Une Ă©tude rĂ©digĂ©e par l’ancien chef du Commandement du sud, Sami (Shlomo) Turgeman pour le compte de l’Institut de Washington recommande de travailler Ă la rĂ©habilitation de l’Ă©conomie de Gaza de manière, d’une part, Ă minimiser les risques sĂ©curitaires pour IsraĂ«l et d’autre part, au renforcement du Hamas. Ă€ part le prix de la vie humaine, prĂ©vient-il, l’annexion de Gaza forcerait IsraĂ«l Ă contrĂ´ler deux millions de Palestiniens.
Sami (Shlomo) Turgeman, commandant lors de la guerre Ă Gaza en 2014 qui a fait des dizaines de morts en IsraĂ«l, met en garde Ă ne pas se laisser entraĂ®ner dans une autre guerre, stĂ©rile et inutile dans la bande de Gaza. Pour marquer le quatrième anniversaire de l’opĂ©ration «Tsouk Etan» et en tirer des leçons, le commandant Turgeman rĂ©fute l’intĂ©rĂŞt d’une nouvelle guerre en IsraĂ«l.
Il demande que les pays modĂ©rĂ©s de la rĂ©gion et des responsables du monde travaillent pour remettre en Ă©tat l’Ă©conomie de Gaza afin d’éviter l’autonomisation continue du Hamas – par opposition Ă la dĂ©militarisation, ce qui est pratique Ă ce stade et en mĂŞme temps amĂ©liorer la situation Ă©conomique en JudĂ©e Samarie comme contrepoids au Hamas.
Dans son Ă©tude de l’Institut de Washington, Turgeman a analysĂ© quatre modèles possibles de la politique israĂ©lienne concernant les dangers inhĂ©rents Ă une guerre avec Gaza et a conclu que l’alternative la plus rĂ©aliste Ă©tait l’utilisation du dĂ©veloppement Ă©conomique pour gĂ©rer le conflit.
1 – Le coĂ»t en pertes humaines
2 – Un fardeau gouvernemental et un gouffre financier
3 – L’anarchie Ă Gaza après le renversement du Hamas
4 – Ou la prise de contrĂ´le du Hamas en JudĂ©e Samarie
Selon Turgeman, IsraĂ«l fait face au danger de « l’ intervention militaire pour mettre fin Ă la domination du Hamas » en raison de divers facteurs :
- La paralysie politique
- Une crise humanitaire dans la bande de Gaza
- Une menace militaire pour la stabilitĂ© en IsraĂ«l ou l’AutoritĂ© Palestinienne
- La tentative de prise de contrĂ´le du Hamas sur l’AutoritĂ© Palestinienne
- Le Hamas provoque IsraĂ«l afin d’inciter l’intervention de la Syrie ou du Liban
« MalgrĂ© les nombreuses pertes en vies humaines attendues », Turgeman a Ă©numĂ©rĂ© plusieurs avantages au scĂ©nario d’une opĂ©ration militaire Ă Gaza, comme :
- Une réduction significative des capacités militaires du Hamas
- L’augmentation de la « flexibilitĂ© stratĂ©gique » d’IsraĂ«l : choisir de contrĂ´ler une partie de Gaza
- Permettre Ă l’AutoritĂ© Palestinienne de reprendre le contrĂ´le de la bande de Gaza pour une concession politique en IsraĂ«l Ă titre de compensation pour le coĂ»t d’une intervention militaire
- Renforcer la stabilitĂ© de l’AP, mĂŞme si elle n’est pas populaire parmi les Palestiniens
- Réhabilitation complète de Gaza, y compris les permis de travail en Israël et le renouvellement des zones industrielles dans la bande de Gaza, indépendamment du consentement du Hamas
- Un effet régional qui serait atteint en supprimant la branche des Frères musulmans et du Hamas comme un signal rassurant pour les pays modérés
- Augmenter la dissuasion israélienne vis-à -vis des autres organisations de la région si le mouvement militaire est «important et décisif».
D’un autre cĂ´tĂ©, Ă cause des nombreuses menaces militaires Ă Gaza, M. Turjeman a dĂ©clarĂ© que l’opĂ©ration pourrait ĂŞtre longue et complexe. Cela pourrait dangereusement destabiliser la JudĂ©e samarie et provoquer une guerre avec le Hezbollah et les forces iraniennes Ă l’intĂ©rieur des frontières du Liban et de la Syrie.
Il faut chercher une solution militaire qui est susceptible de ne pas exacerber la situation sĂ©curitaire d’IsraĂ«l, la combinaison de la guerre dans le nord et la mise en pĂ©ril du statut de l’AutoritĂ© Palestinienne en JudĂ©e Samarie.
Il se peut qu’IsraĂ«l soit appelĂ© Ă gouverner directement près de deux millions de Palestiniens pour la première fois depuis le dĂ©but du processus d’Oslo, et qu’il porte «un avenir dĂ©sastreux pour la sociĂ©tĂ© et l’Ă©conomie d’IsraĂ«l».
Sans aucune autorité centrale, même avec un minimum de responsabilité pour la population, Gaza dégénérera dans le chaos en de minuscules cellules terroristes irrationnellement malavisées.
En cas de guerre et suite Ă l’occupation de l’opĂ©ration de Gaza visant Ă la destruction de l’infrastructure terroriste du Hamas, Turgeman, met en garde IsraĂ«l de se dĂ©pĂŞcher et sortir de la zone et de transfĂ©rer le contrĂ´le Ă l’AP, mais Ă©tant donnĂ© que toutes les parties de la rĂ©gion voient le rĂ©gime Ă Gaza comme un fardeau plutĂ´t qu’un atout, les pays modĂ©rĂ©s rejoindront l’AutoritĂ© Palestinienne pour obtenir des concessions d’IsraĂ«l en Ă©change de l’accord de l’AutoritĂ© de Gaza.
Par consĂ©quent, Turgeman, a ajoutĂ© que le sang israĂ©lien serait de nouveau versĂ© après une longue campagne pour vaincre le pire ennemi de l’AutoritĂ© Palestinienne, IsraĂ«l renouvellerait le processus politique devant une autoritĂ© fragilisĂ©e . En outre, cette situation porterait atteinte Ă IsraĂ«l sur la scène internationale et pourrait saper les traitĂ©s de paix avec l’Egypte et la Jordanie.
Dans l’analyse sommaire suite aux opĂ©rations « Plomb durci », « Colonne de NuĂ©e» ou « Tsouk Etan », il a ajoutĂ© :
« Ce n’est pas un hasard si, malgrĂ© trois grandes opĂ©rations militaires de ces sept premières annĂ©es sous le contrĂ´le du Hamas Ă Gaza, dirigĂ©e par les deux premiers ministres (Olmert et Netanyahu), deux ministres de la DĂ©fense (Barak et Yaalon), deux chefs du personnel (shkĂ©nazi et Ganz) et trois champions du Commandement Sud (Gallant et Turgeman), personne n’a recommandĂ© l’occupation de Gaza » , Ă©crit Turgeman.
Il ne mentionne pas d’autres noms, mais il semble aussi se diriger vers son successeur, le gĂ©nĂ©ral Eyal Zamir, qui a terminĂ© le mois dernier son mandat. Avigdor Lieberman, qui a parlĂ© de la fin de la direction du Hamas en deux jours ne semble pas avoir le mĂŞme discours en tant que ministre de la DĂ©fense, servant depuis deux ans au gouvernement .
Selon Turgeman, l’initiative de relance Ă©conomique dans la bande de Gaza sera basĂ©e sur la gĂ©nĂ©rositĂ© des dons d’entitĂ©s Ă©trangères et des investissements et Ă la condition qu’ils ne soient pas pris par la menace militaire du Hamas .
Turgeman rejette Ă©galement deux des quatre alternatives dans son analyse – prĂ©server la situation existante ou encourager la subversion qui encouragera une crise interne Ă Gaza au point de l’entraĂ®ner dans une lutte interne violente par des dizaines de milliers de jeunes frustrĂ©s et dĂ©sespĂ©rĂ©s. La persistance dans la situation actuelle, avertit Turjeman, n’est qu’une illusion, car le calme relatif des quatre dernières annĂ©es ne reflète pas la stabilitĂ©, mais seulement une introduction Ă la prochaine guerre.
Le point de vue de Turgeman, et l’examen des diffĂ©rents modèles est le suivant : une initiative israĂ©lienne visant Ă amĂ©liorer la vie des habitants de Gaza (mais aussi en JudĂ©e Samarie), basĂ©e sur la gĂ©nĂ©rositĂ© des dons d’entitĂ©s Ă©trangères et des investissements . Selon lui, cette alternative est prĂ©fĂ©rable, mĂŞme si cela signifie venir Ă bout avec les attaques du Hamas Ă Gaza, et affaiblir le système militaire de l’organisation et les dĂ©courager. L’armĂ©e israĂ©lienne, note Turgeman, est maintenant Ă©quipĂ©e de mesures technologiques et dĂ©fensives sans prĂ©cĂ©dent ( Dome de fer et barrière souterraine), sans parler du renseignement, mĂŞme si elle ne doit jamais sous-estimer la capacitĂ© du Hamas Ă s’y adapter.






Il est vrai qu’une guerre à Gaza ne servirait à rien. Le coût en vie humaine sera sans aucun doute élevé et il est certain que le Hamas se sentant en danger utilisera tous les moyens à sa disposition pour contrer l’armée israélienne.
Il y aura un coût financier très important, il faudra subvenir au besoin des civils qui auront tout perdu (crise humanitaire), le gouvernement devra aussi faire face à la très mauvaise image médiatique de cette intervention. Je pense que Bibi aurait dû depuis longtemps négocier avec les barbus (le Hamas), et construire des usines de dessalement et des fermes solaires afin de fournir la région en eau potable et en électricité.
Enlève tout Ă quelqu’un et il deviendra le pire des ennemis, car il n’aura plus rien Ă perdre, donne-lui l’espoir d’un avenir meilleur et il s’apaisera.
On se trompe, encore et toubiurs , d’ennemi… AP, comme le Hamas, ont les mĂŞmes aspirations. Ils ont dans leur livre « consacré », comme commandement d’exterminer les Juifs.
Et c’est donc un double sacrilège qu’ils soient non seulement vivants, mais aussi qu’ils « occupent » une terre elle aussi consacrĂ©e dar alislam, puis qu’ayant Ă©tĂ© conquise…
Cette guerre trimillenaire a toujours durĂ©. Bien que n’etant pas ethniquement de la mĂŞme origine, les Faklestiniens ont pris la relève. Ils ont pris comme idole la mort des Juifs et sont donc idolâtres. Nous avons, nous, comme ordonnance, de ne point rechercher leur bien-ĂŞtre, ni de s’intĂ©resser Ă leur culte, et seule notre observance de bon voisinage nous contraint Ă ne pas les exterminer Ă notre tour. Monter un mur encore plus haut et plus profond, et laisser leurs « frères » les nourrir, et les soigner.
Il n’y a pas de solution. Donc pas de problème.
@Elie de Paris, ça me fait un peu penser au film israélien « les citronniers » ou le ministre de la Défense israélienne vient s’installer avec sa femme en face d’une plantation de citronniers palestinienne. La vue sur ces plantations est magnifique et reposante, puis par peur d’un pseudo risque de terrorisme, on construit une clôture, puis on veut couper les arbres, et au final, on coupe la moitié des arbres et on érige un mur totalement opaque (le truc totalement absurde). Voilà la mentalité israélienne du moment.
j’ai lu le coran, jamais vu qu’il fallait détruire les juifs.
il existe dans certains pays des musulmans plus intĂ©gristes que d’autres, mais est-ce la majorité… Non, je ne le pense pas. Par exemple, les musulmans en Asie (Inde, Chine, IndonĂ©sie, Malaisie…) dĂ©sir-t-ils aussi la destruction d’IsraĂ«l, mais non voyons, alors il faut arrĂŞter cet amalgame.
Après leur service militaire, j’ai voyagé avec mes amis pour visiter l’Asie et l’Amérique du Sud. On allait visiter les plus grandes mosquées (oui, oui, je sais, chut, il ne faut pas le dire) à chaque fois avant d’entrer on disait qu’on était juif, et si ça ne posait pas de problème, on n’a jamais eu le moindre soucis ou refus, au contraire, de larges sourires, et des hommes nous souhaitant la bienvenue. Aucune haine.
Alors, je pense qu’il faut sortir un peu de ses ornières.