L’Organisation mondiale de la santĂ© a annoncĂ© un nouveau record d’incidence du coronavirus : au cours des dernières 24 heures, 292 527 nouveaux cas de COVID-19 ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s dans le monde. C’est plus de 8 000 de plus que le jour du prĂ©cĂ©dent record d’incidence le 24 juillet.
Les plus fortes hausses au 31 juillet ont été enregistrées aux États-Unis (70 904), au Brésil (52 509), en Inde (57 704) et en Afrique du Sud (11 014).
Au jour du pic d’incidence du 24 juillet, les dĂ©cès Ă©taient de 9 753, et au dernier jour de juillet de 6 812 personnes, dont 1 453 aux États-Unis. Il s’agit du taux de mortalitĂ© le plus Ă©levĂ© aux États-Unis depuis le 27 mai. En juin, en moyenne, 4600 patients sont dĂ©cĂ©dĂ©s par jour dans le monde, et en juillet 5200.
En termes de nombre de nouveaux cas par million d’habitants, IsraĂ«l occupe aujourd’hui la quatrième place mondiale (204,6) après le Panama (244,14), BahreĂŻn (231,63) et le BrĂ©sil (216,83). Nous avions 204,6 nouveaux patients COVID par million d’habitants au 31 juillet. MĂŞme aux États-Unis, il y en a moins que nous – 198,2.
En Europe, qui Ă©tait le foyer principal de l’Ă©pidĂ©mie en mars-avril, la situation est bien meilleure, malgrĂ© l’augmentation de l’incidence ces dernières semaines. Ainsi, en Suisse hier, il y a eu 16,8 nouveaux cas par million d’habitants, en France hier il Ă©tait de 15,7, en Autriche 13,6, en Italie 4,3, en Allemagne 6,21. En Suède avec sa « voie spĂ©ciale » – 18,91.
Dans le mĂŞme temps, le ministère français de la SantĂ© tire la sonnette d’alarme sur la nouvelle croissance de l’Ă©pidĂ©mie dans le pays la semaine dernière. Le nombre de nouveaux cas dans le pays a augmentĂ© de 54% du 20 au 26 juillet. Le nombre de cluster a augmentĂ© de 65 au cours de la semaine (un «cluster» est un endroit oĂą il y a trois cas ou plus de coronavirus en mĂŞme temps). Au cours des trois derniers jours, le nombre de nouveaux cas y a dĂ©passĂ© les 1 300, ce qui n’est plus le cas depuis la fin avril. Pour la première fois depuis le 8 avril, le nombre de patients en rĂ©animation a augmentĂ©.
Le principal foyer en France est le dĂ©partement de la Mayenne dans la rĂ©gion de l’Anjou. Le nombre de cas par semaine a doublĂ© pour atteindre 143 pour 100 000 habitants. Étant donnĂ© que le ministère de la SantĂ© considère que le seuil d’alarme est de 50 pour 100 mille. A titre de comparaison, selon le Centre d’information pour la lutte contre le coronavirus, en IsraĂ«l, il y a 125 patients pour 10 mille Ă Beitar Illit, 114 Ă Bnei Brak et 207 Ă Kalansua.
«Dans cette zone (Anjou), nous n’avons pas Ă©tĂ© en mesure de suivre systĂ©matiquement les chaĂ®nes de transmission du virus dans le cadre d’enquĂŞtes Ă©pidĂ©miologiques», se plaignent les Ă©pidĂ©miologistes français. « C’est un signe de la propagation du virus parmi la population. »
L’Espagne est une autre zone d’Ă©pidĂ©mie croissante. Pendant une semaine, le nombre quotidien de nouveaux cas y a dĂ©passĂ© 2000. Cependant, au cours de la mĂŞme semaine, seulement 19 personnes ont Ă©tĂ© admises aux soins intensifs et 386 ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es.
C’est moins qu’en France (102 et 661, respectivement), mais les voisins europĂ©ens – la Grande-Bretagne et l’Allemagne – ont placĂ© exactement l’Espagne, ou plutĂ´t plusieurs de ses rĂ©gions, dans la zone restreinte. Cela signifie que ceux qui reviennent de vacances en Catalogne devront passer une quarantaine de deux semaines. Le Premier ministre français a Ă©galement appelĂ© ses concitoyens Ă s’abstenir de se rendre en Espagne.





