La semaine dernière, au terme d’une saga complexe, le cabinet a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire d’ici au 21 juillet le nombre d’avions-citernes amĂ©ricains stationnĂ©s Ă l’aĂ©roport Ben Gourion Ă 20 appareils, dont une dizaine devant ĂŞtre transfĂ©rĂ©s vers des bases de Tsahal. Ă€ l’approche de l’Ă©chĂ©ance, il apparaĂ®t que les avions-citernes vont pour l’instant rester sur place, et l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire s’y prĂ©pare tout en avertissant que cela pourrait entraĂ®ner des retards et des dĂ©lais.
« Nous sommes au bout de notre capacitĂ© », a dĂ©clarĂ© Ă Globes Sharon Kedmi, directeur gĂ©nĂ©ral de l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire. « Si nous ne voulons pas nuire Ă l’aviation civile, nous n’avons pas la capacitĂ© d’accueillir davantage d’avions amĂ©ricains. »
Un été à plus de 600 vols quotidiens
Selon Kedmi, l’aĂ©roport traverse actuellement le pic de la saison estivale, avec plus de 600 vols par jour et environ 90 000 passagers. « Pour l’instant, nous n’annulons pas de vols, et si nous ne recevons pas d’avions supplĂ©mentaires, nous saurons gĂ©rer ceux qui sont dĂ©jĂ lĂ , mĂŞme si cela entraĂ®ne une surcharge et des retards. Mais Ă partir de jeudi prochain, tout avion amĂ©ricain supplĂ©mentaire qui viendrait s’ajouter aux places de stationnement de Ben Gourion entraĂ®nera nĂ©cessairement des annulations de vols. »
Kedmi prĂ©cise que l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire est en contact avec l’armĂ©e de l’air et les services de sĂ©curitĂ©, tout en restant Ă l’Ă©coute de la ministre des Transports, Miri Regev. « ConformĂ©ment Ă la politique de la ministre des Transports, l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire fait tout son possible pour Ă©viter les annulations de vols. Nous nous poussons jusqu’au bout de nos limites, en exploitant pleinement nos capacitĂ©s et nos ressources, afin de ne pas avoir Ă annuler de vols. »
« Permettre au public de voyager pendant les vacances d’Ă©té »
« Malheureusement, nous sommes rodĂ©s aux questions de guerre, et Ă chaque cycle, nous nous amĂ©liorons. Nous saurons faire face Ă toute difficultĂ©, nous l’avons dĂ©jĂ fait par le passĂ© et nous le referons Ă l’avenir. Ben Gourion est un aĂ©roport civil, et notre mission centrale est d’assurer la continuitĂ© du trafic aĂ©rien et de permettre au public de voyager pendant les vacances d’Ă©tĂ©. »
Sur le fond du dossier, il a Ă©tĂ© rapportĂ© la semaine dernière que les États-Unis avaient dĂ©cidĂ© de geler l’Ă©vacuation des avions-citernes restant Ă Ben Gourion, et que quatre avions-citernes supplĂ©mentaires avaient mĂŞme atterri Ă l’aĂ©roport civil. Ă€ la suite de cela, Sharon Kedmi avait adressĂ© une lettre au directeur gĂ©nĂ©ral du ministère des Transports, MoshĂ© Ben Zaken, dans laquelle il indiquait qu’Ă partir du 23 juillet, une pĂ©nurie de places de stationnement pour avions Ă©tait Ă prĂ©voir, prĂ©cisant que cela « signifie une atteinte Ă environ 50 000 billets d’avion par mois ».
La saga s’est finalement rĂ©solue lorsque les quatre avions-citernes supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©s et que le cabinet a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire d’ici au 21 juillet le nombre d’avions-citernes Ă Ben Gourion. Cela, comme indiquĂ©, ne s’est pour l’instant pas produit, mais l’AutoritĂ© aĂ©roportuaire maintient malgrĂ© tout un fonctionnement relativement normal.
L’article original, signĂ© Alon Perel, a Ă©tĂ© publiĂ© le 21 juillet 2026 sur le site de Globes.
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