La tente de deuil de la famille situĂ©e Ă Har Bracha est pleine de dizaines de personnes qui s’y pressent, essayant d’apaiser les endeuillĂ©s, ne serait-ce qu’un peu, calmer le chagrin inimaginable de la famille dont le monde a Ă©tĂ© dĂ©truit d’un seul coup.
Les parents endeuillĂ©s ont Ă©tĂ© approchĂ©s par quelqu’un qui se prĂ©sente comme le prĂ©sident de l’association « Teg Meir », une association de gauche qui lutte contre les crimes dits haineux.

Esti Yaniv lui dit qu’il y a confusion en Israel : « Je suis ici pour Ă©duquer les jeunes, et ils savent ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. Quand nous sommes revenus de l’hĂ´pital, Hawara brĂ»lait. C’est ainsi quand il y a le vide, quand l’armĂ©e n’est pas lĂ . Tout le monde sait ce que nous en pensons. Mais quand la personne qui l’a fait , elle le fait aussi parce qu’il aime la Terre d’IsraĂ«l et c’est la sienne. Ne vous y trompez pas, nous avons des ennemis sur cette terre, les mĂŞmes qui donnent des bonbons après une attaque. Nous n’avons pas Ă commettre des crimes haineux, mais ne soyez pas prĂ©tentieux. »
Les parents des personnes assassinĂ©es lors de l’attentat de Hawara, le 27 fĂ©vrier 2023,
Êtes vous en colère ?
« Nous avons le droit d’ĂŞtre en colère contre le Saint Benit Soit il. Je ne sais pas quels sont ses plans, mais il a gâchĂ© les nĂ´tres. MĂŞme dans une relation intime avec Hachem, il est permis d’ĂŞtre en colère, nous nous rĂ©concilierons plus tard », dit-elle avec un sourire en larmes.
Le frère d’Esti, Yehuda Naumburg, raconte les terribles moments de l’hĂ´pital. « Je suis arrivĂ© Ă Bilinson et ils m’ont demandĂ© d’entrer et de les identifier. Je suis d’abord entrĂ© pour voir qu’ils Ă©taient en sĂ©curitĂ© et que les parents pouvaient ĂŞtre amenĂ©s. Je les ai vus avec un sourire sur le visage. »

« Nous n’aurons pas le chance de les accompagner sous la Houpa »
Esti se souvient : « Je leur ai demandĂ© de chanter ‘Eshet Ha’il’ Ă mes funĂ©railles – c’est la nature du monde, qu’un fils enterre ses parents et non l’inverse. Parce que nous n’Ă©tions pas autorisĂ©s pour les conduire Ă l’enterrement, nous le leur avons chantĂ© Ă leur enterrement. Ils nous ont conduits aux cercueils avant l’enterrement et tout le monde a pleurĂ©, et je leur ai dit merci. Merci d’ĂŞtre mes fils.

Les funĂ©railles organisĂ©es pour les deux garçons sur le mont Herzl n’allaient pas de soi. Alors que Hillel Ă©tait un soldat, Yigal n’Ă©tait qu’un candidat au service et, selon la loi, il n’avait pas le droit d’ĂŞtre enterrĂ© Ă cĂ´tĂ© de son frère. Mais les parents ont insistĂ©. Yehuda et Esti ont menĂ© une lutte contre le système pour permettre cela. « Nous Ă©tions assis Ă deux heures du matin avec le chef de la branche des urgences de Tsahal, et ma sĹ“ur lui a dit : ‘Je ne comprends pas comment tu me donnes toute cette explication sur l’enfant que j’abandonne. Vous me placez devant un choix impossible : soit des funĂ©railles militaires pour l’un, soit les enterrer tous les deux ensemble ailleurs. « Nous avons reçu beaucoup de ‘non’, mais beaucoup de gens nous ont aidĂ©s, notamment le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant et le chef de la branche des urgences. Ce sont les deux anges qui ont rĂ©ussi Ă organiser cela », explique Yehuda.