Selon des diplomates europĂ©ens Ă Bruxelles, la France a dirigĂ© un groupe de pays qui souhaitent envisager de prĂ©parer une rĂ©ponse aux sanctions Ă©conomiques de l’UE pour d’Ă©ventuelles mesures d’annexion par IsraĂ«l.
C’est Ă la veille de la visite du ministre amĂ©ricain des Affaires Ă©trangères Mike Pompeo en IsraĂ«l. Selon des sources parisiennes, aux cĂ´tĂ©s de la France, la Belgique, l’Irlande et le Luxembourg ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s. Les deux derniers ont suggĂ©rĂ© que le syndicat reconnaisse l’État palestinien comme une mesure punitive, mais la France s’est opposĂ©e Ă cette proposition.
Cependant, la France considère la menace d’une rĂ©ponse Ă©conomique europĂ©enne coordonnĂ©e comme un moyen de dĂ©montrer son poids international vis-Ă -vis de l’administration amĂ©ricaine – et la fuite est survenue Ă la veille de la visite du ministre Pompeo dans le pays.
Le lendemain, une vidĂ©oconfĂ©rence a Ă©tĂ© organisĂ©e par le Conseil europĂ©en des ministres des affaires Ă©trangères, dont le ministre français Jean-Yves Le Drian. Le chef de l’Union europĂ©enne, le ministre des Affaires Ă©trangères Joseph Borel, a dĂ©jĂ Ă©mis un certain nombre de dĂ©clarations menaçantes contre IsraĂ«l, la dernière avec la signature de l’accord du gouvernement, qui promettait une surveillance Ă©troite et une rĂ©ponse appropriĂ©e.
Le porte-parole de l’Union a rĂ©pĂ©tĂ© cette partie hier dans sa dĂ©claration. Le problème des annonces de Borell et d’une Ă©ventuelle dĂ©cision des ministres de l’Union est qu’elle devrait ĂŞtre unanime, et des pays tels que la Hongrie et la RĂ©publique tchèque ont jusqu’Ă prĂ©sent Ă©tĂ© en mesure de freiner les dĂ©cisions anti-israĂ©liennes et de douter de leur menace directe.
D’autre part, le porte-parole a affirmĂ© que l’Union avait de nombreuses cartes sous pression financière contre IsraĂ«l – du report de son gĂ©nĂ©reux plan de coopĂ©ration en matière d’innovation, Horizon 2000, de sa position prĂ©fĂ©rĂ©e dans le commerce (qui avait dĂ©jĂ connu des retards dans le passĂ©) Ă des sanctions directes plus flagrantes telles que celles appliquĂ©es Ă la Russie.
Cependant, dès le dĂ©but du mois de juillet, il dirigera l’Allemagne, qui n’a pas encore dit clairement sa parole, et il faudra voir s’il acceptera de mener une Ă©ventuelle politique anti-israĂ©lienne.





