Commentant l’accord sur la vente de batteries anti-missiles Strela 3 Ă l’Allemagne, Ron Prosor, l’ambassadeur d’IsraĂ«l Ă Berlin, a dĂ©clarĂ© Ă l’antenne qu’il s’agit du plus gros contrat de dĂ©fense de l’histoire d’IsraĂ«l, l’accord rapportera Ă IsraĂ«l 14 milliards de shekels et crĂ©era « des centaines, des milliers de nouveaux emplois. ».
Le diplomate a expliquĂ© que l’Allemagne avait besoin d’armes israĂ©liennes pour se dĂ©fendre contre l’agression russe. « L’Allemagne a traversĂ© la Seconde Guerre mondiale, elle comprend que lorsque Poutine a envahi l’Ukraine, elle est obligĂ©e de se dĂ©fendre », a dĂ©claré le diplomate dans une interview Ă la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision Kan.Â
Le ministère israĂ©lien de la DĂ©fense a annoncé l’accord dès que les États-Unis ont obtenu l’autorisation d’exporter le système de dĂ©fense antimissile, dĂ©veloppĂ© avec la participation des AmĂ©ricains. Berlin a exprimĂ© son intĂ©rĂŞt pour l’acquisition d’un système israĂ©lien d’interception de missiles balistiques dans les premières semaines après l’invasion russe de l’Ukraine, lorsque le gouvernement d’Olaf Scholz a dĂ©cidĂ© de rĂ©viser d’urgence la doctrine de sĂ©curitĂ© nationale et d’augmenter fortement les dĂ©penses de dĂ©fense.Â
Le principal obstacle Ă l’accord Ă©tait la position de la France : le prĂ©sident Macron, dans l’esprit de la tradition gaulliste, s’est opposĂ© Ă l’approfondissement de la dĂ©pendance Ă l’Ă©gard des armes Ă©trangères et a insistĂ© sur le dĂ©veloppement de son propre système europĂ©en de dĂ©fense antimissile par les industriels europĂ©ens. Cependant, les capacitĂ©s de l’industrie de la dĂ©fense allemande ne suffisent mĂŞme pas Ă constituer rapidement une assistance de dĂ©fense Ă l’Ukraine en guerre, et l’Allemagne a obtenu un contrat pour la fourniture de Strela 3, malgrĂ© les objections de la France.
Selon les termes du contrat, IsraĂ«l doit assurer le dĂ©ploiement de la première batterie de dĂ©fense antimissile Strela 3 d’ici la fin de 2025. Â




