Dernièrement, l’Ă©limination d’animaux en bonne santĂ© comme le girafon et les lionceaux d’un zoo danois prouve que le bien-ĂŞtre des animaux que rĂ©clame le Danemark pour interdire l’abattage rituel juif est une fausse excuse.
C’est un rabbin europĂ©en qui a mis en Ă©vidence cette comparaison, en rappelant que les zoos, Ă©voquant la nĂ©cessitĂ© de faire de la place pour de nouveaux animaux et Ă©viter la consanguinitĂ©, ont tuĂ© quatre lions en bonne santĂ© en dĂ©but de semaine et une girafe le mois dernier.
Ces massacres, qui ont incitĂ© Ă un tollĂ© international, montre que l’interdiction de la shechitah est moins grave que ce que stipule le gouvernement au Danemark.
Le ministre de l’Agriculture du Danemark, Dan Jorgensen, a publiĂ© un nouveau règlement le mois dernier qui rend illĂ©gal l’abattage des animaux sans Ă©tourdissement, posant un problème pour l’abattage rituel juif et musulman. Il dit que l’interdiction a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e suite Ă des considĂ©rations pour le bien-ĂŞtre animal.
Goldschmidt a suggĂ©rĂ© que c’est faux.
«Comme il y a peu ou pas d’abattage religieux au Danemark aujourd’hui, nous ne pouvons que supposer que l’interdiction n’est qu’un moyen de couvrir le dossier le plus lamentable du pays sur le bien-ĂŞtre des animaux (zoos) », a-t-il dit.Â
Le mois dernier, le zoo de Copenhague a fait les manchettes partout dans le monde après avoir tuĂ© un girafon de 18 mois, puis a donnĂ© publiquement sa chair Ă une meute de lions. L’affaire a recentrĂ© l’attention sur la chasse Ă la baleine exĂ©cutĂ©e dans les Ă®les FĂ©roĂ© au Danemark, oĂą chaque annĂ©e des pĂŞcheurs tuent des centaines de baleines sur la plage ou avec des bateaux dans les lagons peu profonds.
« Il semble donc clair que c’est un pays avec beaucoup de travail Ă faire dans ce domaine » concernant le bien-ĂŞtre animal, a dit le rav Goldschmidt , « mais tout ce qu’ils ont rĂ©ussi Ă faire jusqu’Ă prĂ©sent est d’offenser les communautĂ©s de foi. »





