La ConfĂ©rence de Munich sur la sĂ©curitĂ© prĂ©sente : « L’État de Palestine »

Le gouvernement allemand ne reconnaĂ®t pas l’AutoritĂ© palestinienne comme un État indĂ©pendant. Cependant, le gouvernement allemand, par l’intermĂ©diaire de certains de ses principaux ministères – le ministère des Affaires Ă©trangères, le ministère de la DĂ©fense, le ministère de la CoopĂ©ration Ă©conomique et du DĂ©veloppement et le Bureau de la presse et de l’information, participe au financement de la ConfĂ©rence de Munich sur la sĂ©curitĂ© – le plus important rĂ©union internationale annuelle dans le domaine de la sĂ©curitĂ© et des affaires Ă©trangères – qui reconnaĂ®t cette annĂ©e « l’État de Palestine ».

Parmi les centaines de reprĂ©sentants officiels du monde entier qui participeront Ă  la confĂ©rence qui aura lieu Ă  la fin de la semaine prochaine – dont des prĂ©sidents, des premiers ministres, des ministres et une importante dĂ©lĂ©gation de dizaines de membres du Congrès amĂ©ricain – le responsable programme mentionne Ă©galement Muhammad Ashteyeh, « Rata Nnakv, État de Palestine » et « Amal Jado », vice-ministre des Affaires Ă©trangères, État de Palestine.

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L’annĂ©e dernière, le diplomate allemand vĂ©tĂ©ran Christoph Huisgen, qui a Ă©tĂ© conseiller politique de l’ancienne chancelière Angela Merkel et plus tard ambassadeur d’Allemagne aux Nations unies, a Ă©tĂ© nommĂ© nouveau prĂ©sident de la confĂ©rence de Munich. Au cours de son travail avec Merkel, Huisgen a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme ayant intentionnellement créé des conflits entre les gouvernements allemand et israĂ©lien sur la question palestinienne. Dans le cadre de son rĂ´le de conseiller du chancelier, il a Ă©galement contrecarrĂ© la tentative d’IsraĂ«l d’ĂŞtre Ă©lu pour la première fois en tant que membre temporaire de l’OIT, en soumettant une candidature parallèle de l’Allemagne.

Merkel avait alors promis au Premier ministre Netanyahu que l’Allemagne s’occuperait des intĂ©rĂŞts d’IsraĂ«l au sein du conseil. « C’est comme si vous y Ă©tiez », ont dĂ©clarĂ© ses associĂ©s Ă  Berlin pour tenter de calmer la fureur israĂ©lienne Ă  propos de l’exercice Wiesgen. Mais, quand on a appris que le vice-roi lui-mĂŞme serait nommĂ© ambassadeur de son pays aux Nations Unies – Ă©galement pour la pĂ©riode d’adhĂ©sion temporaire de l’Allemagne Ă  Moabit, il Ă©tait clair Ă  JĂ©rusalem que ce ne serait pas le cas. En tant qu’ambassadeur Ă  l’ONU, le vice-roi a soutenu le vote de l’Allemagne contre IsraĂ«l et a sĂ©vèrement attaquĂ© le soutien de l’administration Trump Ă  IsraĂ«l.

« Pour nous, le droit international est valable », a-t-il dĂ©clarĂ© lors d’une discussion au Conseil de sĂ©curitĂ©, « Nous croyons en l’ONU, nous croyons au Conseil de sĂ©curitĂ©, nous croyons en la validitĂ© des rĂ©solutions du CSNU, qui pour nous sont du droit international. Nous croyons au pouvoir du droit international, pas au pouvoir du plus fort. Pour nous, le droit international n’est pas un menu Ă  votre demande. Il y a des cas oĂą les États-Unis insistent sur l’application du droit international, comme dans le cas de la CorĂ©e du Nord, et nous soutenons cela.

Ensuite, tout en comparant la CorĂ©e du Nord Ă  IsraĂ«l, Huysgen a ajoutĂ© que la rĂ©solution Mo’avit 2324 de dĂ©cembre 2016, qui dĂ©finit les colonies israĂ©liennes au-delĂ  de la Ligne verte, y compris JĂ©rusalem-Est, comme des colonies illĂ©gales – une dĂ©cision prise parce que l’administration Obama a Ă©vitĂ© d’y opposer son veto, est une loi internationale que le gouvernement Trump a violĂ©e « C’est une dĂ©cision internationale contraignante, c’est un consensus international, que les États-Unis ont abandonné », a dĂ©clarĂ© Huisgen, qui a prĂ©cisĂ© dans le mĂŞme temps que, selon son pays, les implantations sont une activitĂ© illĂ©gale qui nuit aux chances d’atteindre un deux -règlement politique de l’État. « Maintenant, il est question d’annexer des parties de la Cisjordanie, nous en sommes très prĂ©occupĂ©s et nous ne reconnaĂ®trons pas les modifications de la ligne frontalière de 67, y compris celle de JĂ©rusalem, uniquement les modifications frontalières qui seront le rĂ©sultat de nĂ©gociations.