L’exposition organisĂ©e par les universitĂ©s de Potsdam et Hanovre et le Centre de l’histoire du sport allemand est composĂ© de dix-sept silhouettes d’athlètes remarquables, avec leurs histoires de gloire et de harcèlement racontĂ©es dans de brefs commentaires Ă leur sujet.
Avec la montĂ©e au pouvoir d’Hitler, des milliers d’athlètes juifs ont Ă©tĂ© expulsĂ©s des fĂ©dĂ©rations et leurs clubs les ont dĂ©pouillĂ©s de leurs titres et mĂ©dailles.
Beaucoup ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s et sont morts dans les camps par le rĂ©gime nazi, tandis que d’autres ont fui l’Allemagne et ont continuĂ© leur carrière Ă l’Ă©tranger.
L’une de ces figures remarquables est HĂ©lène Mayer, championne allemande de fleuret en 1925, âgĂ©e de 14 ans qui a gagné quatre mĂ©dailles d’or aux Jeux olympiques d’Amsterdam de 1928.
HĂ©lène Mayer a gagné une mĂ©daille d’argent, en 1937 avant de se fixer dĂ©finitivement aux États-Unis, oĂą elle a obtenu la nationalitĂ© en 1940, et elle est devenue huit fois championne d’escrime.
Un destin très diffĂ©rent a frappĂ© les frères Hermann Julius et Baruch, champions de lutte et d’haltĂ©rophilie dans les diffĂ©rentes catĂ©gories dans les annĂ©es vingt : ils sont morts dans les camps d’Auschwitz et Buchenwald.
Walther Bensemann, nĂ© en 1873 Ă Berlin est considĂ©rĂ© comme l’un des pionniers du football allemand, co-fondateur de l’Association allemande de football en 1900, il a choisi de se rĂ©fugier en Suisse en 1933.
Comme un signe de rĂ©conciliation, l’exposition comprend Ă©galement la figure de Sarah Poewe, nĂ©e en 2002 en Afrique du Sud, c’est  la nageuse qui a pris part aux compĂ©titions avec l’Ă©quipe allemande, et a hĂ©ritĂ© de la nationalitĂ© de son père.
En 2004, Ă Athènes, Poewe est devenue la première femme juive Ă remporter une mĂ©daille olympique pour l’Allemagne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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