La technologie numérique (contrôle de votre téléphone) a identifié 400 premiers suspects pouvant être infectés par le coronavirus

Le ministère israĂ©lien de la SantĂ© a annoncĂ© la rĂ©ception des premiers rĂ©sultats d’un système de suivi des patients atteints de coronavirus. Hier, le gouvernement a approuvĂ© comme mesure d’urgence l’utilisation d’outils numĂ©riques pour rechercher d’Ă©ventuels porteurs du virus. Pour cela, un système de gĂ©olocalisation est utilisĂ©, disponible sur n’importe quel smartphone. Les informations sur l’emplacement du smartphone sont stockĂ©es sur les serveurs des entreprises de tĂ©lĂ©phonie mobile et peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour savoir qui Ă©tait près du porteur confirmĂ© de l’infection.

Mercredi soir, le ministère de la SantĂ© a signalĂ© que les 400 premières personnes avaient reçu des informations selon lesquelles elles Ă©taient dangereusement car proche d’un patient atteint du coronavirus, qu’elles pourraient ĂŞtre infectĂ©es et devraient immĂ©diatement aller en quarantaine.

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Les patients ont Ă©galement Ă©tĂ© informĂ©s de l’utilisation des informations de leur tĂ©lĂ©phone afin de sauver d’autres citoyens.

Le texte du message aux patients potentiels ressemble Ă  ceci:

«Bonjour, (nom). Selon une Ă©tude Ă©pidĂ©miologique, ce jour (date) vous Ă©tiez Ă  cĂ´tĂ© d’un patient atteint de coronavirus. Vous devez immĂ©diatement vous mettre en quarantaine avant cette date (date) afin de protĂ©ger vos proches et tous les citoyens. Si vous avez de la fièvre ou de la toux, appelez le 101 pour une ambulance. »

La recherche des itinĂ©raires des patients après une infection Ă  l’aide de la technologie numĂ©rique est effectuĂ©e par le Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© (SHABAK).

De nombreux politiciens et la sociĂ©tĂ© civile sont scandalisĂ©s que cette enquĂŞte soit menĂ©e sans un contrĂ´le appropriĂ© par la Knesset, et on ne sait pas ce que les enquĂŞteurs de Shabak feront plus tard avec ces informations privĂ©es. Il ne s’agit pas seulement des citoyens ordinaires, mais aussi des politiciens.

Jeudi, la Haute Cour de justice (BAGAC) examinera une pĂ©tition contre l’utilisation de cette technologie.

En attendant cette technologie peut sauver de nombreuses vies !