Le haut reprĂ©sentant de l’Union europĂ©enne (UE), Josep Borrell, a refusĂ© la demande de rencontre de Yossi Dagan, chef du Conseil rĂ©gional de Samarie, de se rĂ©unir pour discuter des plans d’IsraĂ«l de dĂ©clarer sa souverainetĂ© sur certaines parties de la JudĂ©e et de la Samarie.
Dagan a proposĂ© de rencontrer Borrell «quand et oĂą il a choisi» pour expliquer «l’autre cĂ´tĂ© du conflit». Cependant, après plusieurs mois, le ministre des Affaires Ă©trangères de l’UE a rĂ©pondu en refusant de le rencontrer.
Le refus de Borrell « amène l’hypocrisie de l’UE Ă son paroxysme », a dĂ©clarĂ© lundi Dagan.
« L’UE juge opportun de se rĂ©unir et de prendre des dĂ©cisions sur la JudĂ©e-Samarie, mais refuse de rencontrer les reprĂ©sentants des rĂ©sidents qui seront les premiers Ă ĂŞtre affectĂ©s par ces dĂ©cisions », a-t-il accusĂ©.
« C’est de l’hypocrisie et une preuve durable que l’Union europĂ©enne est peinte d’une seule couleur et ses opinions sont formulĂ©es sans entendre les deux cĂ´tĂ©s », a dĂ©clarĂ© Dagan, tout en appelant Ă nouveau Borrell à « changer sa dĂ©cision » et « à entendre le cĂ´tĂ© des Arabes en La JudĂ©e-Samarie et les juifs qui veulent vivre cĂ´te Ă cĂ´te sans l’intervention de l’UE. »
Borrell a menacĂ© IsraĂ«l d’une action diplomatique suite au souhait annoncĂ© par le nouveau gouvernement de dĂ©clarer sa souverainetĂ© dans certaines parties de la JudĂ©e et de la Samarie.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le leader bleu et blanc Benny Gantz ont mis en place un nouveau gouvernement et ont convenu d’aller de l’avant avec l’annexion de parties de la JudĂ©e et de la Samarie, comme dĂ©limitĂ© dans le plan de paix amĂ©ricain Deal of the Century dĂ©voilĂ© par le prĂ©sident Donald Trump.
Borrell a dĂ©clarĂ© en avril que l’UE « ne reconnaĂ®t pas la souverainetĂ© israĂ©lienne » sur ce qu’il a dĂ©crit comme « la Cisjordanie occupĂ©e », et que l’UE « rĂ©affirme que toute annexion constituerait une grave violation du droit international ».
« L’Union europĂ©enne continuera de suivre de près la situation et ses implications plus larges et agira en consĂ©quence », a-t-il dĂ©clarĂ© de façon inquiĂ©tante.
Les ministres des Affaires Ă©trangères du bloc de 27 membres se sont rĂ©unis en mai pour discuter d’une Ă©ventuelle action de l’UE contre IsraĂ«l si elle allait de l’avant avec sa dĂ©claration de souverainetĂ© en JudĂ©e-Samarie.
Borrell et d’autres pays auraient prĂ©conisĂ© des sanctions contre IsraĂ«l, tandis que d’autres pays plus proches d’IsraĂ«l s’opposent Ă de telles mesures. L’UE doit voter Ă l’unanimitĂ© sur une action aussi sĂ©vère.




