Journaliste ultra-orthodoxe : « Le Palestinien n’a pas violĂ© l’enfant de 7 ans, ses parents mentent, c’est un proche qui est responsable »

Le journaliste de la radio religieuse Kol b-Rama, Beni Rabinovich, s’est exprimĂ© Ă  la radio avec de graves accusations contre une famille ultra-orthodoxe d’une fillette violĂ©e âgĂ©e de sept ans. Le journaliste a dĂ©clarĂ© que, d’après des conversations avec des sources bien informĂ©es, il savait presque certainement que le Palestinien Mahmoud Kasuta n’avait pas violĂ© l’enfant et a suggĂ©rĂ© que la famille envoyait dĂ©libĂ©rĂ©ment la police sur la mauvaise voie.

« Kasuta n’est pas impliquĂ©e dans un viol, si ce n’est Ă  100%, mais Ă  99% », a dĂ©clarĂ© un journaliste invitĂ© Ă  une interview sur 103fm en tant qu’experte sur Haredi. Rabinovich a dĂ©clarĂ© que l’histoire flagrante qui inquiète tout IsraĂ«l n’est nullement couverte par les mĂ©dias ultra-orthodoxes et qu’elle « n’existe pas » pour les membres de la communautĂ© mĂŞme si elle nous affecte directement.

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Le journaliste n’a aucun doute sur le fait que l’enfant a Ă©tĂ© violĂ©, mais il pense que le crime a Ă©tĂ© commis par l’un de « ses » voisins dans la localitĂ© ou dans l’entourage proche de la famille.

Aujourd’hui, on a appris que la police avait convoquĂ© plusieurs interrogatoires de plusieurs rĂ©sidents de la localitĂ© et du personnel de l’Ă©cole oĂą la fille Ă©tudiait.

Les parents sont allĂ©s Ă  la police quelques semaines après le viol. Les avocats de Honenu, qui ont reprĂ©sentĂ© la famille devant le tribunal, ont dĂ©clarĂ© que la jeune fille n’avait pas immĂ©diatement racontĂ© les actes de violence dont ils avaient Ă©tĂ© victimes, et que les parents n’avaient pas portĂ© plainte avant d’avoir consultĂ© les rabbins. Le jour de la mise en accusation de Kasuta, les avocats de la famille ont exigĂ© que le crime soit considĂ©rĂ© comme un acte terroriste et le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure, Gilad Erdan, a bientĂ´t lancĂ© le mĂŞme appel.

Au cours d’une audience mercredi, il est apparu clairement que la police n’avait aucune preuve contre l’accusĂ©, et l’affaire se fondait uniquement sur le tĂ©moignage de la jeune fille, ce que l’expert de la police spĂ©cialisĂ© dans le travail avec des enfants avait qualifiĂ© de « non fiable ». Selon l’expert, la fillette n’a pas identifiĂ© le suspect de manière indĂ©pendante, mais Ă  l’inspiration des parents. Dans le mĂŞme temps, la police n’a pas jugĂ© nĂ©cessaire d’interroger l’enseignant en prĂ©sence duquel l’identification a eu lieu.

Selon l’acte d’accusation, le suspect en plein jour a traĂ®nĂ© de force l’enfant en pleurs au centre de la localitĂ© mais personne n’a rien remarquĂ©. L’acte d’accusation ne dit mĂŞme pas quel mois et quel jour de la semaine le crime a Ă©tĂ© commis.

L’avocat Mahmoud Kasuta a qualifiĂ© les charges retenues contre lui « l’affaire Dreyfus ».