» La sueur épargne le sang » par Jean-Marc DESANTI

 

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« Le football américain, c’est comme la guerre nucléaire, il n’y a pas de vainqueur, juste des survivants. » ( Frank Gilford )

 

La situation politique économique et sociale catastrophique mène les analystes les plus modérés à considérer que l’impensable, c’est à dire une guerre mondiale est à l’ordre du jour. Le feu nucléaire, cette logique infernale la plus reptilienne, est même pris en compte dans tous les scénarios, non seulement dans les écoles de guerre, mais aussi dans toutes les chancelleries. Or Israël se trouve au centre de ce maelström. Son énergie vitale, sa volonté de ne pas capituler devant la logique « des puissances d’argent » et le fait de rester le dernier dépositaire des valeurs occidentales le place dans une situation stratégique où l’honneur le dispute à l’anéantissement.

Dans les années cinquante et soixante, il ne venait à l’esprit d’aucun homme politique ou d’aucun « décideurs » d’oublier l’année 1945 et le « souffle du diable » contre Hiroshima et Nagasaki. On mesurait encore alors la possibilité renouvelable d’un cataclysme terrifiant de cette origine ou d’une autre nature, capable de modifier la planète, et d’en bousculer l’ordre et la géographie, sinon de la foudroyer. C’était, partout, le temps des alertes, des masques à gaz dans les écoles, des jeux de pistes fléchés pour arriver en bon ordre dans les bunkers …

Curieusement, le temps passant,drainant avec lui son lot de catastrophe et d’alerte à la guerre nucléaire, les dirigeants des états se préoccupèrent plus de vendre un monde rêvé à leurs concitoyens ( allant même jusqu’à annoncer la fin de l’histoire ) plutôt que de jouer aux sentinelles, aux vigies qui anticipent le pire, oui le pire, l’ouragan même, lorsque le plagiste se dore au soleil.

Et pourtant il y eut la crise des missiles à Cuba, le crash en 1961, en Caroline du Nord, d’un bombardier avec deux bombes atomiques, la prolifération du nucléaire militaire puis ( entre autre ) l’accident du réacteur de Lucens en Suisse, la contamination du Mississippi après le « souci » à la centrale de Monticello, la première fusion d’un cœur nucléaire à la centrale nucléaire de Three Mile Island en Pennsylvanie sans oublier Tchernobyl et le grave « incident » de la centrale nucléaire de Paks en Hongrie … Jusqu’à Fukushima. Encore nous faut-il ajouter l’attaque du peuple kurde à Halabja ou la catastrophe chimique de Bhopal en Inde. Normalement comme le disait Hobbes «  Le privilège de l’absurdité étant réservé à la seule créature humaine. », l’on aurait pu s’attendre à une prise en compte de l’aspect « inéluctable » de la progression de cette absurdité consubstantielle à la nature et, de ce fait, renforcer en amont les politiques de sécurité publique. C’est à dire au minimum :

Informer en temps voulu d’une catastrophe ou d’une attaque imminente

Organiser des évacuations partielles ou totales de zones

Assurer des moyens de protections individuelles ( combinaisons ayant satisfaites aux trois caractéristiques suivantes : étanchéité, résistance à la dégradation et à la perméation )

Distribution de vivres et d’eau

Disposer de services d’ordre pour éviter ou canaliser toute panique

Moderniser les dispositifs d’intervention

Concernant Israël, trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles. Nous connaissons les raisons économiques, financières, politiques et religieuses de la course vers l’abîme dont nous pourrions débattre mais cela est fait largement, il nous appartiendra donc, ici, de mettre en exergue une réflexion de type technique.

Ainsi, si le dispositif d’alerte doit être centralisé, au départ pour une mobilisation totale des moyens de transmission de l’information ( radiophoniques, téléphoniques, télévisuels, internet ), il est indispensable par la suite d’avoir prévu dans chaque région puis dans chaque ville et au final dans chaque quartier et chaque village des relais opérationnels faisant office d’autorité.

Dans certains cas, il peut s’avérer nécessaire de les prévenir lors d’un problème « en cour », car il ne faut pas oublier que l’explosion d’une centrale, d’une bombe ou d’un missile dans une région donnée ( par exemple en Iran ) peut , selon la direction des vents, créer de vastes zones de contamination radioactive.

Pour prévenir un tel danger, en temps réel, il est indispensable de posséder un système spécial de reconnaissance aérienne et terrestre « décentralisé » et de créer de multiples stations locales capables d’utiliser et d’analyser tous les types de renseignements météo émettant des prévisions sur les phénomènes radioactifs ou chimiques.

Par la suite de la contamination des vivres et de l’eau, les problèmes de conservation des aliments sont des facteurs de survie qui doivent être traiter avec rigueur.

Ainsi doit-on encore répéter que les canalisations et les conduites d’eau ne sont pas invulnérables et qu’elles ne sont pas adaptées aux systèmes de purification d’eau contaminée par des agents radioactifs ou microbiens ?

Les menaces nucléaires, bactériologiques et chimiques soulèvent donc le problème de remplacement rapide ( combien de kits disponibles ? ) puis de reconstruction et de décontamination des collecteurs détruits.

L’efficacité de l’aide à la population dépend hautement du niveau de discipline respecté compte tenu que des flots de « réfugiés » échappant à tout contrôle entraînent toujours, d’expérience, la désorganisation du déploiement et de la mobilisation des forces réactives.

Ainsi le maintien de l’ordre doit être confié à des groupes mixtes, composés de soldats spécialisés dans la gestion des foules, lors de risques majeurs et d’une forte proportion d’agents médicaux, spécialisés dans la gestion de crises sanitaires substantielles. Ces services doivent constituer l’ossature d’une réserve citoyenne disponible sur- le- champ pour entrer en action, sans attendre de nouveaux ordres ou instructions. Par mesure d’aide complémentaire et par soucis de rapidité et d’efficience, des brigades locales, de même nature, doivent être crées dans les complexe industriels ou autres lieux publics à hauts risques.

Dans le même ordre d’idée, poussant la logique salutaire de la réactivité et compte tenu des destructions toujours importantes et menaçantes, dépassant une culture du secret parfaitement désuète et préjudiciable pour la santé des populations, il est indispensable de développer des équipes de défense civile spécialisées dans le déblaiement des décombres, le secours aux rescapés et leur immédiate évacuation vers des régions éloignés des sinistres. Pour être en mesure d’accomplir rapidement leurs missions, elles devront être en alerte permanente non loin des villes et des objectifs industriels.

Aussi pour que l’aide médicale intervienne en temps voulu, tous les médecins, quelles que soit leur spécialité, se doivent d’étudier la pathologie des troubles provenant d’agents nucléaires, chimiques ou bactériologiques. Ils seront, escortés d’agents de sécurité ( la technique a été mise au point en Irak et en Afghanistan avec succès ), convoyés et acheminés en priorité et en un temps record sur les lieux des catastrophes.

Il est donc essentiel auparavant de mettre au point une procédure capable de déterminer rapidement le diagnostic de maladies contagieuses, les moyens d’isoler les personnels infectés et la mise en quarantaine, d’acclimater le régime de travail des centres industriels et celui, déterminant, des transports publics.

En résumé, il y a lieu, aujourd’hui encore plus qu’hier, de tout mettre en œuvre, structure publique comme secteur privé pour qu’une défense civile soit organisée avec un maximum de mesures novatrices faisant l’objet de recherches permanentes et accélérées. «  Si tu veux la paix, prépare la guerre mais si on t’impose la guerre , prépare ta survie  » . Qu’on le veuille ou non Israël est une petite nation avec peu d’habitants, elle se doit donc d’être plus rapide dans ses  « mises à jour », plus innovante dans l’urgence, plus efficace dans la réactivité. La vérité est sacrée dit-on, alors mieux vaut une vérité qui fait peur qu’une vérité flatteuse. Ein Brerah …

 

Jean-Marc DESANTI pour Alyaexpress-News