Le président turc Recep Tayyip Erdogan a publié une déclaration promettant de lancer une opération militaire à grande échelle en Syrie pour aider les militants contrôlés, déclarant une action décisive, même contre la Russie , selon le site Militaire bulgare citant plusieurs agences de presse.
« Le prĂ©sident turc Recep Tayyip Erdogan a annoncĂ© aujourd’hui 19 fĂ©vrier que l’opĂ©ration militaire turque Ă Idlib est inĂ©vitable et qu’il a pris une dĂ©cision finale sur cette question, rejetant la proposition russe de rĂ©soudre le conflit. »Â
Le dirigeant turc a dĂ©clarĂ© que la Turquie ne laisserait pas Idlib au rĂ©gime syrien et qu’elle Ă©tait dĂ©terminĂ©e Ă en faire une zone de sĂ©curitĂ© et y parviendrait malgrĂ© un dialogue continu avec la partie russe. Les nĂ©gociations tenues hier Ă Moscou entre les dĂ©lĂ©gations turques et russes soldĂ©es par un échec, que la Russie est sorti avec une proposition visant Ă limiter la prĂ©sence de la Turquie dans la zone frontalière Ă 16 kilomètres au nord de Idlib », la publication de InosMI a citĂ© les mĂ©dias turcs.
Si la Turquie commence une opĂ©ration militaire Ă Idlib, la communautĂ© internationale la percevra comme une invasion , a dĂ©clarĂ© Ă Â RIA Novosti Mahmoud Afandi, secrĂ©taire du mouvement d’opposition syrien Diplomatie populaire .
«C’est une chose de commencer une opĂ©ration contre les forces kurdes, que la Turquie considère comme des terroristes, mais une autre chose est de lancer des opĂ©rations militaires contre l’armĂ©e d’un État souverain et un membre des Nations Unies. Cela sera considĂ©rĂ© comme une invasion, une occupation, et cela est interdit par le droit international », a dĂ©clarĂ© Afandi.
Il a Ă©galement soulignĂ© qu’une attaque contre Idlib pourrait conduire Ă une « catastrophe humanitaire ».
Ă€ son tour, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov , commentant la situation, a dĂ©clarĂ© que Moscou continuerait Ă utiliser ses contacts avec Ankara pour arrĂŞter l’escalade de la tension Ă Idlib.
«Nous Ă©tions satisfaits des accords conclus il y a plus d’un an Ă Sotchi, et c’Ă©tait une satisfaction mutuelle, et nous avons cessĂ© d’ĂŞtre complètement après le dĂ©but des actions offensives des militants et des groupes terroristes contre les forces armĂ©es syriennes et l’armĂ©e russe du territoire des objets Idlib. C’est lĂ que s’est terminĂ©e notre satisfaction », a dĂ©clarĂ© le porte-parole prĂ©sidentiel.
Ainsi, selon Peskov: «Si nous parlons d’une opĂ©ration contre des groupes terroristes Ă Idlib, alors ce seront des actions conformes aux accords de Sotchi, car la neutralisation de ces groupes terroristes est de la responsabilitĂ© de la partie turque… Si nous parlons d’opĂ©rations contre les autoritĂ©s lĂ©gitimes de la RĂ©publique arabe syrienne, les forces armĂ©es de la RĂ©publique arabe syrienne, alors c’est le pire des cas. »
Négociations russo-turques
La première étape des négociations entre la Russie et la Turquie sur Idlib a eu lieu à Ankara la semaine dernière, la deuxième à Moscou lundi et mardi.
La délégation russe comprenait le Représentant spécial du Président pour le règlement de la Syrie, Alexander Lavrentyev, le Vice-Ministre des affaires étrangères, Sergey Vershinin, et des représentants du Ministère de la défense. La délégation turque était dirigée par le vice-ministre des Affaires étrangères Sedat Onal.
La situation Ă Idlib
Selon l’accord conclu en mai 2017 par les reprĂ©sentants de la Russie, de l’Iran et de la Turquie, quatre zones de dĂ©sescalade ont Ă©tĂ© créées en Syrie. Le territoire de trois d’entre eux en 2018 Ă©tait sous le contrĂ´le de Damas. La quatrième zone, situĂ©e dans la province d’Idlib et dans certaines parties des provinces voisines de LattaquiĂ©, Hama et Alep, n’est pas encore soumise au rĂ©gime d’Assad.
De plus, la plupart d’entre eux ont Ă©tĂ© capturĂ©s par des terroristes de Jebhat al-Nusra. En septembre 2018, la Russie et la Turquie ont convenu de crĂ©er une zone dĂ©militarisĂ©e Ă Idlib , oĂą il y a plus d’une douzaine d’unitĂ©s diffĂ©rentes.
Le 26 janvier, l’armĂ©e syrienne a lancĂ© une offensive dans l’ouest d’Alep dans le cadre des bombardements quotidiens de quartiers rĂ©sidentiels de la ville par des terroristes, qui ont tuĂ© des dizaines de civils.
Au milieu de l’escalade, Ankara et certains de ses associĂ©s accusent Damas d’attaquer des cibles humanitaires et l’armĂ©e turque . Le Gouvernement syrien a dĂ©clarĂ© Ă maintes reprises que la cause de l’instabilitĂ© dans la rĂ©gion Ă©tait les actions des terroristes.




