Un haut responsable de l’opposition en Syrie a averti que l’activitĂ© de l’Iran en Syrie avait atteint un niveau prĂ©caire et sans prĂ©cĂ©dent.
Après plus de huit ans de guerre et d’effusion de sang en Syrie, la prĂ©sence de l’Iran dans le pays est « plus que jamais », a averti un haut responsable de l’opposition en Syrie.
« L’ influence iranienne augmente – ils [les Iraniens] règle en Syrie, l’armĂ©e syrienne, la sĂ©curitĂ© syrienne et infiltrent les institutions telles que les Ă©coles et les centres religieux, » a dit le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral au nom de la Coalition nationale de la RĂ©volution syrienne et les forces de l’opposition, Nasser al-Hariri .
« Alors que la couverture aĂ©rienne est fournie Ă la Russie par [le gouvernement syrien], les forces sur le terrain sont contrĂ´lĂ©es par l’Iran », a-t- il ajoutĂ©.
Il a soulignĂ© qu’il est extrĂŞmement prĂ©occupant que de nombreux civils qui s’opposent au rĂ©gime syrien, Ă cause de leurs vies dans la pauvretĂ© et de leurs maisons, n’aient plus d’autre choix et doivent s’aligner pour la survie des milices iraniennes.
« Ils voient que leurs alliĂ©s les ont laissĂ©s seuls en Syrie, alors ils peuvent se protĂ©ger comme ça, et l’Iran les incite Ă©galement Ă les rejoindre », a-t-il expliquĂ©.
« [En échange de la confiance], ils reçoivent entre 300 et 600 dollars par mois de salaires et une carte de sécurité qui peut traverser toute la Syrie sans interrompre ni endommager les barrières du régime syrien. C’est leur défense qui est très dangereuse et qui augmentera progressivement », a-t-il ajouté.
RĂ©cemment, le rĂ©gime syrien, appuyĂ© par le soutien aĂ©rien russe, a lancĂ© des actions intensives pour restaurer Idlib, le dernier bastion de l’opposition. Cependant, après quatre mois et d’innombrables morts et blessĂ©s, la rĂ©gion est encore largement hors de portĂ©e du rĂ©gime syrien.
« Le rĂ©gime n’a pas Ă©tĂ© en mesure de faire des progrès significatifs sur le terrain, c’est pourquoi les milices iraniennes interviennent pour aider davantage le rĂ©gime syrien », a dĂ©clarĂ© le chef de l’opposition en Syrie.
Al-Hariri a Ă©galement affirmĂ© qu’il y avait plus de 60 milices non iraniennes.
« Ils [les Iraniens] tentent d’Ă©tablir leur propre stratĂ©gie militaire en Syrie et de pĂ©nĂ©trer dans la sociĂ©tĂ© syrienne », a-t-il poursuivi.
« Ils recrutent d’anciens combattants syriens pour faire partie de leurs milices en Syrie, afin de pouvoir les voir les diriger Ă l’avenir dans la direction de leurs projets de » chaos « , a ajoutĂ© le chef de l’opposition en Syrie.
Le chef de l’opposition a affirmĂ© que l’Iran n’Ă©tait pas impliquĂ© dans les pourparlers de paix en Syrie, car la Russie et la Turquie menaient des pourparlers de paix dans le pays.
Il a Ă©galement affirmĂ© que l’Iran ne coopĂ©rait pas vers le dialogue militaires et politiques en Syrie, car leur vision et leur mode de fonctionnement en Syrie ne nĂ©cessitaient pas de diplomatie.
« Les [Iraniens] s’efforcent plutĂ´t de dĂ©truire tout effort visant Ă parvenir Ă un accord au sein de la sociĂ©tĂ© syrienne, car ils savent qu’une fois que les Syriens auront trouvĂ© une solution politique, ils seront obligĂ©s de quitter la Syrie et ne voudront pas parvenir Ă une telle situation », a dĂ©clarĂ© al-Hariri.
« Nous ne pouvons pas imaginer qu’il y aura une solution politique en Syrie tant que les gardes de la rĂ©volution iraniens et les milices opĂ©rĂ©es par l’Iran seront sur le terrain », a-t-il averti.





