Le président de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, le député Ram Ben Barak (Yesh Atid), a rejeté hier soir (mardi) pour la troisième fois une discussion qui devait avoir lieu il y a environ six mois sur la compensation des salaires des terroristes. Le débat a été lancé par la députée Orit Struck (sionisme religieux) en janvier 2022. La demande a été rejointe par les députés Avi Dichter, Amichai Shikli et Moshe Arbel.
Suite Ă l’annonce du rejet, le dĂ©putĂ© Avi Dichter (Likud) a attaquĂ© Ben-Barak et le gouvernement : « Ben-Barak a dĂ©cidĂ© d’annuler le dĂ©bat. Il est clair pour nous que cette abolition vise Ă Ă©viter l’embarras du gouvernement lors de la rĂ©union du comitĂ©, qui est aussi l’instance censĂ©e surveiller les actions du gouvernement. Nous avons des donnĂ©es dramatiques sur le sujet, qui seront rĂ©vĂ©lĂ©es dans les prochains jours », a-t-il menacĂ©.
Struck a fait valoir devant l’assemblĂ©e plĂ©nière de la Knesset que le gouvernement ne respecte pas la loi, qui l’oblige Ă dĂ©duire de l’argent des impĂ´ts qu’il transfère Ă l’AutoritĂ© palestinienne, un montant Ă©gal Ă toutes les allocations terroristes qu’il verse aux terroristes ou aux membres de familles terroristes.
Le dĂ©bat en plĂ©nière a eu lieu en janvier, puis a Ă©tĂ© approuvĂ© pour discussion immĂ©diate au sein de la commission des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense de la Knesset. En pratique, la première date fixĂ©e par la direction du comitĂ© Ă©tait le 14 mars. Alors que la date approchait, Struck a Ă©tĂ© informĂ© par la direction du comitĂ© qu’il ne pouvait pas avoir lieu pendant les vacances de la Knesset, et qu’il devait donc avoir lieu la nuit dernière. Mais hier soir, la direction du comitĂ© a indiquĂ© Ă Struck qu’un nouveau report avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©. A ce stade, aucune nouvelle date n’a Ă©tĂ© fixĂ©e pour discuter de la question. Struck a mĂŞme laissĂ© entendre rĂ©cemment que le système « cherchait des excuses » pour reporter les discussions sur la question sensible.
Dans les questions prĂ©liminaires que Struk a transmises Ă Ben-Barak, elle a exigĂ© de savoir, entre autres, quel est le montant exact et complet de l’argent qui a Ă©tĂ© gelĂ© par IsraĂ«l Ă ce jour et a Ă©galement exigĂ© des dĂ©tails complets sur les « prĂŞts » que le ministre de la DĂ©fense Bnei Gantz a accordĂ©s Ă l’AutoritĂ© palestinienne, mais on ne sait pas sous quelle autoritĂ© il l’a fait. « De quelle source budgĂ©taire les fonds ont-ils Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă l’autoritĂ© prĂ©levĂ©e et par quelle autoritĂ© lĂ©gale ? » Struck a Ă©crit dans un document prĂ©liminaire, qu’elle a transmis Ă Ben Barak.
Cependant, le prĂ©sident de la commission Ă©lude la discussion. Il convient de noter que le gouvernement prend des mesures supplĂ©mentaires pour cacher le soutien Ă©conomique qu’il transfère Ă l’AutoritĂ© Palestinienne.
De plus, le Premier ministre Naftali Bennett s’est abstenu pendant cinq mois de porter au cabinet le rapport de l’establishment de la dĂ©fense sur le volume des salaires des terroristes pour 2021. En consĂ©quence, les sommes ne sont pas compensĂ©es.
Struck a dĂ©clarĂ© Ă Israel Today qu’« au milieu d’une vague de terrorisme, l’État d’IsraĂ«l verse des salaires Ă ses assassins, et personne au sein du gouvernement ne pointe le doigt pour arrĂŞter cette horreur. »
« Cela se fait en violation totale de la loi, de la morale et des besoins de sĂ©curitĂ© de l’État d’IsraĂ«l. Le ministre du renseignement, qui a promulguĂ© cette loi, essaie de ne pas savoir ce qui se passe sous son nez. Le ministre des finances, qui condamne solennellement Abu Mazen, lui remet l’argent et signe les chèques pour les terroristes.
La commission des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense a rĂ©pondu : « L’audience prĂ©vue a Ă©tĂ© reportĂ©e en raison d’un programme urgent du prĂ©sident de la commission, qui est apparu hier soir. Le secrĂ©tariat du comitĂ© n’a pas encore fixĂ© de nouvelle date, et quand elle sera fixĂ©e, nous mettrons Ă jour. »






