J’ai dĂ©cidĂ© de partir, j’ai dĂ©cidĂ© de rentrer, j’ai dĂ©cidĂ© de vivre, je ne suis pas lâche comme certains pourraient le penser, je ne suis pas une personne qui manque de reconnaissance Ă la mère patrie, mais en tant que juive de l’exil, en tant que juive rejetĂ©e, et dont notre terre a Ă©tĂ© colonisĂ©e, je dĂ©cide aujourd’hui de rentrer au pays, car IsraĂ«l et notre armĂ©e nous attendent.
Les « plus courageux » des français vont me dire :  » Tu fais le bonheur des antisĂ©mites, c’est ce qu’ils cherchent », « Tu dois vivre en France, car c’est le pays qui t’a fait grandir », « Tu as droit comme tout autre français, de vivre ton judaĂŻsme », « Tu n’y arriveras pas en IsraĂ«l, car ce pays ne t’apportera pas toute l’aide sociale de France »…mais combien de temps va-t-on fermer les yeux, combien de temps allons-nous nous cacher derrière des excuses infondĂ©es, car nous ne voulons pas d’une vie plus matĂ©rielle en IsraĂ«l ?
Oui, mon dossier est prĂŞt Ă l’Agence Juive, oui, je confirme ma non-appartenance Ă la mère patrie, je lui dit encore merci de m’avoir rĂ©cupĂ©rer après qu’on m’ait rejetĂ©e de toute part, mĂŞme dans cette belle France profonde qui a collaborĂ© avec les Nazis, il y a peu de temps…je pars, et qu’on ne me dise pas que je n’y arriverais pas.
Je pars, non rectification, je rentre chez moi, et mĂŞme si on accuse la Aliya française de paresseuse, car les Juifs français veulent soi-disant les mĂŞmes aides financière françaises au pays des Sabra , je tape sur la table, et je dis « C’est faux!  » Pourquoi les russes, les arabes, sont si bien intĂ©grĂ©s en IsraĂ«l et pas moi ?
Oui, je le sais, que je n’aurai plus mon confort parisien, que je n’aurai plus mon compte bancaire rempli, et qu’il faudra mimer chaque demande dans les bureaux de l’administration israĂ©lienne, je sais, que j’aurai moins d’amis, car la langue est une barrière quoi que l’on fasse, mais je prĂ©fère tous ces tracas et inconvĂ©nients, plus tĂ´t que vivre un jour de plus dans cette France, ou j’ai grandit de force, car le Galout s’est imposĂ© Ă moi, dont je n’en voulais pas !
Je rentre Ă la maison, je veux que mes enfants vivent en sĂ©curitĂ©, et Ă©vitent de se prendre une balle en pleine tĂŞte, parce-que « Juif » (Ozar Hathora) , je veux que mes enfants vivent leur judaĂŻsme pleinement, sans se cacher, qu’il puissent crier dans les rues d’IsraĂ«l, je suis juive et je vous emmerde !
Merci la France, merci l’Europe, merci pour cet antisĂ©mitisme qui vous hante, qui vous dĂ©shonore, qui vous suit …aujourd’hui, IsraĂ«l, vous observe, et chaque âme juive n’oubliera pas les persĂ©cutions depuis des gĂ©nĂ©rations, je rentre, que vous le veuillez ou pas, que vous me jugez ou pas, je suis aujourd’hui la femme la plus heureuse du monde.
Par Deborah Cohen pour Alyaexpress-News





Merci pour ce temoignage, bon courage. Je vous rejoins tres bientot.
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