L’administration Biden a utilisé la loi d’urgence sur le transfert d’armes pour fournir à Israël 13 000 cartouches pour les chars Merkava, contournant ainsi de longues audiences au Congrès.
Le New York Times a rapporté aujourd’hui que le Département d’État avait averti le Congrès que l’administration fournirait 106 millions de dollars de munitions à l’armée israélienne, même si cela n’avait pas encore été approuvé par le Congrès. Au total, Israël a demandé 45 000 obus pour 500 millions de dollars.
Toutes les ventes d’armes Ă des pays Ă©trangers doivent ĂŞtre approuvĂ©es par le Congrès, mais en cas d’urgence, l’administration a le droit de le faire immĂ©diatement, sans attendre un vote du Congrès (disposition d’urgence de la loi sur le contrĂ´le des exportations d’armes). Dans ce cas, les lĂ©gislateurs n’ont aucun moyen d’arrĂŞter la fourniture d’armes.
La publication souligne que cet article a été utilisé pour la première fois au cours des quatre dernières années en relation avec l’allié des États-Unis au Moyen-Orient. En 2019, le secrétaire d’État Mike Pompeo, contournant le Congrès, a approuvé la fourniture d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats. Cela a provoqué le mécontentement au Congrès. Deux fois en 2022, des armes ont ainsi été livrées à l’Ukraine.
Il y a de nombreux opposants Ă la fourniture d’armes Ă IsraĂ«l au Capitole : au sein du Parti dĂ©mocrate, il y a une opposition Ă la politique de Biden visant Ă soutenir la guerre contre le Hamas. Ils s’opposent Ă l’envoi d’armes Ă IsraĂ«l sans aucune condition, notamment sans l’engagement israĂ©lien de ne pas les utiliser contre la population civile de Gaza. En rĂ©alitĂ©, la plupart des victimes civiles sont dues aux bombardements aĂ©riens plutĂ´t qu’aux tirs de chars.





