L’Ă©conomie palestinienne est bien affectĂ©e par le renforcement du shekel face au dollar jordanien et au dinar. Il y a bien sĂ»r ceux qui cĂ©lèbrent et ce sont surtout ceux qui ont pris des obligations en dollars ou en dinars et doivent maintenant payer moins de shekels. Les prix des produits importĂ©s devraient Ă©galement baisser, mais sur les marchĂ©s, il est certain que les commerçants trouveront un moyen d’empocher les Ă©carts de devises et non de baisser les prix.
Mais il y a aussi un deuxième cĂ´tĂ© de la monnaie (littĂ©ralement…) et ce sont des individus qui gagnent en dollars ou des entitĂ©s dont les revenus sont en dollars ou en dinars et les dĂ©penses en shekels. Par exemple, les universitĂ©s de JudĂ©e Samarie qui facturent des paiements en dollars ou en dinars mais versent des salaires aux employĂ©s Ă un taux fixe du shekel, autour de 5,6 NIS par dinar. L’Ă©cart entre les revenus et les dĂ©penses créé par la dĂ©prĂ©ciation du shekel est imposĂ© aux universitĂ©s par les universitĂ©s. Cet Ă©cart atteint 20% et plus ce mois-ci.
Le renforcement massif du shekel ces dernières semaines a provoquĂ© des appels des Ă©conomistes palestiniens pour qu’il soit Ă nouveau temps de discuter de la possibilitĂ© de crĂ©er une monnaie nationale palestinienne afin d’Ă©viter les chocs de marchĂ© dus aux Ă©carts créés dans les diffĂ©rents taux de change. Bien entendu, pour le moment, cette question ne peut pas se poursuivre sans nĂ©gociations avec IsraĂ«l pour ouvrir l’Accord Ă©conomique de Paris.





