Mardi dernier, Ă 11 heures, 164 passagers de la marina d’Eilat ont embarquĂ© Ă bord du navire Atlantis pour une croisière de deux heures dans le Golfe. Parmi les participants figuraient 15 membres du LycĂ©e religieux d’État d’Uriya Ă Rishon LeZion, qui venaient de terminer leurs Ă©tudes et Ă©taient en vacances dans la ville.
L’un d’eux, le regretté Eliran Levine, n’est pas rentré de la croisière. De nouveaux détails révélés par l’enquête décrivent le cours des événements qui ont apparemment conduit à la mort tragique ainsi que les dures allégations contre le comportement des responsables.
L’enquĂŞte sur l’incident, notamment Ă partir des tĂ©moignages des employĂ©s du bateau, il apparaĂ®t qu’au point de dĂ©part du voyage, l’Ă©quipage a passĂ© un briefing sur la sĂ©curitĂ© avec les passagers. Cependant, les tĂ©moignages des amis de Levin suggèrent que lors de cette rĂ©union, on leur a dit qu ‘ »il n’y avait aucune obligation de mettre un gilet de protection, si on ne veut pas ne pas le porter « .
Environ une heure après son dĂ©part, le bateau s’est approchĂ© de la cĂ´te de Sun Bay Ă quelques centaines de mètres de la cĂ´te. Ă€ ce stade, de nombreux passagers sont entrĂ©s dans l’eau Ă l’aide d’une Ă©chelle, d’un toboggan ou d’un saut depuis le pont. Selon une source impliquĂ©e dans l’enquĂŞte, beaucoup d’entre eux nageaient sans gilets de sĂ©curitĂ©, y compris des garçons et de jeunes enfants.
« Un des passagers a criĂ© : Quelqu’un se noie ! «Â
Selon la mĂŞme source, un des passagers Ă bord a criĂ© quelques minutes après l’accostage: « Quelqu’un se noie, j’ai essayĂ© de le sauver et je n’ai pas pu. », « Il se noie ! », et comme nous le publions aujourd’hui pour la première fois, l’enquĂŞte montre qu’il est mĂŞme allĂ© au deuxième Ă©tage et a atteint le pont oĂą se trouve le capitaine.
Selon l’enquĂŞte , le commandant de bord est suspectĂ© de ne pas avoir pris au sĂ©rieux les appels du passager sur le danger du jeune homme, mais ce dernier a rejetĂ© les accusations, mais selon les passagers, le commandant n’a pas immĂ©diatement engagĂ© d’actions en vue de sauver le jeune homme et a mĂŞme exhortĂ© le passager Ă ne pas paniquer parmi les autres passagers. Ce n’est que 10 minutes plus tard, lorsque les autres passagers sont montĂ©s Ă bord, que le commandant de bord a dĂ©cidĂ© de descendre sur le pont des passagers et de faire des recherches. Il semble Ă©galement que le commandant de bord n’ait pas emmenĂ© avec lui le passager qui avait annoncĂ© une noyade et ne lui avait pas demandĂ© de lui indiquer oĂą Eliran se trouvait.
Ă€ ces moments-lĂ , le corps du jeune homme a sombrĂ© Ă environ 14 mètres de profondeur et rien ne pouvait ĂŞtre identifiĂ© sur l’eau. Le responsable a soulignĂ© que, bien que le capitaine soit le seul Ă disposer d’une licence et de l’Ă©quipement de plongĂ©e, il avait dĂ©cidĂ© de ne pas plonger pour le naufragĂ© et avait plutĂ´t attendu que le responsable des cĂ´tes appelle.
Avant l’arrivĂ©e du bateau de secours, deux plongeurs qui Ă©taient prĂ©sent ont retirĂ© le corps du jeune homme Ă environ 20 minutes après le dĂ©but de sa noyade. MalgrĂ© les tentatives d’opĂ©rations de rĂ©animation cardio-respiratoire menĂ©es Ă bord du navire, de l’embarcation des sauveteurs de la plage, lorsque le jeune homme est arrivĂ© Ă l’hĂ´pital de Yoseftal, il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© mort.
Le capitaine a demandé de continuer à naviguer ?
Une des affirmations d’un ami de la victime est que le capitaine du navire voulait continuer Ă naviguer après l’incident. Toutefois, selon un facteur impliquĂ© dans l’enquĂŞte, le capitaine refuse jusqu’à prĂ©sent la plainte dans le cadre de son interrogatoire.
La loi impose clairement la responsabilitĂ© du capitaine et du propriĂ©taire du navire en cas de blessure grave ou de dĂ©cès lors de la croisière, indique la personne avec qui nous avons parlĂ©. En consĂ©quence, le commandant de bord est soupçonnĂ© d’avoir causĂ© la mort par nĂ©gligence après ces longues minutes oĂą il a apparemment ignorĂ© l’appel du passager et la dĂ©cision de ne pas essayer de plonger et de le sauver. Il restera en rĂ©sidence surveillĂ©e jusqu’Ă jeudi.
Suspicion contre le propriétaire du navire: violation des conditions de licence
Ă€ cette heure-ci, la police examine les photographies des camĂ©ras de sĂ©curitĂ© embarquĂ©es sur le navire. Nombre d’entre elles ont Ă©tĂ© photographiĂ©es pendant la catastrophe mais n’ont pas Ă©tĂ© enregistrĂ©es. Les chercheurs Ă©tudient actuellement comment le drame enregistrĂ© peut aider Ă clarifier les circonstances.
Pour l’instant, l’identitĂ© du passager qui a apparemment tentĂ© de sauver la vie de Levin et de l’avertir de son naufrage n’a pas encore Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă la police et on tente de le localiser. En outre, le propriĂ©taire du navire a Ă©galement Ă©tĂ© interrogĂ© sur des violations des conditions de licence et libĂ©rĂ© dans des conditions restrictives.
En mĂŞme temps que l’enquĂŞte policière, la nouvelle en ligne indiquait qu’il avait Ă©tĂ© nommĂ© chercheur des chantiers navals et des autoritĂ©s portuaires du ministère des Transports. Bien que l’enquĂŞte de police se poursuive au niveau pĂ©nal, le ministère des Transports mène actuellement une enquĂŞte administrative afin de dĂ©terminer si l’Ă©quipage et le propriĂ©taire du navire ont pris toutes les mesures nĂ©cessaires pour assurer la sĂ©curitĂ© des passagers.
Ă€ ce stade, le ministère des Transports a refusĂ© de rĂ©pondre et a indiquĂ© qu’il n’Ă©tait pas autorisĂ© Ă traiter la question Ă un moment oĂą l’enquĂŞte de police est en cours.





