Le groupe islamiste derrière les attaques antisémites en Europe — une menace coordonnée

Pendant que les regards sont fixés sur Téhéran et Tel Aviv, une autre guerre se mène en Europe. Discrète, diffuse, mais organisée. Depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février 2026, des communautés juives de plusieurs pays européens ont été ciblées par une vague d’incidents antisémites qui ne doit rien au hasard. Derrière plusieurs de ces attaques, les services de renseignement européens et les organisations de veille communautaire ont identifié une organisation islamiste transnationale dont le nom commence à circuler dans les chancelleries : Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya.

Le groupe baptisé Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya est responsable de plusieurs attaques antisémites qui ont eu lieu ces dernières semaines à Liège, Rotterdam, Amsterdam et en Grèce. Quatre pays. Quatre villes. Une seule organisation. Ce n’est pas de la spontanéité. Ce n’est pas la réaction émotionnelle de quelques individus indignés par les actualités. C’est une opération coordonnée, planifiée, exécutée simultanément dans plusieurs pays européens pendant une fenêtre de temps précise — celle de la guerre contre l’Iran.

La géographie de ces attaques est elle-même révélatrice. Liège en Belgique, Rotterdam et Amsterdam aux Pays-Bas, une ville grecque non précisée. Des pays qui n’ont aucun lien direct avec le conflit israélo-iranien. Des villes qui abritent des communautés juives actives, visibles, identifiables. Le choix de ces cibles n’est pas aléatoire — il s’inscrit dans une stratégie de terrorisation des Juifs européens qui vise à faire payer à la diaspora le prix de la politique israélienne. Un mécanisme de punition collective que le droit international condamne mais que personne, en Europe, ne semble en mesure d’arrêter efficacement.

Ce groupe s’inscrit dans une constellation plus large de mouvements islamistes qui opèrent en Europe en exploitant les fenêtres ouvertes par les conflits au Moyen-Orient. Chaque guerre israélienne — Gaza en 2014, 2021, 2023, et maintenant l’Iran en 2026 — est une occasion saisie pour activer des cellules dormantes, mobiliser des sympathisants, frapper des cibles juives sous couvert de protestation politique. La distinction entre antisémitisme et antisionisme, que certains défenseurs de ces mouvements invoquent constamment, s’efface complètement quand les victimes sont des Juifs européens qui n’ont rien à voir avec la politique de Jérusalem.

Le Centre de recherche sur l’antisémitisme de CAM signale une recrudescence des contenus antisémites en ligne, notamment des publications sur les réseaux sociaux soutenant publiquement les attaques iraniennes contre Israël. Wikipedia Ces contenus ne restent pas en ligne. Ils inspirent, ils mobilisent, ils légitiment le passage à l’acte. La chaîne entre la haine numérique et la violence physique est courte — et Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya en est la démonstration la plus récente et la plus documentée.

Pour les Juifs de France, cette information a une résonance immédiate. La France est le pays européen qui compte la plus grande communauté juive — et qui enregistre régulièrement le plus grand nombre d’actes antisémites du continent. L’existence d’un groupe islamiste structuré, capable de mener des opérations coordonnées à Liège, Rotterdam et Amsterdam, pose une question directe aux autorités françaises : ce groupe est-il actif en France ? A-t-il des cellules, des sympathisants, des cibles identifiées sur le territoire français ? Les réponses à ces questions ne sont pas publiques. Mais la question, elle, est légitime et urgente.

Ce qui est certain, c’est que la menace n’est pas théorique. Elle frappe en ce moment même, en Europe occidentale, des Juifs ordinaires dans leur vie quotidienne. Et pendant que les gouvernements européens débattent de politique étrangère au sujet de la guerre en Iran, les Juifs d’Amsterdam et de Rotterdam comptent leurs blessés. L’antisémitisme en Europe n’a pas attendu cette guerre pour exister. Mais cette guerre lui a donné un carburant supplémentaire — et une organisation pour le transformer en violence.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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