Jeudi soir, le bureau du chef du gouvernement a annoncĂ© qu’un plan visant Ă mettre fin Ă la guerre et Ă la structure d’après-guerre de la bande de Gaza avait Ă©tĂ© soumis pour examen aux ministres du cabinet militaro-politique. Le communiquĂ© expose les « principes fondamentaux » du plan prĂ©sentĂ© aux ministres Ă court, moyen et long terme.
Les points du plan reprennent les exigences du Premier ministre, rejetĂ©es Ă plusieurs reprises par les États-Unis et d’autres alliĂ©s occidentaux, sans parler des pays arabes, tout en prĂ©voyant l’aide de la communautĂ© mondiale pour atteindre les objectifs d’IsraĂ«l.Â
C’est aussi la première reconnaissance publique par Netanyahu que la bande de Gaza après la guerre sera gouvernĂ©e par les Palestiniens, et non par Tsahal.
Nous publions la traduction complète du document :
« Dans le futur proche »
Une condition nĂ©cessaire Ă la transition vers un règlement d’après-guerre est que Tsahal poursuive la guerre jusqu’Ă ce que ses objectifs soient atteints : la destruction du potentiel militaire et de l’infrastructure Ă©nergĂ©tique du Hamas et du Jihad islamique, le retour des personnes enlevĂ©es et la prĂ©vention de la menace Ă©manant de la bande de Gaza depuis longtemps.
Pour la période de transition, dans le secteur de la sécurité :
- Israël conservera indéfiniment sa liberté d’action opérationnelle dans toute la bande de Gaza afin de prévenir une résurgence de la terreur et d’éliminer les menaces venant de Gaza.
- La zone de sécurité créée le long des frontières d’Israël restera aussi longtemps que nécessaire.
- Israël établira une « barrière sud » à la frontière entre Gaza et l’Égypte afin d’empêcher le renforcement des groupes terroristes dans la bande de Gaza. La « barrière sud » sera mise en œuvre, dans la mesure du possible, en coopération avec l’Égypte et les États-Unis, et empêchera la contrebande depuis l’Égypte, souterraine et terrestre, y compris via le point de contrôle de Rafah.
- IsraĂ«l maintiendra son contrĂ´le militaire sur tous les territoires Ă l’ouest du Jourdain, y compris Gaza, son espace maritime et aĂ©rien, afin d’empĂŞcher le renforcement des groupes terroristes en JudĂ©e-Samarie et dans la bande de Gaza et les menaces contre IsraĂ«l depuis ces territoires.
- Il y aura un dĂ©sarmement complet de la bande de Gaza, Ă l’exception de ce qui est nĂ©cessaire au maintien de l’ordre public. La responsabilitĂ© de mener Ă bien cette tâche et de surveiller sa mise en Ĺ“uvre dans un avenir prĂ©visible est transfĂ©rĂ©e Ă IsraĂ«l.
Dans le domaine civil
- Dans la mesure du possible, l’administration civile et la responsabilitĂ© du maintien de l’ordre public dans la bande de Gaza reposeront sur des forces locales possĂ©dant une expĂ©rience administrative. Ces forces locales ne devraient pas ĂŞtre affiliĂ©es ou ĂŞtre Ă la solde d’États ou d’organisations qui soutiennent le terrorisme.
- Un programme de dĂ©radicalisation sera menĂ©, couvrant toutes les institutions religieuses, l’Ă©ducation et la sphère sociale de la bande de Gaza, et ce, si possible, avec la participation et l’assistance des États arabes ayant une expĂ©rience de dĂ©radicalisation sur leur territoire.
- IsraĂ«l fermera l’agence UNRWA, dont les travailleurs ont participĂ© au massacre du 7 octobre et dont les Ă©coles se sont prĂ©parĂ©es Ă la terreur et Ă la destruction d’IsraĂ«l. IsraĂ«l mettra fin Ă son travail dans la bande de Gaza et s’efforcera de le remplacer par d’autres organisations humanitaires internationales.Â
- La reconstruction de la bande de Gaza sera possible après le désarmement et le début du processus de déradicalisation. Les plans de reconstruction seront réalisés avec de l’argent et sous la direction d’États acceptables pour Israël.
A long terme, règles générales pour le règlement futur
- IsraĂ«l rejette catĂ©goriquement les diktats internationaux sur la question d’un règlement permanent avec les Palestiniens. Un tel règlement sera rĂ©alisĂ© uniquement et exclusivement par le biais de nĂ©gociations directes entre les parties, sans conditions prĂ©alables.
- IsraĂ«l continuera de s’opposer Ă la reconnaissance unilatĂ©rale d’un État palestinien. Une telle reconnaissance après le massacre du 7 octobre serait une Ă©norme rĂ©compense pour le terrorisme et fermerait la voie Ă tout règlement pacifique Ă l’avenir. »





