Le Commandant de la brigade à la frontière libanaise :  » Nous songeons à la liquidation de Hassan Nasrallah depuis les airs » 

Le commandant d’une brigade rĂ©gionale Ă  la frontière libanaise, le colonel Roy Levy, a parlĂ© sur le journal Maariv de l’assassinat du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui laisse entendre que « sa personnalitĂ© et son expĂ©rience militaire l’ont transformĂ© en un centre de gravitĂ© pour toute son organisation comme ses commandants supĂ©rieurs aux derniers soldats. Par sa liquidation, l’esprit de combat de l’ennemi sera lĂ©sĂ©. « 

L’idée d’un préjudice potentiel pour les commandants ennemis, y compris Nasrallah, n’est pas nouvelle et a été tentée sans succès à l’été 2006, lorsque Nasrallah a été confinée à Beyrouth pour éviter les menaces israéliennes.

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Rappelons du cas d’Abbas Mousavi, en 1992, ou du responsable du Hezbollah et de son officier de liaison avec l’Iran, Imad Mughniyeh, Ă  Damas en 2008.

Le colonel Levi est le commandant de la 300ème brigade de la division de GalilĂ©e 91. Parmi ses fonctions antĂ©rieures, il commandait le bataillon de patrouille d’infanterie Golani et l’unitĂ© Egoz, spĂ©cialisĂ©e dans les combats au Liban. Et aux cĂ´tĂ©s des unitĂ©s Magellan et Duvdevan dans la mise en Ĺ“uvre de l’initiative du chef d’Ă©tat-major Gadi Eizenkot pour la mise en place de l’unitĂ© commando.

La brigade, qui porte le numĂ©ro 89, Ă  la fois pour la commĂ©moration du bataillon commando sous le commandement de Moshe Dayan pendant la guerre de 1948 et comme signe de sa connexion avec la division d’Ă©lite des parachutistes 98, est un lien important dans l’hĂ©ritage d’Eizenkot.

Les deux premiers commandants de l’unitĂ© de commando, David Zinni et Avi Balot, ont Ă©tĂ© promus brigadier gĂ©nĂ©ral. Cet Ă©tĂ©, lors de la nomination de Balot au poste de secrĂ©taire militaire du Premier ministre, le colonel Kobi Heller, qui Ă©tait au moment de la crĂ©ation de la brigade, a Ă©tĂ© nommĂ© commandant de la dĂ©fense puis commandant d’une brigade rĂ©gionale Ă  la frontière de Gaza.

L’armĂ©e israĂ©lienne s’est investie ces dernières annĂ©es, depuis que l’ancien chef d’état-major, Benny Gantz, a mis en place le quartier gĂ©nĂ©ral dirigĂ© par le major-gĂ©nĂ©ral (maintenant Moni Katz, ancien commandant du Shaldag et de la division 91), dans la prĂ©paration des forces de la division 89, division 98, Ă©galement responsable de la brigade de parachutistes.

Selon Levy, « dans le cadre de la modification des tâches opĂ©rationnelles d’Egoz, nous avons augmentĂ© l’expĂ©rience de la force du commando affectĂ©e Ă  des missions en profondeur ». Parmi les « aspects conceptuels examinĂ©s dans l’entraĂ®nement et l’unité », il choisit de se concentrer sur l’opĂ©ration visant Ă  tuer un commandant ennemi de haut rang.

IsraĂ«l a beaucoup, mais pas tout, rĂ©ussi Ă  planifier de telles opĂ©rations, comme l’assassinat de l’officier des renseignements Ă©gyptien Mustafa Hafez, infiltrĂ© dans le NĂ©guev par des escadrons d’infiltration en 1956, et l’avion de l’Ă©tat-major Ă©gyptien au dĂ©but de l’opĂ©ration Kadesh (mais sans le chef d’Ă©tat-major Abd al Amer, qui a changĂ© son plan de vol) au plan d’assassinat du dirigeant irakien, Saddam Hussein, qui a Ă©tĂ© annulĂ© en raison de la catastrophe de Tze’elim… La liste est longue, et non dĂ©finitive, entre-temps, jusqu’Ă  l’assassinat d’Ahmad Jabari, commandant militaire du Hamas.

La mĂ©thode d’assassinat prĂ©fĂ©rĂ©e de Levy, en raison de la restriction de la libertĂ© d’opĂ©ration des avions de l’IAF (comme l’ont dĂ©montrĂ© les F-16 et le renforcement du système de dĂ©fense antiaĂ©rien en Syrie après la destruction de l’avion de renseignement russe) est une opĂ©ration commando, en Ă©troite coordination avec l’armĂ©e de l’air. « Une infrastructure optimale consistera Ă  crĂ©er des unitĂ©s de commandos basĂ©es sur un modèle du Shaldag, dont la base est situĂ©e Ă  cĂ´tĂ© d’un escadron d’hĂ©licoptères. »

Au cours des 12 dernières annĂ©es, Nasrallah s’est cachĂ© dans des sites considĂ©rĂ©s comme difficiles Ă  cibler du haut des airs et Ă©mergeant rarement lors des Ă©vĂ©nements publics. Levy Ă©crit que les combattants d’Egoz se sont battus « en coopĂ©ration avec des armĂ©es Ă©trangères » avec « de nouveaux dĂ©fis terrestres inconnus : nous avons attaquĂ© les falaises avec des nids de terroristes auxquels on ne peut accĂ©der qu’en utilisant des cordes. «Â