Le nouveau gouverneur de Damas, Maher Marwan, a dĂ©clarĂ© dans une interview pour la radio amĂ©ricaine NPR que la Syrie souhaite la paix avec IsraĂ«l. Ces dĂ©clarations interviennent près de trois semaines après la chute rapide du rĂ©gime d’Assad, renversĂ© par les forces rebelles.
« Nous ne voulons pas être des ennemis d’Israël »
Dans son entretien, Maher Marwan, nommé gouverneur par le chef des rebelles, Al-Julani, a affirmé :
« Nous voulons la paix et ne pouvons pas être des ennemis ou des opposants à Israël. »
Marwan a ajoutĂ© qu’il comprenait les inquiĂ©tudes sĂ©curitaires d’IsraĂ«l :
« Peut-ĂŞtre qu’IsraĂ«l a ressenti de la peur, ce qui a conduit Ă des frappes et des incursions le long de la frontière. Mais nous n’avons aucune peur d’IsraĂ«l et notre problème ne rĂ©side pas avec eux. »
Le gouverneur a précisé que son gouvernement n’a aucune intention de menacer la sécurité d’Israël ou d’autres nations :
« Le peuple syrien aspire à la coexistence et à la paix, pas aux conflits. »
Un message transmis via les États-Unis
Selon un responsable américain, le nouveau gouvernement syrien a transmis ce message de détente à Israël. Cependant, il a été souligné que les États-Unis n’ont pas encouragé la normalisation des relations entre Israël et le nouveau régime syrien.
La position d’Israël
Dans une déclaration récente, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a clarifié les conditions de toute coopération avec la nouvelle administration syrienne :
« Nous voulons des relations pacifiques avec le nouveau rĂ©gime syrien. Toutefois, si celui-ci permet Ă l’Iran de revenir en Syrie, transfère des armes au Hezbollah, ou attaque IsraĂ«l, nous rĂ©agirons avec force et leur ferons payer un lourd tribut. »
Netanyahou a ajouté :
« Nous n’avons pas l’intention de nous ingĂ©rer dans les affaires intĂ©rieures de la Syrie, mais nous ferons tout ce qui est nĂ©cessaire pour garantir notre sĂ©curitĂ©. »
Il a Ă©galement confirmĂ© avoir autorisĂ© l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne Ă dĂ©truire des infrastructures stratĂ©giques syriennes laissĂ©es par le rĂ©gime Assad, afin d’empĂŞcher leur exploitation par des groupes djihadistes.
Ces propos marquent un tournant dans les relations israélo-syriennes, avec un nouvel acteur politique en Syrie qui semble ouvert à une réduction des tensions et à la construction d’une coexistence pacifique. Reste à voir comment ces déclarations seront traduites en actes dans les mois à venir.





