Trump annonce : le conseil de la paix est parvenu à un accord historique pour le désarmement du Hamas

Le président américain Donald Trump a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi que le conseil de la paix était parvenu à un accord pour le désarmement du Hamas et de tous les autres groupes armés présents à Gaza. Deux hauts responsables américains ont confirmé que l’organisation terroriste avait accepté les conditions de l’accord portant sur la remise de ses armes.

Un troisième responsable américain a précisé que les négociations avaient été particulièrement sensibles ces derniers mois, jusqu’à cette percée, et que la mise en œuvre de l’accord débuterait dans les prochaines semaines. Ce responsable a raconté qu’en Israël, l’intégration de la Turquie et du Qatar au comité de direction du conseil de la paix n’avait pas été bien accueillie — mais qu’avec l’Égypte, ces deux pays avaient largement contribué à faire avancer le processus.

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Le responsable a ajouté : « Le gouvernement technocrate palestinien est l’alternative au Hamas et à l’Autorité palestinienne. Il travaillera pour les habitants de Gaza. Cet accord est une étape historique qui permettra de transformer Gaza, d’une base militaire pour des attaques contre Israël, en un lieu qui prend soin de ses habitants. Nous avons été en coordination étroite avec Israël tout au long du processus. Les Israéliens sont sceptiques quant au fait que le Hamas se désarme réellement. Nous comptons veiller à ce qu’Israël respecte ses propres engagements dans le cadre de l’accord. »

« Aujourd’hui, le conseil de la paix est parvenu à un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza », a annoncé Trump dans un message publié sur son compte Truth Social. « C’est un pas immense vers une paix et une sécurité durables. »

Le président a poursuivi : « Cet accord est une étape critique vers une gestion de Gaza enfin confiée à un nouveau gouvernement palestinien, qui travaillera en étroite coopération avec le conseil de la paix pour venir en aide au peuple palestinien. Dans le même temps, Israël bénéficiera de la sécurité qui lui revient de droit — Gaza ne servira plus jamais de base pour des attentats terroristes. »

« Il s’agit d’une étape importante dans la mise en œuvre de mon plan en 20 points », a-t-il ajouté dans son message. « L’accord sera exécuté en plusieurs phases soigneusement structurées : une fois le désarmement achevé, les forces israéliennes se retireront, et la force de stabilisation internationale travaillera avec une nouvelle force de police palestinienne pour assumer la responsabilité de la sécurité de Gaza, au bénéfice de ses habitants et de ses voisins. »

Trump a également déclaré : « Il y a un an, une guerre violente et brutale faisait rage, une crise humanitaire sévissait — et des otages étaient détenus dans des conditions cruelles. Nous avons accompli des progrès historiques, et il reste encore beaucoup à faire. Je veux remercier les médiateurs, l’Égypte, le Qatar et la Turquie, pour leurs efforts importants, et tout particulièrement mon équipe exceptionnelle, dont le travail acharné a rendu possible cette percée historique. »

Le président américain a conclu : « La menace qui a surgi de Gaza le 7 octobre ne sera pas autorisée à se reconstruire ! Dans le cadre de cet accord, Gaza sera enfin entre les mains d’un nouveau gouvernement palestinien au service de son peuple. Félicitations à tous pour ce développement extraordinaire, que beaucoup jugeaient impossible ! »

Cette annonce de Trump intervient après de nombreux rapports selon lesquels la Maison Blanche et le conseil de la paix estimaient que le Hamas pourrait bientôt signer un accord de désarmement progressif et de démilitarisation de la bande de Gaza.

L’accord représente une percée spectaculaire dans la mise en œuvre du plan de paix du président, qui avait déjà permis de mettre fin à la guerre à Gaza. Le conseil de la paix et les médiateurs ont négocié pendant des mois avec le Hamas pour obtenir la démilitarisation de la bande et le transfert du pouvoir au nouveau comité national de gestion de Gaza (NCAG).

Pendant des mois, le Hamas a traîné des pieds, refusé le désarmement et tenté de transférer le pouvoir au comité de façon unilatérale, sans se défaire de ses armes. Mais la pression extérieure et la crise économique croissante de l’organisation terroriste l’auraient finalement conduit à accepter cet accord — selon quatre sources proches du dossier. N12 avait d’ailleurs rapporté la veille qu’un responsable américain avait indiqué que la question de Gaza avait été abordée lors de la rencontre entre le président Trump et le premier ministre Netanyahou, mardi dernier.

Une source impliquée dans les négociations a expliqué que l’administration Trump et le conseil de la paix s’étaient concentrés ces derniers mois sur l’assèchement des sources de financement du Hamas. « Nous pensons être parvenus à amener le Hamas dans une situation où il ne peut plus dire non », a déclaré cette source.

Des responsables israéliens avaient par ailleurs affirmé la veille douter sérieusement que le Hamas ait réellement l’intention de se désarmer. Selon eux, l’organisation serait prête à effectuer un geste tactique uniquement pour soulager la pression exercée sur elle. Le gouvernement israélien se méfierait également fortement des médiateurs turcs et qataris, des sources israéliennes estimant que ces deux pays aident le Hamas à manœuvrer pour survivre politiquement.

Les clauses de l’accord

Le principe directeur de l’accord repose sur une formule simple : un seul gouvernement à Gaza sous l’égide du NCAG, une seule loi et une seule arme. Tous les moyens de combat, lourds comme légers, seront démantelés sur une période de six à huit mois. Le Hamas doit remettre les cartes de son réseau de tunnels, ainsi que ses installations de fabrication et ses dépôts d’armement.

La mise en œuvre se fera de façon graduelle : le gouvernement technocrate ne prendra la responsabilité des différentes zones de la bande qu’une fois leur démilitarisation vérifiée. Une nouvelle force de police palestinienne, composée de milliers de Palestiniens ayant subi des vérifications sécuritaires du Shin Bet, sera formée et déployée dans les zones passant sous le contrôle du NCAG.

Les armes seront stockées sous le contrôle du NCAG et de la force de stabilisation internationale, dont le déploiement dans la bande devrait débuter prochainement. Les milices armées par Israël dans la bande devront elles aussi remettre leurs armes et se démanteler. Les hommes armés souhaitant rendre leur arme personnelle pourront recevoir une compensation financière dans le cadre d’un programme de rachat d’armes. Les membres du Hamas bénéficieront d’une amnistie et seront autorisés à rester dans la bande de Gaza.

Selon le projet d’accord, Israël se retirera vers la « ligne jaune », position occupée par Tsahal après l’accord de cessez-le-feu d’octobre dernier — avant que l’armée ne reprenne le contrôle de zones situées à l’ouest de cette ligne. Tout retrait israélien supplémentaire ne surviendra que si l’accord est effectivement appliqué et après que le Hamas aura remis ses armes. Israël cessera par ailleurs les éliminations ciblées de membres du Hamas dans la bande, sauf en cas de menace immédiate — le scénario dit de la « bombe à retardement ».

Pour approfondir ce sujet, retrouvez notre analyse sur les négociations qui ont précédé cette percée, ainsi que notre article sur la présentation initiale du plan américain.