L’organisation de dĂ©fense des droits de l’homme Human Rights Watch a dĂ©clarĂ© aux journalistes de la publication Ă but non lucratif New Humanitarian que la Syrie Ă©tait menacĂ©e par la famine avec 40 000 hectares (400 km carrĂ©s) de terres agricoles incendiĂ©s dans le pays depuis le 10 mai.
Des champs de blĂ© et d’autres terres brĂ»lent principalement dans la zone de l’offensive des forces d’Assad lancĂ©e il y a deux mois dans la province d’Idlib, au nord-ouest du pays, principal centre de production agricole en Syrie, avec une population d’environ 2,5 millions d’habitants. L’opposition syrienne affirme qu’Assad et ses alliĂ©s russes, qui ont dirigĂ© le bombardement de la rĂ©gion, ont dĂ©libĂ©rĂ©ment dĂ©truit les rĂ©coltes afin de geler ou d’obliger les opposants Ă Assad Ă prendre la fuite.
Les dĂ©fenseurs des droits de l’homme de Human Rights Watch soulignent que, mĂŞme si ces accusations sont sans fondement, le lien entre les incendies et les attentats Ă la bombe dans la zone d’attaque par les forces gouvernementales est presque certain. L’armĂ©e syrienne utilise des bombes incendiaires et Ă fragmentation, et l’extinction des incendies provoquĂ©s par les bombardements est compliquĂ©e par les conditions mĂ©tĂ©orologiques. Au milieu du mois de mai, une anomalie climatique est enregistrĂ©e dans tout le Moyen-Orient. La tempĂ©rature de la surface de la Terre est très supĂ©rieure Ă la norme saisonnière.






