La guerre psychologique contre l’actuel premier ministre sous les auspices de la pandĂ©mie ne fait que s’aggraver dans une situation oĂą le pays a pourtant besoin d’unitĂ© dans un contexte de santĂ©, d’Ă©conomie et de sĂ©curitĂ© dĂ©sastreux.
La jeune femme qui a exposĂ© sa poitrine au-dessus de la menorah (symbole de l’Etat Juif) devant la Knesset lors de la manifestation d’hier soir, a rĂ©agit aujourd’hui (mercredi) dans un entretien avec la radio 103 FM Ă tous ceux qui ont condamnĂ© son comportement. Elle a dit qu’Ă ses yeux, ce n’Ă©tait pas un geste provocateur et qu’il Ă©tait beaucoup plus grave d’ĂŞtre un Premier ministre avec des mises en accusation. Elle a ajoutĂ© : « Lorsque vous exposez davantage votre poitrine, on vous Ă©coute plus. »
« C’est mon corps, les gens paient de leur corps pour ce pays. Dire que mon corps, avec lequel je suis nĂ©e, fait mal Ă quelqu’un ? C’est très hypocrite pour moi », a ajoutĂ© la jeune femme. «Parce qu’un travailleur social a Ă©tĂ© battu, un garçon de 9 ans a Ă©tĂ© violĂ© cette semaine et il n’y avait aucun travailleur social prĂ©sent pour recueillir des preuves et un ministre qui reçoit 50 000 shekels face Ă un travailleur social avec 500 dossiers Ă gĂ©rer et reçoit 5 500 shekels. »
La jeune femme a dĂ©clarĂ© ne pas se sentir coupable et a laissĂ© entendre qu’Ă ses yeux, le blâme devait ĂŞtre dirigĂ© vers le Premier ministre. « Ce n’est pas une provocation et je ne me sens pas coupable », a-t-elle dĂ©clarĂ©. « Je ne pense pas que le corps d’une femme soit une chose honteuse. Je pense qu’un Premier ministre accusĂ© de crimes est une chose très honteuse. »
Elle a ajoutĂ© : « Faites attention Ă ce qui se passe , en fait, si vous me parlez Ă la radio du matin, savez vous pourquoi? Ă€ cause de mes seins, c’est fou. C’est mon corps, et ils ne me diront pas quoi en faire. »
Hier, le prĂ©sident de la Knesset, Yariv Levin, a vivement condamnĂ© les actions de la jeune femme. Dans un message publiĂ© sur Facebook, Levin a Ă©crit : « Honte. Je dĂ©fends le droit de toute personne de protester, de manifester et d’exprimer son opinion, mais il y a une diffĂ©rence entre la protestation lĂ©gitime et le mĂ©pris des symboles de l’État. Aucun pays au monde ne permet Ă ses symboles d’ĂŞtre autant mĂ©prisĂ©s. Je m’attends Ă ce que les forces de l’ordre agissent immĂ©diatement pour poursuivre cette manifestante. «Â
Hier, des milliers de personnes ont participĂ© Ă deux grandes manifestation Ă JĂ©rusalem. L’une a eu lieu devant le bâtiment de la Knesset, oĂą la jeune femme est sortie pour protester, et l’autre devant la rĂ©sidence du Premier ministre, rue Balfour. Dans le deuxième centre, devant la rĂ©sidence du Premier ministre, un incident a Ă©clatĂ© et Ă la fin de la manifestation, après que la police a tentĂ© de disperser les manifestants, 34 d’entre eux ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s.





