La première femme musulmane chauffeur de bus en IsraĂ«l: « Je n’ai besoin de l’approbation de personne »


Les femmes chauffeurs de bus sont rares, mĂŞme en IsraĂ«l et d’autant plus au sein de la communautĂ© musulmane. Apparemment, il y aurait une seule femme qui a rĂ©ussi a acquĂ©rir le diplĂ´me de conductrice, elle se nomme Suhaila Padilla, elle a 44 ans et est mère de quatre enfants.

Padilla est une rĂ©sidente de Tira, et assistante mĂ©dicale, elle porte le hijab et s’habille modestement quant elle se trouve dans son bus au sein de la sociĂ©tĂ© de Kfar Saba.

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Elle dit : «J’ai toujours aimĂ© conduire, et lorsque son mari a dĂ©cidĂ© de m’autoriser le bus, je me suis dit: pourquoi ne pas devenir conductrice de bus ? »

Avec l’aide de son mari, elle a passĂ© les examens et a commencĂ© une longue formation, thĂ©orique et pratique mais toujours en prĂ©sence de son mari, car c’Ă©tait la seule femme parmi les hommes.  Padilla a Ă©tĂ© embauchĂ©e comme chauffeur cinq jours par semaine, et sept heures par jour.

« Ils vont me voir beaucoup», dit Padilla, ajoutant : «Les vĂŞtements sont de couleurs particulièrement strictes – noir et violet. Donc mes vĂŞtements sont noirs, et mon hijab violet ». Bien que la sociĂ©tĂ© fournit aux autres hommes un uniforme, Padilla a achetĂ© ses vĂŞtements tout en rĂ©pondant aux exigences de la religion et de la sociĂ©tĂ©.

Cela fait aujourd’hui trois annĂ©es qu’elle travaille, et Padilla dit que tout son environnement n’est pas contre elle, et elle n’a pas consulté de personne religieuse. «Je suis une musulmane pieuse, mais je n’ai pas besoin de l’approbation de quiconque pour mon travail», dit-elle. «Je sais exactement ce qui est permis et ce qui ne l’est pas ».

Dans un pays oĂą les relations judĂ©o-arabes ne sont pas bonnes, Padilla dit qu’il y a de l’espoir. Elle a rencontrĂ© deux soldats qui se tenaient Ă  l’entrĂ©e de l’autobus et m’ont regardĂ© de façon insistante, alors j’ai souris et garder le cap. Fondamentalement, il n’y a pas de problème avec les passagers. Nous vivons tous ensemble.  »

Padilla se considère comme un modèle pour les jeunes filles de la sociĂ©tĂ© arabe, mais aussi pour les autres automobilistes. Padilla aime son travail, et elle a un nouveau rĂŞve : «J’ai dit Ă  mon mari que je voulais ĂŞtre conductrice de train, je crois que cela se produira».

Padilla ne sera pas la seule femme musulmane a être chauffeur en Israël: les ministères des Finances et des Transports vont coopérer dans la formation de 30 femmes arabes en raison de la pénurie de chauffeurs. La formation théorique et pratique durera six mois, avec une allocation de subsistance de 1500 NIS par mois le temps de la formation.