Pendant des annĂ©es, Sherian Kihia (24 ans), de JĂ©rusalem-Est, rĂŞve d’ĂŞtre bĂ©nĂ©vole au sein de l’organisation du Magen David Adom. Pour rĂ©aliser son ambition, elle a dĂ» surmonter les critiques de sa famille et de son entourage.
La pression fut tellement forte, qu’elle a parfois pensĂ© qu’elle ne serait jamais en mesure d’arriver Ă son objectif. Mais sa volontĂ© ne l’a pas empĂŞchĂ© d’accomplir l’ambition de sa vie. Aujourd’hui elle travaille au sein de la MDA et c’est la première arabe bĂ©nĂ©vole :
«Je me suis engagĂ© Ă sauver des vies, sans me poser les questions de religion ou de nationalitĂ© «Â
Kihia est entrĂ©e au siège de la MDA Ă JĂ©rusalem-Est. Elle a Ă©tĂ© admise en tant que chauffeur d’ambulance. :
«Je suis venu Ă la MDA, car je voulais depuis plusieurs annĂ©es sauver des vies», dit-il fièrement. «Au dĂ©but, j’ai pris des cours de base en premiers soins et puis j’ai progressĂ© graduellement. Ce fut un long du chemin. «Amis et famille m’ont demandĂ© pourquoi je voulais ĂŞtre bĂ©nĂ©vole avec le MDA et non pas avec la Croix-Rouge, par exemple. Mes parents m’ont aidĂ© Ă progresser da par les cours de formation offerts par l’organisation. J’ai le soutien de mes membres de la famille et, en particulier, mon nouveau mari, qu’elle a Ă©pousĂ© il ya plusieurs mois. Les autres bĂ©nĂ©voles de la MDA, outre le fait que je suis musulmane me traitent bien , malgrĂ© les difficultĂ©s linguistiques. Pendant ce temps, dans la rue, des regards insistants sont sur moi lorsque les gens reconnaissent mes origines et me voit parmi le personnel d’urgence. Les Arabes sont très surpris de me voir conduire une ambulance. Ils ne peuvent pas croire que j’ai un permis de conduire et formĂ© comme assistant mĂ©dical «Â
Kihia reçoit les encouragements , cĂ´tĂ© israĂ©lien. Le jour de Kippour , elle a stationnĂ© Ă l’extĂ©rieur une grande synagogue Ă JĂ©rusalem, ou se trouvaient des milliers de fidèles. Toutes les femmes ont Ă©tĂ© très heureuses de la voir, en particulier compte tenu qu’elle est arabe et elle est traitĂ© avec un grand respect.
Un autre obstacle, pour Kihia , est la nécessité de travailler avec les hommes toute la journée.
«Au dĂ©but, il Ă©tait difficile de travailler avec une Ă©quipe d’hommes, mais je suis habituĂ© Ă cela. Ils sont sympathiques. A la gare, je suis fait ami avec les filles juives. J’ai enseignĂ© l’arabe, et , j’ai appris l’hĂ©breu »
Murad Salman, directeur de l’Ă©quipe de JĂ©rusalem-Est, a conclut:
«EspĂ©rons que la dĂ©cision Kihia de se joindre Ă nous sensibilisera le bĂ©nĂ©volat de d’autres jeunes dans le secteur arabe. »





JOLI geste de cette arabo israĂ©lienne de plus musulmane ! en effet on imagine que pour elle , ce fut un parcours du combattant pour faire comprendre a son entourage le fait de travailler pour une organisation  » juive  » israĂ©lienne ! je salue ici sa volontĂ© et son engagement courageux , espĂ©rons que ce geste d ‘ ouverture fasse  » tache d ‘ huile  » dans la jeunesse arabo israĂ©lienne pour une cohabitation plus sereine et participative a la vie commune israĂ©lienne ! bravo a cette jeune femme !