La sagesse de se remettre en question  : ce sont les leçons que Tsahal doit tirer après l’attaque d’Ariel qui a durĂ© 16 minutes

La grave attaque d’Ariel, au cours de laquelle trois IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© assassinĂ©s, aurait dĂ» se terminer par la première rencontre du terroriste avec les gardes de sĂ©curitĂ© civils, lors du premier coup de couteau sur un garde de sĂ©curitĂ© et s’arreter lĂ . Et pourtant, le système de sĂ©curitĂ© est tenu de tirer rapidement les leçons, de la poursuite de l’attentat pendant 16 minutes d’une tuerie dans trois endroits diffĂ©rentes, quand le mĂŞme terroriste a eu de quoi changer deux fois de vĂ©hicules et tuer trois personnes et blessants d’autres….

16 minutes se sont Ă©coulĂ©es entre le moment oĂą l’agent de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© poignardĂ©, le tir de son ami en l’air, jusqu’Ă  ce que le terroriste soit tuĂ© sur la route traversant la Samarie. Si le terroriste avait aussi une arme Ă  feu, les rĂ©sultats de l’attaque auraient pu ĂŞtre beaucoup plus graves. Environ six mois seulement se sont Ă©coulĂ©s depuis le meurtre du gardien de sĂ©curitĂ© Vyacheslav (Daniel) Golev par des terroristes Ă  bout portant Ă  l’entrĂ©e d’Ariel. Il y a moins d’un mois, le terroriste Udai Tamimi a Ă©tĂ© tuĂ© par des agents de sĂ©curitĂ© civils Ă  l’entrĂ©e du mont Adumim, dix jours après l’attaque au poste de contrĂ´le de Shoafat, au cours de laquelle la dĂ©funte combattante Noa Lezar a Ă©tĂ© tuĂ©e.

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Les nombreuses portes d’entrĂ©e et points de contrĂ´le de Yosh sont marquĂ©s comme des points faibles et une cible attrayante pour les terroristes pour commettre des attaques suicides. Alors que les points de passage et les points de contrĂ´le sont sous la responsabilitĂ© directe du système de sĂ©curitĂ©, l’IDF ou l’unitĂ© Magav, en raison de la nĂ©cessitĂ© de la rĂ©alitĂ© sĂ©curitaire et la multiplicitĂ© des tâches, le premier cercle de sĂ©curitĂ© Ă  l’entrĂ©e des ychouvim et les zones industrielles sont gĂ©nĂ©ralement gardĂ©es par des agents de sĂ©curitĂ© civils employĂ©s par l’agent de sĂ©curitĂ© du conseil. Ils ne sont certes pas sous le commandement direct de Tsahal, comme c’est la coutume, mais ils font finalement partie intĂ©grante des systèmes de sĂ©curitĂ© essentiels, et leur rĂ´le est important pour contrecarrer les attaques terroristes.

Les points d’entrĂ©e des localitĂ©s et des zones industrielles tenues par des agents de sĂ©curitĂ© civile font partie intĂ©grante de la chaĂ®ne de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense des localitĂ©s de la rĂ©gion de Yosh et constituent Ă  ce titre souvent le maillon faible lorsque, lors de la planification d’un attentat, les organisations terroristes ou le terroriste individuel les choisit comme cible. Le système de sĂ©curitĂ© n’est pas en mesure d’assumer la pleine responsabilitĂ© sur les portes d’entrĂ©e des localitĂ©s, mais la question de la norme requise, du niveau de formation et de compĂ©tence de ses agents doit ĂŞtre traitĂ©e en profondeur, ainsi que renforcer la surveillance et le contrĂ´le autour de ces positions, qui deviennent souvent des cibles terroristes.

16 minutes en termes d’attentat, c’est une Ă©ternitĂ©, donc l’enquĂŞte ne doit pas seulement porter sur la première rencontre avec les gardes civils, mais aussi et peut-ĂŞtre surtout sur le long laps de temps qui s’est Ă©coulĂ© jusqu’Ă  l’Ă©limination du terroriste, et la grande confusion jusqu’Ă  ce qu’il ne soit localisĂ© qu’après sa descente du vĂ©hicule, sur un axe de circulation important comme la route Trans-Samarie.

La principale raison de l’Ă©cart temporel est avant tout liĂ©e Ă  la formation de la situation en gĂ©nĂ©rale. L’arrivĂ©e du terroriste sur la route principale de Shomron, après avoir volĂ© une voiture Ă  la station-service Ă  laquelle il a fui après l’attaque n’a pas Ă©té  pris en compte en temps rĂ©el – et donc aucun blocage n’a Ă©tĂ© fait le long de la route.

Compte tenu de la situation pendant de nombreuses minutes, Tsahal a cru qu’il s’agissait de deux attaques diffĂ©rentes, alors qu’au dĂ©part, les informations sur ce qui se passait sur la route 5 elle-mĂŞme concernaient un accident de voiture sans apprendre que c’etait un lien direct avec le terroriste qui avait fui lors de l’attaque Ă  la station-service. Tout a Ă©tĂ© compris lorsqu’ils ont vu la carte d’identitĂ© qu’il a laissĂ©e tomber. Plus tĂ´t, il est devenu clair qu’il s’agissait d’un terroriste. Jusqu’au contre-interrogatoire final, la Division de Yosh n’a pas exclu la possibilitĂ© que deux des terroristes dans diffĂ©rentes endroits Ă©taient ceux qui menaient les attaques, quand l’un d’eux s’est Ă©chappĂ©.

La sagesse du recul

L’Ă©tablissement de sĂ©curitĂ© estime que le terroriste qui a perpĂ©trĂ© l’attaque n’a pas planifiĂ© son itinĂ©raire d’Ă©vacuation vers la route 5 et a entrepris de commettre un attentat suicide au poste de contrĂ´le. Après coup, l’armĂ©e estime que la route aurait dĂ» ĂŞtre fermĂ©e, mais Ă  ce stade, on ignorait que le terroriste avait pris la fuite avec un vĂ©hicule volĂ©. Relativement parlant, le rapport Ă  l’armĂ©e sur la première attaque Ă  l’entrĂ©e de la zone industrielle d’Ariel est venu rapidement, après qu’un officier militaire qui se trouvait dans la zone a signalĂ© directement Ă  l’un des commandants de compagnie du secteur.

L’enquĂŞte elle-mĂŞme devrait porter non seulement sur le fonctionnement des agents de sĂ©curitĂ© civile, mais aussi sur la formation d’images de la situation gĂ©nĂ©rale et en temps rĂ©el et des actions entreprises sur le terrain après qu’il ait Ă©tĂ© clair qu’il s’agissait d’une attaque et que le terroriste s’est enfui. Les questions qui mĂ©ritent d’ĂŞtre examinĂ©es en profondeur sont, entre autres, les questions de dialogue dans un rĂ©seau de communication commun – les gardes de la sĂ©curitĂ© civile, l’officier de sĂ©curitĂ© du conseil, les gardes, et bien sĂ»r la police et l’armĂ©e. La mise en place d’un exercice d’action conjointe de l’armĂ©e et de la police, fermant les routes, isolant la zone et activant les forces en attente de Tsahal ou la police, montre dĂ©jĂ  qu’il manque par exemple d’une unitĂ© de motards dans cette zone, qui peut agir rapidement face Ă  de telles situations.

Un soldat du Golani qui effectuait une patrouille conjointe de routine avec la police, un soldat blindĂ© en vacances et un autre civil sont ceux qui ont finalement mis fin Ă  l’attaque en raison de leur proximitĂ© alĂ©atoire avec la scène. Le dĂ©roulement de l’incident sur une autoroute et une autoroute centrale comme le Shumron Crossing a rĂ©vĂ©lĂ© des lacunes importantes dans la capacitĂ© des forces Ă  isoler le terroriste et Ă  stopper rapidement une attaque faisant moins de victimes.

Il est probable qu’une attaque similaire au centre du pays au lieu d’une route de routine en JudĂ©e-Samarie, aurait mis en lumière les avantages technologiques de Tsahal, avec des camĂ©ras en rĂ©seau partout, et a Ă©galement facilitĂ© la mise en place rapide par la police de barrages routiers, ce qui aurait isolĂ© le lieu de l’attaque et aurait arrĂŞtĂ© le terroriste plus tĂ´t.

Il est probable que certaines des choses Ă©crites ici soient considĂ©rĂ©es rĂ©trospectivement comme sages, puisque l’attaque s’est dĂ©roulĂ©e de manière inattendue, ce qui ressemble presque Ă  un scĂ©nario imaginaire. Avec un haut degrĂ© de probabilitĂ©, le terroriste qui a perpĂ©trĂ© l’attaque a estimĂ© qu’il obtiendrait le statut de martyr dès la rencontre avec les gardes de sĂ©curitĂ© armĂ©s, et il est très douteux qu’il ait estimĂ© qu’il rĂ©ussirait Ă  voler deux vĂ©hicules, avançant le long de la route traversant la Samarie et menant une attaque dans trois arènes diffĂ©rentes jusqu’Ă  ce qu’ils parviennent Ă  l’Ă©liminer. Beaucoup de gens ont beaucoup Ă  apprendre de l’enquĂŞte qui aura lieu dans un proche avenir, et il est important que l’enquĂŞte ne s’arrĂŞte pas au fonctionnement des agents civils dans la zone industrielle d’Ariel.

Résultat du test

MalgrĂ© la dernière attaque et ses rĂ©sultats meurtriers, ainsi que les graves attaques Ă  Kiryat Arba et au poste de contrĂ´le de Shuafat, Tsahal reconnaĂ®t une diminution du nombre d’attaques par balle et du nombre d’alertes dans le système dans les camps de rĂ©fugiĂ©s de Shrem et de JĂ©nine car cela a donnĂ© des rĂ©sultats.

RĂ©cemment, les arrestations de personnes recherchĂ©es au cĹ“ur des camps de rĂ©fugiĂ©s, longtemps marquĂ©es par de vĂ©ritables combats, s’achèvent aujourd’hui de façon nette avec l’arrestation de la personne recherchĂ©e qui se rend sans combattre. « Du sacrifice Ă  l’extradition », certains appellent ce qu’ils voient comme un changement dans l’armĂ©e face Ă  l’activitĂ© agressive des unitĂ©s spĂ©ciales de Tsahal et du Magav au cĹ“ur des camps de rĂ©fugiĂ©s. L’establishment sĂ©curitaire estime que les dĂ©gâts causĂ©s Ă  l’organisation terroriste de la Fosse aux Lions, les liquidations ciblĂ©es  et les arrestations ont entraĂ®nĂ© un changement de tendance depuis la mi-octobre.

MalgrĂ© ces tendances, aussi importantes soient-elles, il est prĂ©maturĂ© d’y voir les signes avant-coureurs d’un dĂ©but de modĂ©ration de la situation sĂ©curitaire Ă  Yosh .Les trois graves attentats Ă  l’entrĂ©e d’Ariel, Ă  Shuafat et près de Kiryat Arba ont Ă©tĂ© par des terroristes individuels, qui se sont mis en route en supposant qu’il s’agissait d’un attentat suicide.

Comme lors de la vague terroriste de 2015, la plupart des attaques sont perpĂ©trĂ©es en Ă©crasant un vĂ©hicule ou en poignardant avec un couteau, mais par rapport Ă  2015, l’utilisation d’armes Ă  feu est plus courante mĂŞme dans les attaques dĂ©finies par Tsahal comme celles perpĂ©trĂ©es par un seul terroriste, pas avec le soutien d’une organisation terroriste qui l’a soutenu et aidĂ©.

Des dizaines d’attaques par balles ont Ă©tĂ© menĂ©es par des terroristes de la « Foisse aux lions » , qui ont reçu une couverture mĂ©diatique excessive, mais très peu d’incidents se sont soldĂ©s par des victimes du cĂ´tĂ© israĂ©lien. Dans une large mesure, le phĂ©nomène terroriste du terroriste solitaire Ă©tait et reste plus complexe Ă  gĂ©rer pour le système de sĂ©curitĂ© que contre une organisation terroriste Ă©tablie, ou une organisation qui essaie de s’enraciner d’abord dans la carte du terrorisme palestinien comme la fosse aux lions et des phĂ©nomènes similaires Ă  JĂ©nine Ă©galement.

L’instabilitĂ© sĂ©curitaire dans la rĂ©gion de Yosh dure depuis environ huit mois depuis la vague d’attentats du printemps dernier et le lancement de l’opĂ©ration Wave Breaker. Le renforcement de la dĂ©fense, la rĂ©alisation de nombreuses opĂ©rations dans les camps de rĂ©fugiĂ©s et une action ciblĂ©e et efficace contre la fosse aux lions ont donnĂ© des rĂ©sultats sur le terrain, mais comme mentionnĂ©, tous n’annoncent pas encore une amĂ©lioration de la situation sĂ©curitaire et une stabilitĂ© relative, alors qu’il semble que le mois dernier ait Ă©tĂ© caractĂ©risĂ© par de graves attentats planifiĂ©s par un seul terroriste.

MalgrĂ© le test du rĂ©sultat difficile, l’ampleur des Ă©vĂ©nements est encore nettement infĂ©rieure par rapport aux mois d’escalade de la vague de terrorisme au couteau et au piĂ©tinement qui a commencĂ© fin 2015 et s’est terminĂ©e fin 2016, au cours de laquelle 47 IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© assassinĂ©. Tsahal et l’establishment de la sĂ©curitĂ© reconnaissent une faiblesse gouvernementale majeure de l’AutoritĂ© palestinienne. Le renforcement du Hamas après l’opĂ©ration de garde du mur Ă  Yosh et le dĂ©goĂ»t de la rue palestinienne envers l’autoritĂ© de l’AutoritĂ© palestinienne, perçue comme corrompue, ajoutent Ă©galement un mĂ©lange d’instabilitĂ©.

MalgrĂ© cela, l’establishment de la sĂ©curitĂ© estime qu’il est possible de stabiliser la situation sĂ©curitaire en JudĂ©e-Samarie et de modĂ©rer l’augmentation de la portĂ©e des attaques au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e. Sur le chemin, Tsahal estime que la libertĂ© d’action doit ĂŞtre maintenue partout oĂą il y a un besoin opĂ©rationnel, y compris au cĹ“ur des camps de rĂ©fugiĂ©s de JĂ©nine et de Naplouse, en particulier Ă  la lumière de la faiblesse des mĂ©canismes de sĂ©curitĂ© palestiniens dans ces zones et parfois le manque de coordination sĂ©curitaire avec les Palestiniens et la distinction entre ceux qui sont impliquĂ©s dans le terrorisme et ceux qui n’y sont pas impliquĂ©s.

Les Américains emboîtent le pas

L’armĂ©e dĂ©savoue fermement la nĂ©cessitĂ© opĂ©rationnelle de l’opĂ©ration Mur de protection 2 ou la rupture des liens avec l’AutoritĂ© palestinienne, mais est Ă©galement consciente des changements nuancĂ©s entre les gouvernements sortant et entrant. Dans l’armĂ©e israĂ©lienne, comme en 2015 avec le Premier ministre Ă©tait Benjamin Netanyahu, ils disent que la base de leurs recommandations est purement professionnelle et dans un intĂ©rĂŞt clair pour la sĂ©curitĂ©. Dans cette rĂ©alitĂ©, l’armĂ©e israĂ©lienne estime que les gros titres incendiaires et populistes ne remplacent pas une politique Ă©quilibrĂ©e – de recours Ă  la force d’une part, de secours civil et de coordination avec l’AutoritĂ© palestinienne d’autre part.

L’armĂ©e n’est pas considĂ©rĂ©e comme un substitut pertinent Ă  la coordination et Ă  la coopĂ©ration avec les mĂ©canismes de sĂ©curitĂ© palestiniens, dans un intĂ©rĂŞt sĂ©curitaire distinct pour IsraĂ«l. Ceux qui rĂ©clament l’opĂ©ration Mur de protection 2, alors que Tsahal opère constamment au cĹ“ur des villes palestiniennes, et qui veulent rompre les liens avec l’AutoritĂ© palestinienne et la coordination sĂ©curitaire avec elle, devraient Ă©galement proposer des alternatives et se rappeler que le sens opĂ©ratoire de leur demande est que Tsahal s’occupe presque exclusivement des activitĂ©s en cours , et beaucoup moins de la formation et de la construction des compĂ©tences nĂ©cessaires pour faire face aux vrais dĂ©fis du combat contre l’Iran et ses supplĂ©tifs. Ainsi, sans s’en apercevoir, lors de l’annĂ©e dernière, l’armĂ©e rĂ©gulière a Ă©tĂ© principalement engagĂ©e dans des activitĂ©s opĂ©rationnelles dans la zone palestinienne.

C’est exactement le dilemme auquel Netanyahu est actuellement confrontĂ© en tant que Premier ministre dĂ©signĂ©. Son opposition Ă  ce stade Ă  la nomination de Bezalel Smotrich au poste de ministre de la DĂ©fense n’est pas seulement dans un contexte personnel ou dans le cadre d’une bataille politique sur le partage du butin entre les partis après les Ă©lections. En choisissant un ministre de la DĂ©fense, Netanyahu dĂ©clare une manière et une approche dans lesquelles il agira envers les Palestiniens.

De plus, les AmĂ©ricains suivent avec beaucoup d’intĂ©rĂŞt, signalant mĂŞme Ă  Netanyahu qu’ils ne verront pas d’un bon Ĺ“il la nomination de Smotrich au poste de ministre de la DĂ©fense. Netanyahu, mĂŞme s’il prĂ©tend le contraire, est loin d’ignorer les signaux amĂ©ricains, mais se trouve dans un enchevĂŞtrement politique qu’il n’est pas facile de dĂ©nouer. Une pĂ©riode de gloire politique et d’Ă©panouissement n’est pas visible Ă  l’horizon, mais il n’en a pas Ă©tĂ© de mĂŞme sous le gouvernement prĂ©cĂ©dent non plus. Les gouvernements israĂ©liens opèrent Ă  partir du concept de prĂ©servation du statu quo, de « gestion du conflit », comme on l’appelle communĂ©ment ici, jusqu’Ă  ce que le conflit nous rappelle qu’il a ses propres plans.

Netanyahu devrait mener une rhĂ©torique plus agressive envers Abou Mazen, en durcissant la lutte contre le financement financier des familles terroristes et en multipliant les affrontements publics. Mais dans les coulisses, il est probable que Netanyahu comprenne très bien qu’une nouvelle escalade dans les relations avec l’AP est loin de servir les intĂ©rĂŞts d’IsraĂ«l, Ă  la fois dans les relations avec les AmĂ©ricains et en dĂ©tournant l’attention de la campagne très importante contre l’Iran nuclĂ©aire et de la prĂ©paration Ă  un affrontement avec le Hezbollah.

Netanyahu, si nous pouvons nous faire une idĂ©e de son mandat prĂ©cĂ©dent, Ă©tait prĂŞt Ă  ajouter de gĂ©nĂ©reuses augmentations au budget de la dĂ©fense. Le renforcement des systèmes de dĂ©fense et la construction de capacitĂ©s offensives contre l’Iran Ă©taient au cĹ“ur de ce concept. S’impliquer dans l’arène palestinienne et y investir des ressources est d’un ordre de prioritĂ© bien infĂ©rieur, d’oĂą la volontĂ© de Netanyahu de nommer Ă  ce poste une personnalitĂ© qui sera perçue comme pragmatique et modĂ©rĂ©e, et pas seulement Ă  cause des AmĂ©ricains, comme cela semble plus facile Ă  expliquer.