directement dans la zone de commerce. Le groupe de la passerelle en  Jordanie espère que la plan sera approuver en quelques mois.

Zoko , une entreprise israĂ©lienne a dĂ©placĂ© son usine de filtration de voiture sur le cĂ´tĂ© jordanien , il y a trois ans afin d’Ă©conomiser sur les coĂ»ts de main-d’Ĺ“uvre et d’accĂ©der aux marchĂ©s arabes. Gilad Hadassi, directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale israĂ©lienne Gur Filtre de Zoko, affirme que les entreprises des pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar, qui n’ont pas de relations diplomatiques avec IsraĂ«l, sont prĂŞts Ă  acheter de la compagnie jordanienne.

IsraĂ«l envisage de construire deux ports à 1,000,000,000 $ qui seront exploitĂ©s par des opĂ©rateurs Ă©trangers – un Ă  HaĂŻfa, à 80 km au sud d’Ashdod. Le nouveau port de HaĂŻfa aura une capacitĂ© de 1,5 millions de conteneurs par an, doublant Ă  peu près les chiffres actuels.

Une ligne de chemin de fer de HaĂŻfa Ă  Beit Shean, non loin de la frontière jordanienne, sera achevĂ©e cette annĂ©e, et une dernière Ă©tape est prĂ©vue, de sorte que d’ici 2017, un flux rĂ©gulier de conteneurs pourrait voyager en train tout le chemin Ă  la frontière.

Le projet  le plus ambitieux est de 400 M $, pour la construction d’une centrale de 400 mĂ©gawatts au gaz naturel israĂ©lien qui pourra produire de l’Ă©lectricitĂ© pour les deux pays. Le fer de lance de cette proposition est Shimon Shapira, un ancien secrĂ©taire militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui, avec Fogel a rencontrĂ© des responsables jordaniens. «La Jordanie d’aujourd’hui souffre de coupures de courant et a une grande pĂ©nurie d’Ă©lectricité », a dĂ©clarĂ© Shapira. « Ils paient environ 12 cents le kilowatt, et nous serons en mesure de leur fournir pour beaucoup moins. »

Les dĂ©veloppeurs espèrent l’approbation de Amman cette annĂ©e. La construction du projet pourrait prendre jusqu’Ă  cinq ans. Certains analystes restent sceptiques mais en FĂ©vrier les partenaires du champ Tamar d’IsraĂ«l ont signĂ© un accord de 15 ans avec deux sociĂ©tĂ©s basĂ©es Ă  Amman pour fournir du gaz pour une valeur de 500 millions de dollars.

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