IsraĂ«l : Le dessalement de l’eau de mer fournira 80% de l’eau potable dans moins de deux ans..

En 18 mois, le dessalement pourra fournir plus de 80% d’eau potable pour les besoins d’IsraĂ«l en milieu urbain, disent les experts israĂ©liens lors d’un colloque de « CleanTech ».

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Usine de dessalement de Hadera Photo: REUTERS / Nir Elias
« Les industries israĂ©liennes du traitement de l’eau et de sa gestion continuent de croĂ®tre, il est essentiel de veiller Ă  ce que toutes les installations fonctionnent avec une efficacitĂ© maximale, pour Ă©viter la perte d’Ă©nergie prĂ©cieuse », selon les experts lors d’une confĂ©rence Ă  la foire de Tel-Aviv, ce mardi.Les professionnels de l’eau et les responsables gouvernementaux se sont exprimĂ©s lors du Symposium  » Ă©nergie-eau », qui s’est tenu cette annĂ©e 2013 au sein de CleanTech pour le 17e Sommet annuel prĂ©sentant son exposition internationale.

«IsraĂ«l est en pleine pĂ©riode de crise dans le domaine de l’eau, « selon le ministre Uzi Landau : «Nous  ne cessons pas de dĂ©velopper les usines de dessalement, et nous sommes en train d’en construire une nouvelle, et comptons dĂ©velopper celles qui existent dĂ©jĂ . »

Avec ces dĂ©veloppements, cependant, viennent les besoins en Ă©nergie pour alimenter les grandes usines de dessalement et de traitement des eaux usĂ©es qui modifient le visage de l’Ă©conomie de l’eau israĂ©lienne.

L’exploitation des centrales de production d’Ă©nergie implique Ă©galement l’utilisation de beaucoup d’eau, selon  les experts :
« Il est clair  qu’il y a influence croisĂ©e entre l’Ă©nergie et l’eau», a dĂ©clarĂ© Oded Distel, directrice du Centre de Promotion des Investissements au Ministère de l’Industrie, du Commerce et du Travail et chef du programme Israel NewTech.

Distel a ajoutĂ© que l’agriculture et la sĂ©curitĂ© alimentaire font partie de cette liste synergique :
« Les solutions sont lĂ  pour rĂ©pondre Ă  nos besoins en eau», a dĂ©clarĂ© le Dr Glen Daigger, prĂ©sident de l’Association Internationale de l’Eau et  directeur technique de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de l’eau firme CH2M HILL.

« Le problème est qu’il faut plus d’Ă©nergie pour produire cette eau supplĂ©mentaire, mais de diffĂ©rentes manières », a-t-il ajoutĂ©.

Alors que la population est de plus en plus en croissance, le niveau de vie, le changement climatique et l’urbanisation Ă  travers le monde ont contribuĂ© Ă  une «crise mondiale de l’eau», la rĂ©solution de cette crise de l’eau doit se faire dans un respect de l’environnement, avec une quantitĂ© rĂ©duite nette de l’Ă©nergie consommĂ©e, a dit Daigger .

Les  eaux des pompage israĂ©liens utilisent 3.200 gigawatt-heures en 2012, dont 1.830 de ces heures sont consommĂ©s par des pompes nationales comme Mekorot Water Company, a dĂ©clarĂ© le Dr Yigal Kadar, directeur du dĂ©partement de l’Ă©nergie de Mekorot.

Alors que 3200 gigawattheures peuvent sembler faible par rapport Ă  la consommation totale d’Ă©lectricitĂ© en IsraĂ«l , il faut savoir que la consommation totale annuelle d’Ă©lectricité  est de 57 100 gigawatt-heures, la quantitĂ© consommĂ©e par les pompes devrait s’Ă©lever Ă  10 700 gigawatt-heures d’ici 2050 et donc les besoins en eau augmentent, selon Kadar .

La sociĂ©tĂ© est donc constamment Ă  la recherche de mĂ©thodes pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© du pompage, et Ă  assurer que plus de 3.000 unitĂ©s de pompage, avec de  bonnes performances Ă©nergĂ©tiques, a-t-il ajoutĂ©.

Bien que beaucoup de gens critiquent le dĂ©ploiement accru des installations de dessalement en raison de leurs besoins Ă©nergĂ©tiques lourds, l’efficacitĂ© de ces installations peut ĂŞtre amĂ©liorĂ©e avec de grandes pompes d’Ă©conomie Ă©nergĂ©tique, selon le professeur Rafi Semiat, doyen de gĂ©nie chimique au Technion-IsraĂ«l Institut de technologie de HaĂŻfa.

Dans environ un an et demi, IsraĂ«l va produire environ 600 millions de mètres cubes d’eau dessalĂ©e par an, couvrant environ 80 % de l’eau potable en milieu urbain et nĂ©cessitant environ 1,36% de l’approvisionnement Ă©nergĂ©tique du pays, selon Semiat.Aujourd’hui, environ 40% de l’Ă©nergie consommĂ©e est Ă©lectrique, 43% pour les carburants, 13% pour les besoins des Palestiniens et 3% pour les chauffe-eau solaire, a-t-il dit.

« Vous devez vous rappeler un point important – l’eau est toujours le produit le moins cher sur Terre », a poursuivi Semiat.